De la caricature censurée (3)

25 03 2007

La violence terroriste est-elle inhérente à l’islam ?

Ma réponse est OUI et NON. Tout dépend de quel « islam » on parle !

Premièrement, si on parle de l’islam tel qu’il se définit dans le Coran et dans les Livres révélés, ma réponse est NON. La violence n’est pas inhérente à cet islam. Puisque cet islam même se définit essentiellement comme antidote à toute forme de violence et donc comme solution pacifique dont bénéficie, et bénéficiera, tout un chacun. Et ce, quelque soit sa religion, son sexe, son statut social et son ethnie.

Le Coran, à l’image des autres Livres révélés et les sagesses philosophiques qui ont traversé le temps et l’espace, prêche le dialogue, le pardon, la miséricorde, la rencontre, la liberté de conscience, de pensée et d’expression, le partage, la solidarité, la fraternité, l’esprit de médiation et non pas celui du conflit,… (À suivre sur ce blog un article qui détaillera cela). Et pour prendre un exemple qui est celui de la liberté de conscience, de pensée et d’expression, le Coran nous dit :

Dieu dit : « Point de contrainte en religion maintenant que la vérité se distingue nettement de l’erreur » (sourate 2 – 256).

 

Dieu dit : « Et si ton Seigneur l’avait voulu, tout ceux et celles peuplant la Terre auraient sans exception embrassé Sa foi ! Est-ce à toi de contraindre les gens à devenir croyants ? » (Jonas – 99).

 

Dieu dit : « Quiconque choisit la bonne voie le fera à son propre avantage et quiconque préfère l’égarement le fera à son propre détriment car tu- en s’adressant au Prophète- n’es point pour eux un répondant » (Les groupes – 41).

 

Dieu dit : « Dis : la Vérité émane de votre Seigneur, Croira qui voudra et niera qui voudra ! » (La Caverne – 29).

 

Dieu dit : « Nous savons fort bien ce que disent les gens, mais tu n’as pas mission d’exercer sur eux une quelconque contrainte, contente-toi d’avertir, par ce Coran, ceux qui redoutent la menace de Mes rigueurs » (Qäf – 45).

 

Dieu dit : « Rappelle-leur tout cela ! Car ton rôle se limite à le leur rappeler et tu n’as sur eux aucune autorité » (L’Epreuve universelle – 21 et 22).

 

Deuxièmement, si on parle d’un autre islam qui est celui desdits Hadiths (qui sont l’ensemble des réflexions et citations écrites par des compilateurs après environ deux siècles de la mort du prophète ! Et qui sont attribués, souvent mensongèrement, au prophète puisque ces citations s’opposent et contredisent le texte coranique à plusieurs niveaux) Je dis OUI, la violence est, de ce point de vue, inhérente à cet islam. Qui a fait volte face sur l’ensemble des principes et valeurs que les révélations successives ont venu rétablir et promouvoir.

Je reprends le même exemple, à savoir celui de la liberté de conscience, de pensée et d’expression. A ce sujet « l’islam des Hadiths » nous dit :

- D’après Abdallah le fils de Omar, l’Envoyé de Dieu a dit: «Il m’a été ordonné de combattre les hommes jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’est d’autre divinité qu’Allah, et que Mohammed est Son Envoyé, qu’ils accomplissent la prière rituelle, qu’ils acquittent la Zakat. S’ils exécutent ces choses, ils seront, à mon égard, garantis quant à leurs personnes et à leurs richesses, à moins qu’ils ne transgressent la loi de l’Islâm, mais Dieu règlera le compte de leurs intentions vraies ».

- D’après Abdallah le fils de Abbâs, l’Envoyé de Dieu a dit : « Quiconque change sa religion, tuez-le (Rapporté par tous les compilateurs de hadiths sauf Mouslim).

- D’après Abdallah le fils de Massoud, l’Envoyé de Dieu a dit : « Le sang d’un Musulman qui atteste qu’il n’y a de dieu que Dieu et que je suis le Messager de Dieu est illicite sauf dans trois cas : l’homicide volontaire, le fornicateur qui a déjà connu le mariage et l’apostat qui abandonne la Communauté. » (Rapporté par l’ensemble des compilateurs de hadiths).

Cet « islam des Hadiths » traduit fidèlement, non seulement ce que dénoncent les caricatures en question, mais aussi ce que voulait dire le Pape Benoît XVI quand il a cité une partie du dialogue que le docte empereur byzantin Manuel II Paléologue entretint avec un Persan cultivé sur le christianisme et l’islam et sur la vérité de chacun d’eux, dans son fameux discours controversé à l’Université de Ratisbonne le 12 septembre 2006.

Pour le rappel, l’empereur byzantin avait dit en s’adressant à l’intellectuel persan : « Montre-moi donc ce que Mahomet a apporté de nouveau, et tu y trouveras seulement des choses mauvaises et inhumaines, comme son mandat de diffuser par l’épée la foi qu’il prêchait ».

Les Hadiths cités ci-dessus traduisent fidèlement cet esprit. Mais ce que je trouve à la fois incompréhensible et inacceptable, c’est l’attitude d’un certain nombre de « musulmans » qui défendent corps et âme ces textes et qui les sacralisent sans vouloir pour autant, assumer leurs contenus violents, ou revoir ces contenus à la lumière du Coran !

En effet, ce ne sont ni les caricatures ni le Pape Benoît XVI qui créent l’amalgame entre le terrorisme et l’islam. Ce sont plutôt des textes de ce genre, qui alimentent des pratiques terroristes un peu partout dans le monde. Et l’amalgame restera toujours d’actualité, tant que les « musulmans » refusent de les remettre en question, continuent de les considérer comme deuxième source sacrée et fondamentale de l’islam, et ferment les yeux sur les contradictions qui opposent les Hadiths au texte coranique.

Troisièmement, si on parle maintenant des différentes représentations politiques de l’islam à travers l’histoire et la géographie. J’ose confirmer avec certitude et chiffres à l’appui, que les violences sont inhérentes à l’idéologie dite « islam politique » sous toutes ses variantes passées ou présentes, du régime des Talibans jusqu’aux régimes gouvernés totalement ou partiellement par « les frères musulmans » tout en passant par les politiques des Mollahs de l’Iran.

Ces régimes conjuguent parfaitement la volonté acharnée de s’accaparer de tous les pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires en maintenant sous la menace violente l’ensemble des bonnes volontés qui n’espèrent, et qui n’espéraient, qu’une chose : le changement profond, structurel et pacifique des modes de vie, des systèmes éducatifs et des institutions. Pour vivre enfin, un islam tolérant, humain, ouvert et égalitaire.

En prenant le même exemple de la liberté de conscience, de pensée et d’expression, les différentes représentations de « l’islam politique » témoignent, à des degrés similaires, d’une violence effrayante. En citant des exemples qui relèvent d’une réalité réelle, j’aimerai rendre hommage à toutes les victimes des régimes politico-religieux.

Un hommage qui ne signifie pas forcément mon adhésion aux différentes idées que ces personnes ont voulu exprimer mais plutôt mon indignation profonde d’utiliser le nom de Dieu pour justifier le totalitarisme islamiste et le terrorisme intellectuel dont voici quelques victimes:

On se rappelle de la pendaison à Khartoum de l’intellectuel soudanais Mahmoud Mohammed Taha, en Janvier 1985, à plus de 80 ans qui avait écrit un livre « Un islam à vocation libératrice » sur l’histoire de l’islam où il défendait l’idée de séparation du politique et du religieux. Et dans lequel disait que le message spirituel du prophète, tel qu’il fut révélé à La Mecque, est universel, mais que toute la construction juridique élaborée à côté, dans un contexte historique précis, n’était plus en phase avec la vie des musulmans aujourd’hui.

On se rappelle de l’assassinat de l’intellectuel Farag Foda par des islamistes en juin 1992, après avoir publié son livre « La vérité absente », et après que le cheikh de la mosquée d’Al-Azhar au Caire l’a déclaré quelques jours auparavant « apostat ». Al-Azhar, six mois après, a ordonné : « au nom de l’islam, religion de l’État », les œuvres de Foda, rééditées en hommage, sont interdites et saisies !

On se rappelle du grand romancier Nagib Mahfouz, Prix Nobel de littérature en 1988, qui a été poignardé au Caire par un membre de Al Djamaa Al-Islamiya. Et qui a subit, bien avant cet événement dramatique en 1959, puis en 1988, la censure de ses romans par l’université Al-Azhar. Aujourd’hui même l’Arabie Saoudite censurent toute sa littérature.

On se rappelle du poète saoudien Sadiq Melallah qui a été décapité au sabre le 3 septembre 1992 sur la grande place de la ville de Qatif. Son délit : blasphème et abjuration. D’autres saoudiens subissent la torture à cause de leurs opinions, comme l’enseignant Mohammed al-Harbi, qui a été condamné à 750 coups de fouet, trois ans et quatre mois de prison, pour « atteinte à l’intégrité de l’islam ». On peut citer aussi Mohammed Al-Souheimi qui a été condamné à 300 coups de fouet, trois ans de prison et l’interdiction d’exercer pour « apostasie ». Ou aussi l’exemple de Wajeha Huaider, active dans la lutte pour les droits des l’homme, qui s’est faite arrêté le 4 août 2006 en portant une banderole appelant à donner plus de droits à la femme saoudienne.

La liste est encore longue ! Mais l’objectif est simplement de montrer que ces violences faites au nom de Dieu en s’attaquant à des gens pacifiques pour leur faire taire, ne peuvent pas être inhérente à ce que j’appelle « l’islam coranique » ou « l’islam des prophètes » mais ils sont l’œuvre terroriste de « l’islam politique ».Conclusion : Le CFCM et ses composantes peuvent continuer dans cette logique victimaire qui ne fera qu’accentuer les violences faites au nom de Dieu. Ils peuvent aussi crier à chaque fois au complot et à « l’islamophobie ambiante ». Le CFCM deviendrait donc et avec le temps « Centre Français de la Censure Meurtrière » et cesserait d’être le  » Conseil Français du Culte Musulman ».Pour éviter cette dérive réelle et menaçante, il est temps de redéfinir ce que les uns et les autres appellent « l’islam » ou encore « l’islam de France ». Et si « l’islamophie » est condamnable sans appel, sont condamnables aussi toutes les « phobies » islamistes, qui veulent entretenir le statu quo et qui prennent comme cibles non seulement les femmes, les adolescents, les « non musulmans », les homosexuels mais aussi les intellectuels, les artistes, les cinéastes et les caricaturistes.

 


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9 réponses à “De la caricature censurée (3)”

  1. 27 03 2007
    Anonyme (18:28:57) :

    Salem Alikoum
    Je vous ecris pour parler sur le théme du térorisme.
    Je trouve que le terrorisme ne doit pas exister en islam.
    L’Islam signifi paix!
    Et en eyant le comportement térroriste on ne respecte pas la paix.
    En islam il faut savoir vivre ensemble, être tolérant c’est à dire accépté l’autre comme il est.

    Par exemple le probléme de la palestine pourquoi il ne peuvent pas se partager les terrain??? Parce que ce son des juif?

    C’est pas parce que ce sont des juifs qu’il faut les virer se sont des être humains.

    Salem

  2. 27 03 2007
    mlouizi (19:52:56) :

    Salam,

    Oui « l’islam coranique », celui des prophètes et messagers et des autres révélations, est porteur de cette âme qui est la paix entre humains.

    Par rapport à la question palestinienne, je suis d’accord avec vous, il faut trouver une solution juste et pacifique qui arrêtera cette spirale de la violence et de la vengeance.

    D’un côté comme de l’autre, et malgré les violences justifiées assez souvant par l’identité religieuse (meurtrière) et par la posture victimaire, je pense qu’il doit y avoir une solution qui mettra fin à ce conflit !

    Et cela, à condition que tout un chacun fasse de son mieux pour rendre audible la voix de la paix qui reste pour l’instant chevauché par les bruits des chars d’un côté et le bruit des explosions suicidaires de l’autre côté!

    Fraternellement, Mohamed

  3. 30 03 2007
    Anonyme (22:36:59) :

    Salem Alaykoum

    Je suis d’accord avec vous.
    La religion islamique est trop mal compris, à cause de ces hadiths venant de je ne sais ou.
    Je pense que les hadith on divisé la communauté musulmane,
    si tous le monde aurait suivi le coran on aurait tous le méme point de vue, et il y aurait pas eu tous ces conflis. Par exemple: sunite, chiîte,soufisme, salafisme, tous cela suivent les hadith qui semble meilleur pour eux. Les sounite vont suivre al boukhari al mouslim. Les salafismes, Al abani, ect ect.

    Si tous le monde aurait suivit le coran il y aurait eu une paix total, en plus dans les hadith il y a beaucoup de divegence. alors que le coran y a que une seule parole celle d’allah swt.

    Aprés on vient parler des juif et des chretiens et ces normal qu’ils sont unis parce qu’il suivent tous le méme livre sacré.

    Bon bref, ses énérvant tous ces violence inutile, on pourrait vivre ensemble, partager, être tolérant c’est sa l’islam est le juste milieu!!!!

    salam,

  4. 31 03 2007
    Anonyme (12:46:25) :

    Salam,

    Au sujet de l’arabie asaoudite, je trouve que c’est un pays de dictature. Il se prennent pour des Dieux, ils se permettent de juger sans se juger eux mêmes. Ils se permettent de lapider des personnes en erreures, alors que Dieu est miséricordieu.Qui ils sont pour pouvoir tué une personne pour avoir commis une erreur et même si c’est pas une erreure Dieu n’a pas besoin de nous pour pouvoir juger cette personne. pour la personne Ils se permettent de dire qu’ils sont dans le juste milieu alors qu’ils sont dans l’exé.

    Je trouve trés triste un tel comportement, nous devons vivre sans s’entretuer. Une personne fait une erreure on est dans le devoir de lui faire Nasiha et non de le lapider. Qu’elle que soit sa faute on doit être capable de pardonner comme Dieu nous pardonne.On ne sait pas et on ne peut pas se permettre de dire qui ira au paradi et enfer.

    Qu’Allah nous guide Amine!!

    Salem,

  5. 19 06 2007
    anonyme59 (16:50:44) :

    Bonjour,
    vous dîtes que Dieu a donné à l’être humain la liberté de choisir sa religion ou aucune d’ailleurs pour le rendre responsable. Si c’était vrai, pourquoi moi qui choisirai d’être athé devrai-je entrer en enfer et en plus pour l’éternité. j’ai chosi de ne pas croire, et pour ça je devrai le payer. j’essaie juste de comprendre, de l’extérieur on te dit que tu as la liberté de choisir de croire ou de ne pas croire mais attention si tu fais le mauvais choix (c-à-d de ne pas croire en Dieu ou chosir une autre religion que l’islam) tu devras le payer en allant en enfer et pour l’éternité!!!
    c’est ça le choix.

  6. 19 06 2007
    anonyme59 (18:19:25) :

    C’est encore moi Anonyme59,
    Vous disiez que « le Coran, à l’image des autres Livres révélés et les sagesses philosophiques qui ont traversé le temps et l’espace, prêche le dialogue, le pardon, la miséricorde, la rencontre, la liberté de conscience, de pensée et d’expression, le partage, la solidarité, la fraternité, l’esprit de médiation et non pas celui du conflit,…
    J’ai chosi pour vous quelques passages du coran qui vous contredisent. J’aimerai avoir quelques explications si vous le permettez.
    [Coran 2:191] Et tuez-les, où que vous les rencontriez; et chassez-les d’où ils
    vous ont chassés : l’association est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez pas près de la mosquée sacrée avant qu’ils ne vous y aient combattus. S’ils vous y combattent, tuez-les donc. Telle est la rétribution des mécréants.
    [Coran 4:89] Ils aimeraient vous voir mécréants comme ils ont mécru : alors
    vous seriez tous égaux ! Ne prenez donc pas d’alliés parmi eux, jusqu’à ce qu’ils émigrent dans le sentier d’Allah. Mais s’ils tournent le dos, saisissez-les alors, et tuez-les où que vous les trouviez ; et ne prenez parmi eux ni allié ni secoureur.
    [Coran 5:33] La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l’ignominie ici-bas ; et dans l’au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment.
    [Coran 4:91] Vous en trouverez d’autres qui cherchent à avoir votre confiance, et en même temps la confiance de leur propre tribu. Toutes les fois qu’on les pousse vers l’association (l’idolâtrie) ils y retombent en masse. (Par conséquent,) s’ils ne restent pas neutres à votre égard, ne vous offrent pas la paix et ne retiennent pas leurs mains (de vous combattre), alors, saisissez-les et tuez-les où que vous les trouviez. Contre ceux-ci, Nous vous avons donné une autorité manifeste.
    [Coran 8:12] Et ton Seigneur révéla aux anges: « Je suis avec vous : affermissez
    donc les Croyants. Je vais jeter l’effroi dans les coeurs des mécréants.
    Frappez donc au-dessus des cous (décapitation) et frappez-les sur tous les
    bouts des doigts.
    [Coran 8:17] Ce n’est pas vous qui les avez tués : mais c’est Allah qui les a
    tués. Et lorsque tu lançais (une poignée de terre), ce n’est pas toi qui lançais :
    mais c’est Allah qui lançait, et ce pour éprouver les croyants d’une belle épreuve de Sa part ! Allah est Audient et Omniscient. Autrement dit c’est l’absolution par avance pour un meurtrier pour peu qu’il tue un infidèle au nom d’Allah.
    [Coran 9:5] Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que
    vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salât et acquittent la Zakát, alors laissez-leur la voie libre, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux.
    [Coran 17:33] Et, sauf en droit, ne tuez point la vie qu’Allah a rendu sacrée.
    Quiconque est tué injustement, alors Nous avons donné pouvoir à son proche
    [parent]. Que celui-ci ne commette pas d’excès dans le meurtre, car il est déjà
    assisté (par la loi). Donc selon le Coran il existe des raisons tout à fait valables, conformes au droit, de tuer.
    [Coran 33:61] Ce sont des maudits. Où qu’on les trouve, ils seront pris et tués
    impitoyablement.
    [Coran 47:4] Lorsque vous rencontrez (au combat) ceux qui ont mécru,
    frappez-en les cous (décapitation). Puis, quand vous les avez dominés, enchaînez-les solidement. Ensuite, c’est soit la libération gratuite, soit la rançon, jusqu’à ce que la guerre dépose ses fardeaux. Il en est ainsi, car si Allah voulait, Il se vengerait Lui-même contre eux, mais c’est pour vous éprouver les uns par les autres. Et ceux qui seront tués dans le chemin d’Allah, Il ne rendra jamais vaines leurs actions.

    Haine contre les Juifs, les Chrétiens et les infidèles:

    [Coran 5:51] Ô les croyants! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les
    Chrétiens ; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes.
    [Coran 9:30] Les Juifs disent : « Uzayr est fils d’Allah » et les Chrétiens disent :
    « Le Christ est fils d’Allah ». Telle est leur parole provenant de leurs bouches.
    Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu’Allah les anéantisse ! Comment s’écartent-ils (de la vérité) ?
    [Coran 5:14] Et de ceux qui disent: « Nous sommes Chrétiens », Nous avons
    pris leur engagement. Mais ils ont oublié une partie de ce qui leur a été rappelé.Nous avons donc suscité entre eux l’inimitié et la haine jusqu’au Jour de la Résurrection. Et Allah les informera de ce qu’ils faisaient.

  7. 22 06 2007
    mlouizi (00:15:55) :

    Cher Anonyme59,

    Vous posez des questions très pertinentes sur la liberté de conscience, de croyance et bien sur d’autres sujets qui peuvent paraitre en parfaite contradiction avec l’esprit de miséricorde et de paix du Coran entre autres.

    Concernant la liberté de croire ou de ne pas croire, elle relève du rapport avec la transcendance et du domaine de la foi. Qui dit la foi dit aussi le monde invisible et insaisissable mais un monde qui, pour moi, se révèle et qui s’offre généreusement à la conscience des gens à travers la méditation dans les
    signes et dens le sens des choses. Je dis cela, pour expliquer qu’avant que je me pose la question de croire ou de ne pas croire, je me suis posé d’autres questions du genre: En quoi croire ? et pourquoi croire ? Car si on ne répond pas à cette questionnement primordiaux, je ne vois pas d’intérêt de croire ou de ne pas croire après tout, l’essentiel n’a pas été résolu !

    En ce qui me concerne, je crois en l’existence de Dieu, je crois en son oeuvre créateur, je crois en sa miséricorde, je crois en sa grandeur… et de ce fait là, je suis admirateur de la liberté de conscience qu’il m’a offert, et je trouve tout à fait normal qu’à l’issu de chaque choix responsable il doit y avoir une responsabilité à assumer, sinon, on ne peut parler de choix !

    Dieu me dit dans le Coran qu’il y a des choix à faire dans cette vie, des choix de tout genre, et en ce qui concerne le domaine de la foi, il m’explique plus ou moins les conséquences de mes choix: si je crois en Dieu + je fais le bien et je crois au jugement dernier, Il m’informe que ce choix là m’apportera le bonheur dans ma vie d’ici-bas comme dans l’au-delà.

    Et en même temps, il m’explique que si je fais le mal et je répands la corruption sur Terre en niant au passage toute raison d’être de la vie, tout jugement dernier et en se comportant comme irresponsable et comme malfaiteur, il me dit que ce choix-là est payant, au minimum je suis prévenu, après je fais ce que je veux ! Mais j’assume pleinement mes choix ! Je trouve qu’il s’agit là d’une pédagogie en faveur du bien et non pas d’injustice, l’injustice s’est plutôt d’imposer au gens et de ne pas leur laisser le libre arbitre et en plus de cela de les punir à cause des choses qu’ils n’ont pas choisi en âme et conscience ! Après tout c’est mon avis personnel sur cette question !

    Concernant les versets que vous avez cité pour montrer qu’il y a contradiction au sein du Coran, et de ce fait, le Coran ne peut pas être considéré comme Livre de paix, de tolérance, de pardon… Je dis simplement que ce que vous faites en isolant les versets de cette façon -couper et coller- de leur contexte linguistique et de leurs contextes historiques ne fait que fausser la lecture à mon sens.

    Pour moi, il faut lire ces versets dans le corpus coranique dans son ensemble et/ou au minimum de l’ensemble la Sourate, pour répondre à des questions toutes simples et pourtant très importantes du genre: Quelle est la place de ce verset dans la sourate ? Dans le Coran ? Quelles sont les introductions de chaque verset ? Quelle est la suite ? Dieu s’adresse à qui au juste ? Pourquoi Dieu a dit cela ? S’agit-il d’une recommandation absolu ou d’une mesure d’établissement de la justice bafouée, à l’époque ? Ce verset a-t-il une validité absolue ou plutôt il est limité eu égard son contenu d’un cadre spatiotemporel bien déterminé ? Quel moralité dois-je tiré de ce verset ? ….

    Couper les versets de cette façon n’a pas de sens pour moi et n’aide pas à mieux appréhender et comprendre la visé du texte. En plus il faut intégrer dans la lecture le côté historique « Historicité du texte », il y a des choses qui était tout à fait acceptable à l’époque de la révélation et qui ne choquait pas la sensibilité des gens, qui était aussi pratiqué et monnaie courante partout et non seulement dans la société du prophète, comme l’acte de tuer pour une raison X ou Y ! Le Coran de ce point de vue est précurseur, puisque à cette époque même il a lance des signaux et des directives clairs pour que l’acte de tuer pour n’importe quelle raison ne soit plus tolérable et qu’il faudrai des à présent protéger la vie des gens ! Ce que je retiens, c’est que le Coran a éradiqué relativement la barbarie à l’époque et a laissé l’évolution des moeurs continuer son chemin !

    En résumé, dans le Coran il y a bien des choses qui étaient valable à une époque et qui ne les sont pas aujourd’hui ! Mais il y a un esprit global qui transcende le temps et l’espace et qui est de l’ordre de l’universel partagé par toute l’humanité ! L’essentiel pour moi est de vivre cet esprit là où je suis et de renvoyer les choses de l’histoire à l’histoire et les choses de la géographie à la géographie !

    Fraternellement, Mohamed.

  8. 21 05 2008
    Nadia (19:45:36) :

    salam ‘aleikoum Monsieur Louizi,

    Voici un article intéressant sur les caricatures. Il me semble que l’auteur de l’article et vous-même vous rejoignez sur les grandes lignes.

    corrigez-moi si je me trompe.

    http://www.geocities.com/actpol/V20RiviereCaricatures.html

    salam

  9. 21 05 2008
    mlouizi (20:45:39) :

    Salam Nadia,

    Oui l’approche de l’auteur de cet article et mon approche se rejoignent sur l’essentiel. En effet, « nous » – ce « nous » communautaire – sommes non seulement nos propres caricaturistes mais aussi et surtout « nous » sommes nos propres caricatures.

    Oui, je partage tout à fait l’idée de l’auteur qui nous appellent à ne pas céder face à la peur de l’islamisme et cela commence par engager une parole publique responsable qui ne s’arrête pas au niveau de la condamnation occasionnelle mais qui s’inscrit dans un long processus de lutte de l’intérieur avec rigueur, courage et constance. L’islamisme, à l’image de toutes les idéologies qui ont marqué leur temps est voué à la disparition non pas à cause des pressions exercées de l’extérieur mais simplement parce qu’il engendre son autodestruction et en partie à travers la caricature grossière qu’il s’autodessine, malheureusement, par le sang et les larmes des pauvres inocents en Algérie et aujourd’hui à travers les 4 coins du Monde.

    Enfin, il se peut que « l’islam soit LA solution » – mais encore faut-il expliquer ce que cela veut dire – comme le scande encore et toujours le mouvement des Frères Musulmans, mais comme disait Saad Eddinne Ibrahim, cette semaine même dans l’une de ses chroniques: des musulmans demeurent, à certaines égards, le réel problème ! A méditer.

    Fraternellement, Mohamed

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