De quoi la quenelle au Sénat est-elle le nom ?

9 05 2016

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Par : Mohamed Louizi

Vous pouvez télécharger en trois parties (sous format PDF) la présente enquête ici :

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Ils l’ont fait, au sein du Sénat, en octobre 2013. Leur passage dans ce lieu symbolique de la République a été immortalisé, entre autres, par une « quenelle », en bonne et due forme, visiblement à l’honneur de Dieudonné M’bala M’bala. Cette quenelle au Sénat, était-ce un sacre de l’insolence ? Everest de l’insouciance ? Ou au contraire, un bras de déshonneur lancé à la face d’une République qui se rétrécit jour après l’autre ? Lorsque l’on sait que cette institution majeure de l’Etat, chambre haute du parlement, symbole du pouvoir législatif, et dont le président pourrait assurer, selon les articles de la Constitution en vigueur, la présidence de la République par intérim, cette quenelle prend le sens au moins d’une « profanation » préméditée de ce haut lieu de la République !

Cette photo a défrayé la chronique, timidement somme toute, dans le territoire du denaisis lors des élections municipales de 2014. Une liste de l’opposition l’a utilisé contre la liste de la majorité. Le temps d’une campagne électorale. Mais seulement le temps d’une compagne électorale. Et puis, c’était tout. Du côté de la rue de Solferino, aucune sanction à ma connaissance. Car au moins trois personnes qui y figurent étaient candidates du parti socialiste et Divers Gauche à Denain, Escaudain et Haveluy pour devenir conseillers municipaux. Ils demeurent toujours très actifs au sein de l’instance de direction de la fédération nord du MJS (Mouvement de la jeunesse socialiste). L’un d’eux est Soufiane Iquioussen, fils aîné du frère musulman Hassan Iquioussen (UOIF), prêcheur de renommé mais aussi homme d’affaires très discret, fondateur de l’association frériste JMF (Jeunes musulmans de France) et qui se distingue par des propos sectaires et anti-juifs, diffusés sur la toile et accessibles à tous. De telles positions n’avaient pas empêché, pour autant, les dirigeants du Lycée Averroès de l’engager, durant quelques semestres, comme professeur de … l’éthique musulmane !

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Une quenelle est « conçue » pour faire mal. Là où cela pourrait faire mal. Celle exécutée au Sénat provoquerait chez tout républicain qui s’assume, quelque soit sa sensibilité politique, sa philosophie de vie ou sa religion, une douleur profonde indescriptible car révoltante. L’on ne sait pas si cette quenelle avait eu, au moment de son exécution préméditée, une signification particulièrement anti-juif. Le présent article n’examinera pas volontairement cette piste, même si des indices matériels concordants pourraient créditer cette hypothèse sérieuse. Car au-delà d’un antisémitisme supposé et incontestablement condamnable, cette quenelle exprimerait un rejet global de tout un cadre institutionnel : République, Démocratie et Laïcité. Plus « profond » encore, elle serait, à elle seule, l’expression d’un « glissement » doux – sans jeu de mot et sans vulgarité aucune – qu’opère l’islamisme en infiltrant  graduellement et en sous-main des formations politiques vieillissantes et qui, par absence de courage politique, de vision imaginative, et par crainte de disparaître, choisissent opportunément le clientélisme électoral, cautionnent le communautarisme et pactisent avec le frérisme islamiste conquérant.

La République souffre. Comprendre sa douleur, non pas au sens de constater simplement l’étendue de ses échecs, mais au sens de mettre la main sur les racines de ces échecs, pourrait l’aider à se relever et à opposer l’espérance laïque de Jean Jaurès, rédigée dans la douleur aussi en décembre 1905, à l’un des maux du siècle : l’islamisme, celui qu’avait promu Hassan Al-Banna depuis 1928 et qui trouve en France, étrangement, un terreau fertile et des connivences insoupçonnées.

Du projet « Garage solidaire » à la quenelle au Sénat

Denain, une commune dans le bassin minier du Nord de la France, est l’une des villes les plus pauvres de l’hexagone. Presque tous les voyants sociaux sont au rouge vif. En 2012, selon l’INSEE, le taux de chômage dans cette commune était de 31,2 % alors qu’il s’établissait à 9,9 % à l’échelle nationale. 42,3 % de la population denaisienne est pauvre, contre une moyenne de 13,9 % à l’échelle nationale. Le revenu médian annuel s’élevait à 12 940 € alors qu’au niveau national, ce revenu s’établissait, la même année, à 19 740 €[1].

Ali Janan, référent social au CCAS (Centre communal d’action sociale) à Escaudain, une commune voisine, constate depuis plusieurs années les effets désastreux de cette crise sur le marché de l’emploi et notamment chez les jeunes. Partant de ce constat alarmant, il décida de créer une association, loi 1901, avec quelques jeunes du bassin minier dont la plupart étaient au chômage et bénéficiaient du RSA (Revenu de solidarité active), pour les redynamiser et pour imaginer ensemble des projets créatifs d’emplois. L’association « Convergences plurielles », association loi 1901, fut créée le 21 janvier 2010[2]. Ali Janan a assuré la fonction de président jusqu’en 2014. En 2012, il a occupé le poste de trésorier de l’association « Iris Environnement », active dans l’insertion professionnelle. Soufiane Iquioussen a rejoint l’association « Convergences plurielles » en 2012 aussi, en qualité de secrétaire.

Le diagnostic systémique d’Ali Janan et de son équipe les amènent à identifier l’absence de la mobilité comme un facteur majeur handicapant pour trouver un travail. Cette mobilité est davantage fragilisée au regard des revenus très modestes des personnes sans emplois. Certains n’ont pas les moyens pour s’offrir une voiture. D’autres véhiculés, ont du mal à entretenir la mécanique de leurs véhicules aux prix proposés par les professionnels. Ils se tournent alors vers la mécanique clandestine proposant des tarifs dérisoires mais sans aucune garantie technique. Ali Janan et son équipe considéraient alors que le simple fait de pouvoir réparer sa voiture, ou d’en acheter une d’occasion et sans vice technique caché, devient un levier majeur de création d’emploi. L’idée de créer un « garage solidaire » est née. D’autres idées « solidaires » étaient sur la table : « Transport alternatif », « Maison communautaire », etc.

Fort de ses connaissances, de son expérience dans le social et de ses compétences professionnelles, le président de « Convergences plurielles » se pencha, des mois durant, sur la conception théorique du projet, sur la description et la formulation de son processus et sur sa budgétisation souhaitée par les différents acteurs publics. Le projet « garage solidaire », dont quelques expériences existent ailleurs, visait deux buts majeurs : Premièrement, créer des emplois directs, en faveur d’une dizaine de jeunes, qualifiés ou apprentis en mécanique automobile, qui porteront ce projet. Et deuxièmement, favoriser la création d’emplois indirects, en activant le levier de la mobilité et en aidant les personnes en difficulté, à acquérir des véhicules d’occasions pas chers, entre 1 000 € et 1 500 €, ou à réparer leurs véhicules, par des professionnels et avec des garantis techniques, à des prix bas, dans le cadre d’un dispositif non soumis à la concurrence, géré en amont par les services sociaux et Pôle Emploi. Dans la pratique, la personne se trouvant dans la difficulté contacte le CCAS et lui fournit des pièces justifiant sa situation. Après étude, il obtient une attestation justifiant la prise en charge de la réparation de son véhicule dans le « garage solidaire ». Soufiane Iquioussen assurait la mission de communication autour de ce projet.

Conscient des tentatives de récupération politicienne réelle de ce projet par quelques formations politiques à des fins électoralistes, Ali Janan avertissait souvent son équipe d’y faire très attention. Dans son esprit, fidèlement à la définition statutaire de l’objet de son association, « Convergences plurielles » devait se concentrer sur sa seule vocation socio-économique d’insertion professionnelle, et de rester totalement indépendante et à l’abri de tout parti politique, de droite comme de gauche.

Cependant, des administrateurs de l’association, proches idéologiquement ou familialement de l’islamiste Hassan Iquioussen, ne tenaient pas compte de cette ligne de conduite non partisane. En parallèle, ils ont développé une autre activité politique au sein d’une autre association dénommée « Actions citoyennes », qui a vu le jour le 31 janvier 2012[3], à quelques mois seulement des élections présidentielles. Des enfants d’Hassan Iquioussen, Soufiane et Loqmane, ainsi que d’autres parmi ses disciples religieux assidus, à l’image du jeune converti Murcia Baptiste – pour qui Israël est « un Etat terroriste »[4] – et d’un certain Laurent Yahyaoui, ont mis en place cette structure politique pour « sensibiliser les représentants locaux sur le potentiel électoral considérable de la jeunesse »[5]. Dès sa création, l’association « Actions citoyennes » s’est approchée principalement du parti socialiste. Plusieurs parmi ses membres, comme les fils du frère musulman Hassan Iquioussen, ont intégré la fédération Nord de la MJS.

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De son côté, Ali Janan, tel un soldat de l’ombre, totalement désintéressé du jeu politique auquel se livre Soufiane Iquioussen, poursuivait la mise en place du projet et sa promotion auprès des acteurs publics pour solliciter les partenariats et les financements nécessaires à sa mise en place. La communication et la promotion médiatique, elle, était assurée principalement par son secrétaire, Soufiane Iquioussen à côté d’une autre administratrice Nejma Lazregh, une institutrice. Mais Soufiane Iquioussen savait attirer vers lui les objectifs des caméras, à tel point que l’on ne voyait presque plus que lui dans la photo et que l’on croyait, à tort, que le « garage solidaire », c’est lui. Pire encore, que le garage solidaire était porté par « Actions citoyennes » – l’association politique – et non pas par « Convergences plurielles »[6] !

Le budget prévisionnel de ce projet social s’établissait à 353 525 €. 85 % du budget a été couverte par des aides, subventions et financements publics, à tous les étages des services et institutions de l’Etat. L’argent du contribuable a été sollicité pour amorcer le projet. Il l’est toujours, via la DIRECCTE, pour payer les salaires du personnel. Le tableau ci-après synthétise les différentes sources de financement[7] :

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Les services de l’Etat, à l’échelle locale, départementale, régionale et nationale, ont cru en ce projet ambitieux et l’ont subventionné. Ce projet a gagné « le premier prix de la catégorie du concours Jeunes Talents dans l’arrondissement »[8] de Valenciennes. Il a gagné ensuite le « premier prix, cette fois-ci régional, au concours Talents des Cités »[9]. Il a remporté enfin un trophée au Sénat !

La quenelle a été exécutée ce jour-là, le 19 octobre 2013, après toutes ces récompenses et ces soutiens politiques, financiers et médiatiques, de différents acteurs publics et institutions représentatives. Exécuter une quenelle collective à ce moment précis et en ce lieu symbolique, était-ce la célébration d’un aboutissement ? Une manière de dire merci ? Ou bien une manière de dire, dans un langage jeune : « Sheh ! »[10] ?

Et dire que le PS local a soutenu … la quenelle !        

Le vendredi 28 mars 2014, entre les deux tours des élections municipales, le quotidien local « L’Observateur du Valenciennois » a publié un article intitulé : « Cette photo qui secoue la sphère politique du Denaisis ». Le sujet était ces mêmes photos prises au Sénat, montrant Soufiane Iquioussen, Anas Rifki, Baptiste Murcia et Aït Hassan Ouarab, ainsi que d’autres membres de l’association Actions Citoyennes exécutant, sourire aux lèvres et trophées des Talents des Cités à la main, une quenelle ostentatoire. Les photos avaient de quoi provoquer l’indignation de tout républicain, d’autant plus que les quatre jeunes précités figuraient bel et  bien comme candidats pour siéger aux conseils municipaux de trois communes voisines : Denain, Escaudain et Haveluy.

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En effet, le jeune Anas Rifki était candidat sur la liste socialiste « Denain a de l’avenir »[11] conduite par Anne-Lise Dufour-Tonini, la maire actuelle de Denain et qui est aussi députée parlementaire. Les jeunes Aït Hassan Ouarab et Baptiste Murcia étaient candidats sur la liste socialiste « Un autre avenir pour Haveluy », conduite par le maire actuel Jean-Paul Ryckelynck. Quant à Soufiane Iquioussen, il figurait sur la liste « Divers Gauche », conduite par l’ex-conseiller municipal Francis Dufour, décédé en 2015.

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Interrogés au sujet de la signification exacte d’une quenelle exécutée au sein du Sénat, juste après une récompense républicaine, ces jeunes candidats plaidaient l’innocence. Il s’agirait, selon eux, d’une « photo prise dans un moment d’euphorie », rapporte le quotidien. Soufiane Iquioussen avait déclaré, je cite : « On ne peut pas nous punir pour quelque chose dont on ne connaissait pas encore la signification au moment des faits », c’est-à-dire, le 19 octobre 2013 !

Par conséquent, il est légitime d’examiner, si oui ou non, Soufiane Iquioussen disait vrai et ignorait à ce point la symbolique d’un geste largement connu, surtout chez les jeunes d’une frérosphère conditionnée pour aduler le Hamas et la Palestine et haïr les juifs et l’Etat d’Israël. En plus, lorsque l’on est le fils aîné d’un Hassan Iquioussen dont l’engagement pro-Hamas n’est un secret pour personne et dont ses propos anti-juifs, tenus par le passé – comme par exemple celui-ci « le Hamas, avec sa branche armée, fait du bon boulot », dixit Hassan Iquioussen  – avaient indigné toute une partie de la classe médiatico-politique nationale[12], sans parler de ses engagements dans les collectes d’argent pour le compte de l’organisme frériste CBSP (Comité de bienfaisance et de solidarité aux palestiniens), faire semblant d’ignorer la signification de la quenelle paraît d’autant plus impossible que de vouloir démontrer la quadrature d’un cercle.

Par ailleurs, c’est en 2005 que le geste de la quenelle a été exécuté, pour la première fois, dans un spectacle de Dieudonné M’bala M’bala. En avril 2006, Dieudonné avait fait son apparition au congrès annuel de l’UOIF au Bourget[13].  Lors des élections européennes de 2009, le Parti Antisioniste regroupant Dieudonné, Alain Soral et Yahya Gouasmi, entre autres, a choisi une célèbre affiche, qui a fait le tour de la toile, où Dieudonné exécutait une quenelle on ne peut plus expressive. En avril 2009, Dieudonné était reçu, une nouvelle fois, au congrès annuel de l’UOIF[14], accompagné d’Alain Soral. Lors des élections législatives de 2012, Dieudonné était candidat à la deuxième circonscription d’Eure et Loire. L’affiche choisie le montrait avec sa chèvre « biquette », exécutant, sourire aux lèvres, une quenelle insolente. Etait-ce possible que Soufiane Iquioussen pourrait ignorer à ce point la quenelle et sa symbolique ?

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Aussi, la chronologie têtue de certains événements survenus bien avant le 19 octobre 2013, concernant les Iquioussen, père et fils, laisse songeur. En septembre 2011, Alain Soral avait reçu de la main de Dieudonné son trophée : une « quenelle d’or » pour récompenser son roman « Comprendre l’empire ». Deux semaines plus tard, avant le 1er octobre 2011, Hassan Iquioussen s’est associé à Alain Soral, sur une affiche annonçant la tenue d’une conférence commune intitulée : « France/Banlieues : Le choc programmé ».

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En mai 2013, cinq mois avant la récompense du Sénat, le jeune Anas Rifki a publié sur son profil Facebook une photo de lui avec le rappeur Médine et … Soufiane Iquioussen. Anas Rifki avait accompagné cette publication par un commentaire : « Je vous présente notre nouveau membre d’Actions Citoyennes ! Vous l’aurez toutes et tous reconnu : Médine » !

Le même Médine[15] avait mis sur la toile, en juin 2013, un clip intitulé : « Freestyle Booska-Oracle »[16] où il chante, je cite : « … On sait plus où ça commence comme une querelle corse. Mais on sait qu’ça se finira, par une quenelle d’or ». Certainement, un petit clin d’œil au trophée espéré « la quenelle d’or » de Dieudonné. Car Médine connait très bien Dieudonné à tel point que ce dernier est presque le sujet principal de divergence entre Médine et Pascal Boniface, son co-auteur du livre : « Don’t Panick ». Alors que Pascal Boniface tente de marquer ses distances avec Dieudonné, Médine prend sa défense et relativise ses dérapages. Dans une vidéo datant de novembre 2012, Médine défendait Dieudonné en ces termes, je cite : « Dieudonné a plus contribué à désamorcer des sujets sensibles comme le racisme, plutôt que l’inverse. Plutôt que de créer du racisme »[17]. Le 13 octobre 2013, une semaine avant le trophée du Sénat, Médine posta sur son profil Facebook une photo de lui exécutant une quenelle et un message, je cite : « On sait qu’ça se finira, par une quenelle d’or ». Le 31 décembre 2013, deux mois plus tard, Médine posta une nouvelle quenelle sur sa page Facebook avec ce message : « L’année dernière à la Main d’Or. Cette année à Londres devant la réplique du mur de séparation de Bethlehem … » !

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Par conséquent, comment serait-il possible que Soufiane Iquioussen – en présence de tous ces éléments factuels concernant la proximité de son père avec Alain Soral, la proximité de l’UOIF avec Dieudonné et Alain Soral, et sa propre proximité avec Médine, dans le cadre de l’association Actions Citoyennes – puisse ignorer le sens, la signification et la symbolique de cette quenelle exécutée, sourire aux lèvres, au Sénat ? Peut-être « biquette » aurait une explication ! Quant à la section locale du PS, elle ne semblait pas tenir compte de tous ces antécédents. Pourquoi ?

Interrogé par la presse pour savoir « quelle sera l’attitude de la municipalité et du PS à l’égard d’Anas Rifki ? », candidat à Denain, Yoann Senez, l’actuel directeur de cabinet de la députée-maire socialiste Anne-Lise Dufour-Tonini avait répondu sèchement : « Le soutien est total », en évoquant à son tour son ignorance de la signification de la quenelle, et en plaidant en faveur de la « bonne foi » des candidats d’Actions Citoyennes, présents dans les listes socialistes entre autres. Mais Yoann Senez ne pouvait ignorer le contenu d’un courrier daté du 18 mars 2014, quelques jours avant le premier tour des élections, adressé par Ali Janan – président de l’association Convergences Plurielles jusqu’au 25 février 2014 et n’adhérant à aucun parti politique – aux élus locaux, dénonçant la posture de Soufiane Iquioussen, ses méthodes et sa quenelle, photo floutée à l’appui.

Dans ce courrier, la dénonciation de Soufiane Iquioussen est implacable. L’on peut y lire : « Il encourage et sublime ses troupes en utilisant le discours religieux : De la pure escroquerie spirituelle » ; « Il est capable de s’autoproclamer chef d’entreprise … alors qu’il n’est qu’un chômeur qui vient de bidouiller un poste de chargé de mission à la Mairie de Denain sans les compétences ni les diplômes pour ce poste par ailleurs » ; « Il mélange la politique, le religieux et l’action sociale ». Au sujet de la quenelle, Ali Janan écrit : « Comme vous pouvez le constater dans la photo et après avoir dupé bons nombres de collaborateurs, de partenaires et « d’amis », il s’en prend à un des symboles de la République : Le Sénat. Le lauréat talent de la quenelle : C’est bien lui … ». Le socialiste Yoann Senez ne pouvait ignorer aussi cette autre phrase : « Il va user de subterfuge pour se sortir de cette impasse par un mea culpa, dénoncer un complot, une conspiration ou autre ruse dont il a le secret » ni cette dernière conclusion : « Pour ces impostures, ces prétentions, ces mensonges, ces artifices, je tiens à mettre en garde tous les acteurs qui se trouveront sur son chemin ». Au lieu d’écouter cet avertissement sans complaisance, le PS local a préféré : « Le soutien total ». Pourquoi ?

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Selon « L’Observateur du Valenciennois », le Parquet de Valenciennes avait indiqué se réserver le droit « d’ordonner une enquête » et de « se poser la question de l’opportunité des poursuites au retour de celle-ci. Car s’il existe un flou juridique autour de la quenelle, le lieu et les circonstances dans lesquelles ce geste a été produit peuvent être déterminants de sanctions pour ses auteurs » avait ajouté son porte-parole. Deux ans plus tard, qu’en est-il de cette enquête judiciaire ? Qu’en est-il des  sanctions ?

Le Monde du 10 janvier 2014 avait posé la question « Quelle sanction pour une quenelle ? » Dans cet article, l’on apprend, je cite : « Un éducateur de Seine-et-Marne a été licencié pour avoir posé pour une photo en faisant une « quenelle » en présence d’enfants. Deux militaires pris en photo faisant une « quenelle » devant une synagogue rue de Montevideo dans le 16e arrondissement de Paris ont été sanctionnés en septembre 2013. Quatre serveurs d’une boîte de nuit lyonnaise ont été mis à pied en décembre pour le même motif. Fin décembre, le PDG de la Compagnie des Alpes, société propriétaire du Parc Astérix, a condamné « avec la plus extrême fermeté », les photos montrant deux visiteurs, et apparemment deux employés du parc, faisant ce geste en costumes d’Astérix et Obélix. Le parquet de Toulouse a ouvert le 13 décembre 2013 une enquête après la diffusion sur Internet d’une photo d’un individu faisant une « quenelle » devant l’école juive où Mohamed Merah a assassiné un enseignant et trois enfants juifs. »[18].

Une quenelle devant une synagogue à Bordeaux a coûté 1.500 € à un homme de 28 ans[19]. Le CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) avait mis en garde Canal+, en janvier 2014, suite à la diffusion du Petit Journal des images d’un « spectateur présent dans le public » et qui « a effectué à plusieurs reprises un geste qualifié de quenelle, lequel est communément interprété comme promouvant des comportements discriminatoires.»[20]. Le joueur international Nicolas Anelka, suite à sa quenelle, a été condamné par la Fédération anglaise de football à : « Cinq matches de suspension, une amende de 97.000 € et un stage éducatif »[21]. Le basketteur Tony Parker s’est excusé d’avoir publiée une photo de quenelle[22], etc.

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Au sujet de la quenelle au Sénat, qu’en est-il réellement de l’enquête promise par le Parquet de Valenciennes ? Pourquoi le PS n’a envisagé aucune sanction ? De quel droit n’importe qui pourrait être sanctionné et condamné à cause d’une quenelle, en présence de certaines circonstances atténuantes, alors que les « Iquioussen » et leurs acolytes, en présence de nombreuses circonstances aggravantes et des antécédents incontestables, ne semblent pas être inquiétés, bien au contraire, ils sont soutenus, récompensés et promus politiquement au sein de quelques formations politiques de gauche, principalement ?!

Certes Soufiane Iquioussen n’a pas été élu à Escaudain. Mais le jeune Anas Rifki a été élu conseiller municipal à Denain et promu « conseiller délégué chargé de la jeunesse »[23]. Le jeune Hassan Aït Ouarab a été élu conseiller municipal à Haveluy et promu « conseiller délégué au logement, l’hygiène et l’urbanisme »[24]. Le jeune converti Baptiste Murcia a été élu lui aussi à Haveluy et promu « 2ème adjoint au maire, chargé des travaux, environnement, sécurité et santé »[25]. Ou comment une quenelle rime, pour les uns, avec sanction, et pour d’autres, avec promotion !

Et si la quenelle au Sénat n’était, en vérité, que l’expression d’une situation encore plus révoltante dans le Denaisis ? Là où l’islamisme, version UOIF, prêché par Hassan Iquioussen, ses fils et ses adeptes, a pu trouver un « territoire » propice, sur lequel il a construit une « fontaine de jouvence », juste au-dessus des ruines des puits des mines de charbon. Là-bas quelque part au-dessus des vestiges rouges d’un socialisme nordiste moribond. Hassan Iquioussen, le deuxième homme fort de l’UOIF après Amar Lasfar, fructifie dans le silence total ses « affaires » et continue de bénéficier, étrangement, de protections invraisemblables et d’une couverture médiatique plutôt conciliante. La suite de la présente enquête tente d’en dévoiler quelques aspects que des officiels ne peuvent ignorer : Chez les Frères Musulmans de l’UOIF, derrière l’imam se cache souvent le marchand du temple. Derrière l’ermite se cache souvent l’affairiste. Le denaisis n’a certes pas livré tous ses secrets. Le fera-t-il un jour ? La suite.

« La chute de l’imam »[26] ?

Rachid Sahri est un éducateur médico-social, ex-proche des Frères musulmans de l’UOIF. Il est né en 1963 à Tourcoing. Issu des quartiers populaires, il emprunta le chemin de la mosquée vers l’année 1989. A la mosquée « Ibn Taymiyya », au 59 rue du Clinquet à Tourcoing, il a rencontré pour la première fois le jeune « prêcheur des cités »[27] nommé Hassan Iquioussen, son modèle à cette époque, attiré par un discours centré sur le conflit israélo-palestinien, conçu pour capter l’attention et l’adhésion d’une jeunesse très sensible aux souffrances des autres, et prônant ouvertement un antisémitisme décomplexé, un peu de la même tonalité que cette cassette audio intitulée : « La Palestine, histoire d’une injustice »[28] où Hassan Iquioussen dit : « Il y a eu beaucoup de prophètes chez les enfants d’Israël car ils oublient souvent. Ce sont des ingrats, un peuple qui a besoin d’être rappelé à l’ordre vingt-quatre heures sur vingt-quatre ». Et Hassan Iquioussen de dire un peu plus loin : « Les textes aujourd’hui le prouvent. Les sionistes ont été de connivence avec Hitler. Il fallait pousser les Juifs d’Allemagne, de France… à quitter l’Europe pour la Palestine. Pour les obliger, il fallait leur faire du mal ». Pour lui : « le Hamas, avec sa branche armée, fait du bon boulot ». Rachid Sahri conclut que ce prêcheur avait trouvé un « terreau fertile pour semer les graines de la haine dans les têtes » !

Toutefois, Rachid Sahri fait remarquer qu’Hassan Iquioussen après avoir « radicalisé des esprits jeunes n’éprouve aucune gêne à se désolidariser de ses propres propos ». En témoigne ce communiqué qu’Hassan Iquioussen publia le 29 octobre 2004[29] dans lequel il dit, je cite : « Je reconnais avoir tenu des propos déplacés, je reconnais mes torts. Je condamne mes propos déplacés » ou « L’antisémitisme est une horreur » ou « Je fais une centaine d’interventions par an. Ça m’arrive de déborder, je n’ai pas de scrupules ni de honte à reconnaître mes erreurs » … Sauf que ces jeunes endoctrinés ne connaissent, en vérité, que la moitié des positions du prêcheur. Celles contenues dans sa cassette « La Palestine, histoire d’une injustice ». Mais ils ignorent, jusqu’à aujourd’hui, qu’Hassan Iquioussen, le pro-Hamas, a condamné ses propos en 2004. Le double-discours et la manipulation opèrent ainsi : montrer aux uns ce que l’on cache aux autres. Et cacher aux uns ce que l’on montre aux autres !

En 1990/1991, Rachid Sahri croisa une nouvelle fois Hassan Iquioussen à l’institut idéologique frériste l’IESH (Institut européen des sciences humaines) à Château-Chinon. Durant les quatre années suivantes, Rachid Sahri était membre assidu du cercle idéologique frériste fermé qu’animait Hassan Iquioussen dans un appartement à Villeneuve d’Ascq. Il n’a jamais prêté allégeance à la confrérie. Selon lui, Hassan Iquioussen n’encourageait pas ses disciples, même lorsqu’ils sont prêts, à prêter allégeance aux Frères Musulmans. Et ce, pour garder sa prise sur eux, semble-t-il, leur permettre de ne pas être associés à l’UOIF, et de passer incognito dans les différentes sphères associatives et politiques, même s’ils portent en eux l’idéologie islamiste : « Jamais la souris ne confie à un seul trou sa destinée », disait justement un proverbe latin.

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Très actif dans le milieu associatif, notamment à JMF (Jeunes musulmans de France), Rachid Sahri créa, dès l’année 1994, l’association « Rencontres et Dialogue » qui demeure depuis cette date, le levier associatif principal sur lequel s’appuie le frère Tariq Ramadan dans les Hauts de France. A cette même époque il cofonda, avec Amar Lasfar, l’instance CIR (Conseil Islamique Régional). Un peu plus tard, en 1997, il cofonda avec Ahmed Miktar, l’actuel président des imams de France, le « Département d’action sociale » à la mosquée de Lille-Sud et y demeura très actif durant trois années consécutives. Entre 2008 et 2010, il a présidé le comité des parents d’élèves au Lycée Averroès, domicilié à cette époque, au deuxième étage de la mosquée de Lille-Sud dont le recteur se nommait Amar Lasfar. En 2010, il a cofondé le CIMR (Collectif des institutions musulmanes de Roubaix)[30] et a assuré la fonction de président et de porte-parole durant une longue période. Durant plusieurs années, il fut bénévole au Secours Islamique. Aujourd’hui, il se définit comme étant « acteur citoyen d’utilité publique et non partisan ».

Par ailleurs, sa relation avec Hassan Iquioussen est passée par plusieurs étapes. D’abord, charmé par son discours « branché », il lui témoigna de l’admiration. S’en suit une relation maître-disciple, entraînant dans son sillage d’autres jeunes aux profils similaires. Puis une relation fraternelle limite fusionnelle, doublée d’une fortification des liens familiaux. Ensuite une désillusion et une déception, débouchant, enfin, sur une dénonciation publique assumée, preuves à l’appui, de 2009 à 2012. Son témoignage est éclairant à plus d’un titre …

Rachid Sahri se souvient de cette « musique » que murmura Hassan Iquioussen aux oreilles de ses disciples : « Construire des projets ambitieux pour l’islam et l’Oumma islamique ». Le prêcheur se servit de ses connaissances religieuses pour assoir son autorité, collecter des fonds, endoctriner les jeunes et semer les graines islamistes et anti-juives dans les têtes. Séduit par un discours d’apparence « courageux et sans concessions », Rachid Sahri succomba à son charme à tel point qu’il l’hébergea chez lui à Roubaix, lui et ses enfants, pendant plusieurs mois lorsque le frère prêcheur réaménageait un grand bâtiment, situé au 51 rue du Général Sarrail, divisé en une dizaine d’appartements, entre 13 et 17 au total.

Rachid Sahri, bien qu’il ignore totalement l’origine des fonds qui ont permis à Hassan Iquioussen d’acquérir, étrangement, un tel bâtiment, en plein centre-ville et à 300 mètres seulement de la Mairie de Roubaix, n’a ménagé, par ailleurs, aucun effort pour que ce projet locatif puisse prendre forme. Il a participé activement aux travaux de rénovation et a géré, par la suite, tel un syndic, le quotidien pas très gai de locataires bénéficiant des minimas sociaux. Un choix, semble-t-il, d’un Hassan Iquioussen qui « préférerait, aux actifs salariés, les précaires bénéficiant de l’aide personnalisée au logement, versée par la CAF » directement à Hassan Iquioussen. Rachid Sahri était au front lorsque ce bâtiment avait pris feu en 2007, car le prêcheur qui semblait « être en voyage à l’étranger » après l’incendie, lui a délégué le pouvoir de le représenter auprès des différents enquêteurs de la police et les experts des assurances.

Dans les archives de « La Voix du Nord », un article rappelle les conditions et les conséquences de cet incendie, en ces termes, je cite : « […] Dix personnes intoxiquées. Le feu a été allumé au rez-de-chaussée de l’immeuble. Il aurait pu avoir des conséquences dramatiques, si l’alerte n’avait pas été donnée très rapidement par un voisin éveillé malgré l’heure tardive. Les policiers de la brigade anticriminalité, arrivés les premiers sur place, ont alors déclenché leur sirène au maximum d’intensité afin de réveiller les occupants de l’immeuble. Certains de ces agents ont participé aux premières opérations d’évacuation de victimes tandis que les fumées envahissaient les cages d’escalier. Une dizaine de personnes, légèrement intoxiquées, ont dû être hospitalisées, dont trois policiers ayant participé aux évacuations. Les occupants du n°51 ont été pris en charge, mais les occupants des immeubles voisins, les numéros 53 et 55, ont également été évacués. Sept des victimes ont été transportées au centre hospitalier Victor-Provo, trois autres à l’hôpital Calmette de Lille. L’incendie a mobilisé une douzaine de véhicules de secours, des hommes venus des casernes de Roubaix, Tourcoing et Villeneuve-d’Ascq, et le renfort du SMUR [...] »[31].

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« Ce n’était pas un léger incendie », se souvient Rachid Sahri qui avait été entendu par la police. « Les dizaine d’appartements locatifs considérés n’étant pas aux normes. Ils étaient presque insalubres » auraient conclu des experts des assurances. Une conclusion qui ne plairait certainement pas à la CAF qui versait quelques milliers d’euros au propriétaire tous les mois. Quelques années plus tard, Rachid Sahri s’est rendu au commissariat pour prendre des nouvelles de la suite de son audition. A sa grande surprise, il a découvert « qu’il n’y a aucun dossier en cours au sujet de cet incendie » tristement mémorable. Connaissant l’état des locaux et la précarité des locataires, il s’étonne que dix ans plus tard, aucune enquête judiciaire n’a été diligentée contre Hassan Iquioussen. Seul constat, le bâtiment est toujours fermé, condamné et interdit d’exploitation. Hassan Iquioussen a-t-il eu un comportement comparable à celui d’un « marchand de sommeil » ? Difficile à confirmer. L’on ignore la suite donnée à cette enquête.

Lorsqu’Hassan Iquioussen avait quitté « le bisness roubaisien » pour s’installer à Lourches, après avoir acheté d’anciens bâtiments et un grand terrain, appartenant jadis à EDF (Electricité De France), il va réussir à convaincre Rachid Sahri, qui lui témoignait une confiance hors pair, pour le rejoindre s’installer en famille dans une maison appartenant au prêcheur. Hassan Iquioussen voudrait offrir cette maison à son hôte. Ce que ce dernier a catégoriquement refusé. Les deux ont finit par cosigné un bail de location. Hassan Iquioussen demanda simplement le versement direct sur son compte de l’aide personnalisée au logement de la CAF. Mais Rachid Sahri a déboursé environ 20.000 € de sa poche pour aménager cette maison et la rendre habitable.

Par ailleurs, et à en croire une promesse de longue date d’Hassan Iquioussen, les deux devaient travailler d’arrache pieds pour créer un « centre d’accueil pour familles issues des quartiers populaires, durant les vacances et les week-ends, proposant des activités et des ateliers culturels et pédagogiques, à prix abordables ». L’idée étant séduisante, comme l’est le cadre retiré de cette commune semi-rurale, Rachid Sahri céda à la tentation et rejoint son ex-maître.

Dès son arrivée, il constata que la priorité d’Hassan Iquioussen n’était plus la construction de ce centre d’accueil mais plutôt la construction de la grande maison du prêcheur : environ 480 m² bâti et un terrain de presque trois hectares. Hassan Iquioussen ne se limitait pas à exploiter la force physique de son « disciple ». Ainsi, ses bras et mains ne suffisaient pas. Il lui demanda à chaque fois de lui prêter de l’argent, beaucoup d’argent, pour avancer vite dans la construction de sa grande maison et s’occuper enfin du projet pour lequel Rachid Sahri a dû quitter la métropole lilloise, loin de tout attachement familial, loin de sa mère. Rachid Sahri, faisant confiance à Hassan Iquioussen, comme lorsqu’un « adepte » fait confiance à son « gourou », il lui prêta, dans un premier temps, toutes ses économies : une somme de 20.000 €. Encouragé par Hassan Iquioussen, il sollicita le concours d’autres « jeunes frères » pour prêter de l’argent à ce projet ambitieux. Dans son réseau d’amis, Rachid Sahri réussit à collecter une somme de 30.000 € : C’était l’addition de petites économies de quelques jeunes. En l’espace d’environ une année, Hassan Iquioussen bénéficia d’un emprunt cumulé et sans intérêts de 50.000 € de liquidités pour ses travaux de construction. Une somme qui lui a été donnée, en mains propre, par son « disciple », son « ouvrier » !

Rachid Sahri se souvient de cette enquête diligentée conjointement, paraît-il, « par les services fiscaux et la police judiciaire au sujet du transit d’une somme de quelques centaines de milliers d’euros en liquide dans les comptes d’Hassan Iquioussen ». Interrogé, le prêcheur islamiste « s’est expliqué qu’il s’agissait d’emprunts contractés sans intérêts auprès de nombreuses connaissances et amis ». Il a même livré à la police judiciaire la liste des personnes concernées ainsi que les montants correspondants à chaque emprunt. De nombreuses personnes, dont le nom figurait sur cette longue liste, ont été interrogées par les enquêteurs. Le nom de Rachid Sahri y figurait bel et bien avec la mention de 50.000 € à côté. Mais, il n’a jamais été convoqué pour répondre aux questions. Il s’étonne. Il s’étonne davantage car « il n’a été soumis à aucune procédure judiciaire contrairement à d’autres personnes qui se sont retrouvées dans la difficulté face au enquêteurs». Hassan Iquioussen poursuit, depuis, la gestion de ses affaires immobilières sans encombre. « Même un basketteur de renommée internationale n’a pas échappé au piège d’Hassan Iquioussen » me confirme Rachid Sahri.

La maison du prêcheur étant construite et achevée, Rachid Sahri pensait qu’il était venu, enfin, le moment d’entamer la mise en place du fameux « centre d’accueil ». A sa grande surprise, plus aucun son, plus aucune image d’Hassan Iquioussen. Sollicitant des explications, « les réponses du prêcheur de l’UOIF furent évasives, imprécises, incertaines et moqueuses ». Au fur et à mesure, Rachdi Sahri commence à comprendre ce qu’il désigne aujourd’hui par des termes comme « manipulation » et « escroquerie ». Plus les mois passaient, plus son désarroi s’amplifiait. Que faire ? Quoi faire ? Rachid Sahri avait compris la supercherie à ses dépens. L’habit de l’imam l’avait trompé. La barbe du frère l’avait aveuglé. Hassan Iquioussen le flattait pour utiliser sa force physique et siphonner ses économies et celles de ses amis. « Tout flatteur vit au dépens de celui qui l’écoute » : Le tourquennois valide amèrement la morale de La Fontaine dans … Le Corbeau et le renard ! Il décida alors de demander le remboursement de son argent et retourner vivre en métropole lilloise. La désillusion était à son summum : « … Confus, il jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus » !

S’engagea alors une longue bataille de dénonciation en interne, auprès des imams et responsables de l’UOIF de l’époque, il y a cinq ans. Rachid Sahri garde dans ses archives les copies de toutes les lettres, envoyées souvent par voie recommandée avec accusé de réception. De nombreux frères musulmans, tous en poste de responsabilité religieuse et associative, à tous les étages, étaient informés : « Amar Lasfar, Fouad Alaoui, Ahmed Jaballah, Tareq Oubrou (qui est aussi beau-frère d’Hassan Iquioussen), Ahmed Miktar, Hani Ramadan, Tariq Ramadan, etc. »  Rien n’y fit. Hassan Iquioussen jouissait de « l’immunité islamiste ». Les responsables de la radio roubaisienne Pastel FM, où Hassan Iquioussen prêchait tous les vendredis soir, tout comme ceux de la mosquée Bilal (rue de l’Epeule)  étaient prévenus. « Difficile de mettre à l’index une notoriété religieuse possédant une assise solide à l’échelle nationale », murmuraient certains « frères » à l’oreille de Rachid Sahri pour le décourager. Ce dernier demanda une confrontation avec le prêcheur islamiste. Amar Lasfar – très proche d’Hassan Iquioussen dans l’idéologie comme dans les affaires – se disait prêt pour la mettre en place et régler, enfin, ce différend à l’amiable.

Par trois fois, Rachid Sahri et sa femme répondaient présents, en présence d’Ahmed Miktar. Par trois fois, Hassan Iquioussen était abonné absent. Au bout d’un marathon, Rachid Sahri qui s’est saigné pour rembourser ses amis, n’a pas pu récupérer la totalité des 50.000 € prêtée. Plus tard, il s’est rendu compte que la porte d’Amar Lasfar n’était pas la bonne adresse. « Hassan Iquioussen est le poulain protégé d’Amar Lasfar et l’on ne peut être à la fois juge et partie » conclut Rachid Sahri.

Ainsi, de 1989 à 2009, il a fallu presque vingt ans pour que le tourquennois découvre enfin, au-delà du discours moraliste, la vraie nature d’un homme, d’un frère musulman nommé Hassan Iquioussen qui « semble bénéficier, étrangement, d’une double-protection, en interne de l’UOIF et en externe aussi … ». Cette mésaventure est vécue comme « une injustice, une trahison et une escroquerie ». Rachid Sahri ne désarma pas. Le « Un pour tous, tous pourris ! » de Coluche est devenu son leitmotiv qu’il répéta sans cesse. Il poursuivit une dénonciation publique du prêcheur islamiste, d’abord dans une salle de fêtes à Escaudain, devant plusieurs centaines de personnes en s’appropriant le microphone, et puis, par lettres simples ou recommandées adressées à de nombreux acteurs communautaires, publics et politiques. Ainsi, il a envoyé des courriers à Jean-René Bihet, maire de Lourches, à Jacky Laure, maire d’Escaudain, à Laurent Yahyaoui lorsqu’il était président de l’association Actions Citoyennes, demeurant très proche du PS Nord tout en étant un des disciples d’Hassan Iquioussen. Des lettres ont été adressées aussi à d’autres destinataires chargés de la sécurité départementale, à l’image de Franck Olivier Lachaud, sous-préfet de Valenciennes.

Presque un an et demi après que le sous-préfet ait reçu une lettre de dénonciation, datant du 4 avril 2010, Rachid Sahri a été convoqué par les services de la police judicaire, en octobre 2011, pour être auditionné, dans le cadre d’une instruction diligentée par le Parquet contre Hassan Iquioussen. Rachid Sahri a répondu à toutes les questions qui lui ont été posées concernant les différentes sociétés immobilières du prêcheur vedette de l’UOIF, ses affaires, son argent, ses emprunts mais aussi ses manipulations et comportements incompatibles avec ses discours moralisants. Dans le procès verbal, une phrase, qu’attribue Rachid Sahri à Hassan Iquioussen, résumerait ces comportements et ce sentiment d’impunité : « Je n’ai rien à craindre, qu’il aille voir la justice ». Presque cinq ans plus tard, Hassan Iquioussen est toujours loin d’être inquiété par une Justice qui se veut être intransigeante, équitable et simplement … juste.

En juin 2012, lorsque Rachid Sahri a été informé des liens que tentent d’établir la députée-maire PS de Denain, Anne-Lise Dufour-Tonini, avec le clan Iquioussen, il a pris soin de la prévenir et de l’interpeller par lettre recommandée aussi. Dans son courrier, on lit : « Je me permets de vous interpeller quant à la relation que vous avez engagée avec un membre de notre communauté Monsieur Hassan Iquioussen. Il nous a été fait part que vous avez rencontré cette personne à son domicile, autour d’un repas » ! Avant de poursuivre un peu plus loin, je cite : « Je me permets de vous interpeller quant au soutien et reconnaissance que vous apportez par cette démarche, qui fait de cette personne votre interlocuteur pour les citoyens de confession musulmane du Denaisis ». Rachid Sahri a fait part à la députée-maire de ce qu’il a nommé « manipulation, abus de pouvoir, marchand de sommeil … » !

Une alerte, on ne peut plus claire, a été adressée à l’élue socialiste denaisienne, concernant les liens de « servitude » qu’entretient l’association Actions Citoyennes avec Hassan Iquioussen. Qu’a-t-elle fait, Madame Anne-Lise Dufour-Tonini, suite à ce courrier d’alerte ? Rien.

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Hassan Iquioussen est gravement « déprécié, décrié et déconsidéré » au sein même de son propre fief, en raison de ses incohérences désormais de notoriété publique, au sein de la communauté de foi musulmane à Lourches, là où il réside, et dans certaines communes voisines comme Escaudain. Car, au bout de trois ans de dénonciation écrite, preuves matérielles à l’appui, adressées par Rachid Sahri aux administrateurs de la mosquée d’Escaudain, ces derniers ont décidé « d’exclure Hassan Iquioussen alors qu’il occupait le plein pouvoir en cumulant la fonction de président de l’association de la mosquée et la fonction d’imam ». Même dans les mosquées de Denain, il n’est pas le bienvenu. « Nul n’est prophète en son pays » dirait-on. Hassan Iquioussen ne l’est pas. Mais pas pour les raisons habituelles.

Bizarrement, il semble avoir trouvé, lui et ses fils, un havre de paix à la mairie de Denain et quelques « apôtres » socialistes à l’ombre de la députée-maire Anne-Lise Dufour-Tonini, de son directeur de cabinet, Yoann Senez, et de la MJS Nord qui fait presque un seul corps avec l’association Actions Citoyennes, asservie au projet d’infiltration islamiste des sphères du pouvoir local et national, mené par les Iquioussen et leurs acolytes. Pas uniquement pour atteindre le Tamkine, au niveau local, mais aussi pour développer leur potentiel économique et fructifier leurs affaires dans le bâtiment, dans l’immobilier et dans les voyages religieux à la Mecque et les voyages idéologiques en Turquie, en Andalousie, en Malaisie et ailleurs, pour mieux servir la cause islamiste ici. Maintenant et demain.

Il était une fois une députée PS et un prêcheur UOIF …

Inutile de décrire la nature des liens forts qu’Hassan Iquioussen et ses enfants ont réussi à établir avec des figures du socialisme dans le Denaisis. La mairie de Denain leur est désormais acquise, entre autres mairies du bassin minier. Les soutiens d’Anne-Lise Dufour-Tonini sont désormais explicites. Son attaché parlementaire à l’assemblée nationale s’appelle Mehdi Chalah[32], ami intime des Iquioussen ainsi que de ceux qui ont exécuté ostensiblement une quenelle au Sénat, et très présent dans les activités d’Actions Citoyennes. Une amitié qui se traduit par une proximité troublante avec les Iquioussen, d’autant plus que Mehdi Chalah habite à Wattrelos, situé à plus de 60 kilomètres de Denain. Un parachutage ?

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En effet, Mehdi Chalah – qui ne me semble pas être un islamiste déguisé – s’affiche à côté des Iquioussen, toujours sourire aux lèvres, dans le cadre des activités Actions Citoyennes, mais pas que. Ça ne le dérangerait pas de s’afficher avec Soufiane Iquioussen, par exemple, et son entourage à Istanbul en Turquie, avec, comme arrière plan, la Mosquée Bleue, construite sous le règne du sultan ottoman Ahmet 1er au XVIIème siècle. Là où Hassan Iquioussen, le père, a ses repères, ses contacts et l’habitude d’accompagner, depuis des années consécutives, des jeunes français marcher « sur les traces des califes ottomans», en partenariat avec le site frériste « Havre du Savoir »[33], dirigé par le frère franco-tunisien Moncef Zenati, membre du bureau national de l’UOIF, chargé de l’enseignement et de la présentation de l’islam[34]. Un pèlerinage de courtoisie ? Certainement.

Par ailleurs, Mehdi Chalah n’a que vingt deux ans. Il suit toujours des cours de droit à Lille 2 et est devenu en très peu de temps le n° 1 de la MJS Nord. Anne-Lise Dufour-Tonini l’a recruté comme attaché à l’Assemblée Nationale dès juillet 2014. Il n’avait que vingt ans. Un job qui consiste, selon La Voix du Nord à « gérer l’agenda du député, sa communication. Rédiger les questions au gouvernement, répondre au courrier, faire des notes sur les dossiers parlementaires, notamment les sujets relatifs à la commission des affaires culturelles et de l’éducation (dont fait partie Anne-Lise Dufour, ndlr), assister aux rencontres avec les ministres, gérer la réserve parlementaire »[35]. Est-il qualifié pour gérer autant de choses sans avoir aucun diplôme universitaire ? « Aurait-il des qualités et qualifications absentes chez certains diplômés de Denain ? » Une question que se posent quelques denaisiens rencontrés lors de cette enquête.

A en croire l’article précité de La Voix du Nord, Mehdi Chalah gère aussi ladite « réserve parlementaire ». Une sacrée mission, semble-t-il. Car par ceci, l’on entend la gestion d’une enveloppe de 130.000 €, en moyenne, mise à la disposition des députés pour soutenir « des investissements de proximité décidés par des collectivités locales et des activités menées par des associations »[36]. En février 2014, le site Daily Nord s’est posé cette question : « Comment nos députés [nordistes, ndlr] ont-ils dépensés leur réserve parlementaire ? ». Parmi les réponses trouvées, je cite celle-ci : « La championne du « jamais-aussi-bien-servi-que-par-soi-même » reste sans aucun doute Anne-Lise Dufour-Tonini (SRC) à Denain : une seule subvention, celle pour la réhabilitation à 130.000 euros de la salle Baudin à Denain »[37]. Alors qu’Anne-Lise Dufour-Tonini est la députée de la dix-neuvième circonscription du Nord, composée de trois cantons et de 36 communes[38], un citoyen s’étonne qu’elle « a favorisé sa propre commune où elle exerce une fonction de première magistrate en laissant le reste de la circonscription orpheline ». Ce n’est pas la légalité en soi de cet octroi qui le gêne, mais plutôt le sens politique d’avoir attribué exclusivement à la réhabilitation d’une salle municipale denaisienne la totalité de sa réserve parlementaire[39]-[40].

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L’étonnement de ce citoyen est à son paroxysme lorsqu’il fait remarquer que le 28 septembre 2015, le conseil municipal de Denain a voté à l’unanimité (déclaration n° 17) la cession à un particulier d’un « ensemble immobilier » composé de trois parcelles cadastrales : n° 976 ainsi que les parcelles n° 974 et 1006, cumulant une surface totale de 633 m², pour un montant total de 160.000 €, prix net vendeur. Là aussi, il n’est point question de contester la légalité de la procédure de vente ou la correspondance du prix du m² avec la moyenne du secteur. Ce citoyen me confie que « la vente de ces immeubles par la ville s’est effectuée vraisemblablement dans le respect de la procédure de vente, à savoir en toute légalité ». Toutefois, poursuit-il : « est-ce être proche de la baronnie denaisienne permet d’être le premier dans les bonnes affaires » ? Car ce particulier qui était le seul à avoir fait une offre d’achat de ces bâtiments communaux s’appelle… Hassan Iquioussen !

Investir dans la brique rouge, mais avec quel argent ?

Par ailleurs, il est difficile de connaître le volume exact des acquisitions immobilières du clan Iquioussen dans le Denaisis, avec ou sans l’aide de la municipalité de Denain. Un simple tour de voiture à Lourches, à Escaudain et à Denain démontre l’étendu incroyable et insoupçonné des domaines, des terrains et autres biens immobiliers appartenant au prêcheur islamiste et à ses associés, issus presque tous du cadre familial. A-t-on le droit de s’intéresser à ce volet commercial d’Hassan Iquioussen ?

Effectivement, il parait « difficile d’appréhender pour quelles raisons on ne pourrait s’intéresser aux affaires commerciales d’un homme public », d’un prêcheur frère musulman de renommée nationale, mélangeant religion et politique, caritatif et investissements immobilières, prédication et affaires, guide religieux et guide touristique, collectes d’argent pour diverses causes ici et liens avec l’internationale frérosalafiste, dopée par l’argent pétrodollar.

S’il est normal que l’on puisse avoir accès, via les données de la HATVP[41]  (Haute autorité pour la transparence de la vie publique), depuis octobre 2013, aux différentes « Déclarations d’intérêts et d’activités » des femmes et hommes élus, aux différents étages de l’Etat. Il paraît anormal de ne pas pouvoir avoir accès aux données relatives aux patrimoines et au train de vie des leaders islamistes et autres responsables religieux musulmans, surtout ceux qui s’activent dans les collectes d’argent dans les mosquées.

Ainsi, il est normal que l’on sache que la députée-maire de Denain a touché une rémunération cumulée de 11.823,87 €/mois jusqu’en février 2014[42] – pour ses différents mandats comme maire, députée et vice-présidente de la CPAH (Communauté d’Agglomération Porte du Hainaut). Et qu’elle toucherait désormais presque 13.800 €/mois, dont 5.770 €/mois au titre de l’IRFM (« Indemnité Représentative de Frais de Mandat », à ne pas confondre avec l’indemnité parlementaire[43]). Mais il est anormal que l’on ignore tout du train de vie de nombreux religieux, donneurs de leçons et moralisateurs alors que certains parmi eux amassent, par le biais de la religion musulmane, des biens dans des cavernes protégées. Le CFCM (Conseil Français du Culte Musulman), en partenariat avec les services de l’Etat, devrait peut-être penser à imposer aux responsables religieux, aux imams aussi, de déclarer leur patrimoine, avant et après la prise de leur fonction. A l’Etat aussi de surveiller les flux d’argent, entrants et sortants.

En attendant cette transparence qui ne viendrait jamais – laïcité oblige ! – il faut savoir que le prêcheur Hassan Iquioussen gère en même temps, au moins trois sociétés immobilières :

Premièrement, la SCI SMOLIN[44] associé à ses fils Soufiane Iquioussen et Othmane Iquioussen. Ce dernier, âgé de 29 ans, après une formation théologique à l’institut égyptien Al-Azhar[45], est devenu l’imam de la mosquée de Raismes[46]. J’y reviendrai.

Deuxièmement, la SCI SAINTE REINE[47] associé à sa nièce. Cette SCI a acheté l’école privée catholique « Sainte Reine », en plein centre-ville et à 100 mètres de la mairie de Denain, et s’apprête à la transformer en 19 logements locatifs : Comme celui de Roubaix !

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Troisièmement, la SCI IMMO59, associé à sa femme, à la jeune Izmaoune Ellhame[48], cofondatrice de l’association SOS GAZA et qui fut sa trésorière[49]. Ladite association « caritative », collaborant avec Baraka City, s’est transformée en SOS PEUPLE DU MONDE et ne cache pas sa proximité avec les Frères musulmans et le Hamas. Cela n’empêche pas La Voix du Nord de relayer ses activités et manifestations publics[50].

L’autre associé d’Hassan Iquioussen au sein de la SCI IMMO59, est Abdeladim Ben Haida, l’époux d’Izmaoune Ellhame, l’un des responsables de la mosquée de Liévin[51] – un autre foyer islamiste très actif des Frères musulmans de l’UOIF dans le Pas-de-Calais -  membre du conseil fédéral d’EELV[52] (Europe Ecologie Les Verts) et candidat EELV[53] sur la liste « Le Rassemblement », composée des candidats écolos, Front de Gauche et d’autres, lors des élections régionales du mois de décembre 2015.

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Marchand du temple ?

Hassan Iquioussen est loin d’incarner l’image de l’ascète qu’il renvoie habilement à toute une frange de la jeunesse des quartiers populaires, en quête d’identification identitaire et religieuse. Ses propriétés immobilières se développent à Lourches, Escaudain, Denain, Liévin et Roubaix. Par ailleurs, il est aussi guide « spirituel » pour le petit-pèlerinage (Omra) à la Mecque et guide « touristique » pour des voyages « idéologiques », marchant en Turquie « sur les traces des califes ottomans », en Andalousie, sur les traces des califes omeyyades et en Malaisie, pour expliquer à la jeunesse française comment l’islam a dominé ce pays dans la douceur et sans armes !

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Ces voyages sont souvent organisés par une agence dénommée Bakka Tours[54], créée le 17 avril 2007[55] à Paris, domiciliée à Lille depuis mars 2015[56], par deux associés : Le premier s’appelle Ouail Zenati, cardiologue de nationalité française et d’origine syrienne, très proche du prince saoudien Fahd Ben Sultan Ben Abdelaziz, qui prend en charge le financement de ses recherches dans le domaine médical en partenariat avec des japonais[57]. Quant au deuxième associé, qui occupe le poste de gérant, il s’appelle Mehdi Berka : Le beau-frère de l’imam Othmane Iquioussen !

L’analyse des profils des « guides religieux » du petit pèlerinage (Omra), sollicités constamment par cette agence de voyage, montre son affiliation idéologique à un frérosalafisme dogmatique ultra puissant et structuré en réseau hyper-communicant. Car en plus d’Hassan Iquioussen et de son fils Othmane, d’autres noms célèbres et connus par des propos sulfureux viennent compléter le cortège. Ainsi, l’imam salafiste brestois Rachid Abou Houdeyfa – Rachid El Jay de son vrai nom – en fait partie[58]. Le même Abou Houdeyfa, qui devait s’associer à Amar Lasfar, le président de l’UOIF, pour donner une conférence commune à Roubaix le 28 mars 2016[59]-[60]-[61], est visé désormais par une enquête judiciaire, notamment pour son activité de « voyagiste »[62]. S’agit-il des retombés financiers de ladite « Omra » ? L’enquête est en cours.

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Par ailleurs, dans une vidéo publicitaire de l’agence Bakka Tours[63], datant de juillet 2015, le jeune imam Abdelmonaïm Boussenna, imam dans une mosquée roubaisienne et ancien lauréat du Lycée Averroès, présentait le bilan de la « Omra 2015 » et annonçait la liste des intervenants prévus pour la « Omra 2016 ». L’on apprend qu’en 2015, Bakka Tours a engagé, comme guides et intervenants, les frères musulmans Ahmed Miktar, Nabil Ennasri ainsi que Mohamed Benslimane. D’autres imams salafistes 2.0 ont été de la partie à l’image d’Ismaïl Mounir, de la mosquée de Longjumeau, ainsi que l’imam d’Aubervilliers, le salafiste Hassan Bounamcha[64]-[65], connu « par des propos homophobes » et « avait été menacé d’expulsion du territoire »[66]. Abdelmonaïm Boussenna avoue, sans gêne apparente, que les « pèlerins » étaient entrés en contact, en Terre Sainte, avec un cheikh saoudien nommé Abdallah Lasfar que le ministère de l’intérieur français avait interdit, en 2012, de participer au congrès annuel de l’UOIF. Ce dernier « aurait justifié le fait de battre son épouse si elle n’obéissait pas à son mari. Il aurait tenu ces propos justement au Congrès de l’UOIF en 2008 »[67]. Quant aux intervenants prévus pour ce petit-pèlerinage, dans sa version 2016, l’on trouve toujours Hassan Bounamcha, Abdelhakim  Richi, Mohamed Benslimane et un certain Mohamed François, l’imam frérosalafiste de la mosquée de Jouy-Les-Tours.

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Au prix de plus de 1.000 € pour deux semaines (hors période du Ramadan[68]), l’agence Bakka Tours, organise ce voyage, plusieurs fois par ans. Les pèlerins sont pris en charge et encadré par des frérosalafistes qui, en plus de diffuser leur lecture islamiste, en sont rémunérés : Ou comment joindre l’idéologique et le pécuniaire.

« Voix de Femmes » musulmanes qui voteraient PS ?

Mais Hassan Iquioussen ne se limite pas qu’aux voyages religieux et idéologiques. A Lourches toujours, il a mis en place une dénommée « ferme pédagogique » qui a reçu, par le passé, des classes du Lycée Averroès et qui reçoit fréquemment les visites des élèves des écoles coraniques de certaines mosquées de la région, affiliées à l’UOIF. Les animaux de sa dite « ferme pédagogique » apparaissent sur des photos de « Denain Plage », organisé chaque année par la ville de Denain[69]. Ses poneys sont mis à la disposition des services de la mairie. Un denaisien me dit : « L’on ne sait pas si ses animaux sont vaccinés et s’ils subissent un examen vétérinaire avant qu’ils ne soient mis en contact des enfants ».

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La mairie de Denain est encore plus généreuse avec les Iquioussen, hommes et femmes. Pour preuve, s’il en faut encore d’autres, les services municipaux d’Anne-Lise Dufour-Tonini mettent à la disposition de l’énigmatique association « Voix de femmes », présidée par Rachida Iquioussen – Bachati de son nom de jeune fille et épouse de Soufiane Iquioussen – des salles municipales pour ses activités et relayent la publicité de cette énigmatique association sur la page Facebook de … la ville de Denain !

Pis, les affiches de « Voix de Femmes » portent la mention : « En partenariat avec l’association Actions Citoyennes et la ville de Denain » ainsi que les logos des deux partenaires. Depuis 2014, à chaque journée des femmes, cette association énigmatique bénéficie étrangement du soutien affiché de la mairie pour organiser une manifestation 100% femmes. « Vive la mixité ! » pourrait-on scander. Mais lorsque l’on se souvient de cette interdiction prêchée par Hassan Iquioussen : « Une mixité sans limite est haram puissance dix »[70], l’on est davantage interrogatif sur le sens de ce partenariat entre la mairie et l’épouse de Soufiane Iquioussen. Par ailleurs, hormis la mise à disposition de la « Salle Barbusse » ou de la « Maison de quartier Solange Tonini », l’on ignore la nature exacte et les raisons de ce soutien affiché. Cette association propose des activités sportives et des ateliers de beauté, soins de visage, massage, maquillage et des stands culinaires.

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La dernière soirée « 100% femmes : Soirée chic et glamour », organisée le samedi 23 avril 2016 proposait, en plus, un repas et affichait un prix d’entrée de 15 €. Et c’est bien là où réside le caractère éminemment énigmatique de cette association. Car tout simplement, et suite à mes propres recherches sur les annonces du Journal Officiel : L’association « Voix de Femmes », supposée être présidée par Rachida Iquioussen, n’existe pas[71] !

Le bureau des « Libertés publiques et des associations » – le Greffe des Associations de la sous-préfecture de Valenciennes – m’a confirmé le fait qu’il n’a pas « trouvé dans le registre national des associations (RNA) d’association portant le titre  « Voix de Femmes » sur la commune de Denain ». Cette affaire suscite moult interrogations légitimes :

Comment se fait-il que la mairie de Denain met à la disposition d’une association inexistante, juridiquement parlant, des espaces municipaux pour organiser des activités réservées uniquement aux femmes ?

Sur quelles bases juridiques cette association a pu bénéficier de la réservation de ces espaces ?

Quels sont les documents officiels, y compris l’attestation des assurances, fournis par l’association « Voix de Femmes » aux services municipaux pour effectuer ces réservations ?

Comment se fait-il que la page Facebook de la Ville de Denain fait la promotion de cette association fictive, tout au long de ces trois dernières années ? …

Par ailleurs, bien qu’il ne soit pas illégitime qu’un groupe de personnes puisse créer une « association de fait » ou une « association non déclarée », la création de telle structure, de manière officieuse, ne permet pas à ce type d’association d’avoir les mêmes droits et devoirs qu’une association déclarée aux services préfectoraux. En effet, « l’association non déclarée ne bénéficie pas de la capacité juridique de la personne morale, donc elle ne dispose pas par elle-même de droits et d’obligations. Tous les actes effectués sont réputés faits par ses membres. Les actes que l’association aurait réalisés seraient réputés nuls et de nul effet. L’association ne peut pas ouvrir de compte bancaire à son nom, ni signer de contrat de location (bail) d’un local … Elle ne peut pas percevoir de subvention publique, ni recevoir des dons, ni recueillir des donations ou des legs. Elle ne peut pas non plus solliciter d’agrément. »[72].

Au regard de ces restrictions légales et la nature des activités proposées par l’association « Voix de Femmes », présentant des risques physiques et chimiques, comment la mairie a-t-elle pu autoriser à une association non déclarée d’organiser, dans un espace municipal, de telles activités ? Comment se fait-il qu’une association n’ayant aucun compte bancaire, ouvert en son nom, a pu faire payer 15 € aux participantes à la dernière « Soirée chic et glamour » ? Où est passée la recette des entrées ? Sur quel registre comptable peut-on consulter pour trouver des traces de cet argent ? Dans quelles conditions la mairie de Denain, en la personne d’Anne-Lise Dufour-Tonini, s’est elle permise de cautionner une association inexistante ? Une enquête s’impose.

Des médias au service du clan Iquioussen ?

Une affaire troublante. N’est-ce pas ? Mais cela ne semble pas avoir gêné pour autant le quotidien La Voix du Nord[73] qui, déjà le 10 mars 2014, avait titré un encart, je cite : « Denain : Les femmes à l’honneur, grâce à la future association Voix de Femmes ». Dès l’introduction, quelques informations piquent les yeux : « Rachida Iquioussen et quelques femmes de Denain se sont regroupées et dans les mois à venir, elles vont créer leur association, « Voix de femmes ». Dimanche, elles ont fêté la journée internationale des droits des femmes avec l’association Actions citoyennes. »[74] Ou comment l’on fait connaître une personne, comme Rachida Iquioussen, sur les pages d’un quotidien régionale sachant que l’association, qu’elle est censée présidée, n’existait pas encore officiellement et n’existe toujours pas depuis son annonce médiatique prématurée, il y a trois ans, à côté de l’association Actions Citoyennes, inféodée au PS (entre autres forces de gauche), à treize jours seulement du premier tour des élections municipales de mars 2014.

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Cette légèreté journalistique de la presse papier locale rappelle une autre légèreté d’un quotidien national, et pas des moindres : Le Monde. Le 31 décembre 2013, presque deux mois après l’exécution de la quenelle au Sénat, et trois mois avant les dernières élections municipales, Frédecric Potet signa un portrait intitulé : « Soufiane Iquioussen, le garagiste solidaire qui veut « réparer » Denain »[75]. Un portrait plus qu’accommodant. Soufiane Iquioussen y est présenté comme « garagiste solidaire », « un ch’ti », « un patriote républicain qui aime son territoire », un « entrepreneur dans l’âme », « son rêve est de s’engager en politique », « tous les principaux partis l’ont sollicité », etc. A aucun moment ses engagements religieux et islamistes ne sont mis en avant. Pis, lorsque le journaliste parle de sa filiation, il l’a présente ainsi : « Le jeune homme est le fils d’Hassan, un prof d’histoire, né lui-même en France en 1964, reconverti dans le bâtiment et l’immobilier » !

« Le fils d’Hassan » ? Charge au lecteur averti de comprendre qu’il s’agit du frère musulman Hassan Iquioussen, prêcheur de l’UOIF. Ce dernier est présenté comme ayant été « prof d’histoire » mais sans préciser où et quand. S’il est établi désormais qu’il était professeur de l’éthique musulmane, au Lycée d’Averroès de l’UOIF, sa fonction supposée de professeur d’histoire ne l’est pas. Le journaliste va encore loin dans sa description de ce « fils d’Hassan » en expliquant ceci : « Cette fibre politico-sociale, Soufiane Iquioussen explique l’avoir héritée de ses dix années de scoutisme passées au sein d’associations différentes : les Eclaireuses et éclaireurs de France (laïque), les Scouts musulmans de France et les Scouts et guides de France (catholique). Difficile de faire plus œcuméniques ». Mais sans dire un mot de ses actions au sein des structures des Frères musulmans, en France et en Europe. Car les Frères musulmans de l’Europe, Soufiane Iquioussen les connait de très prêt à tel point qu’il a participé à un séminaire, organisé en Turquie[76],  pour former la jeunesse frériste européenne !

Concernant son expérience dans le scoutisme – qui est un mouvement non politique[77] par définition – son passage n’était pas si exemplaire que ça. En témoigne une correspondance écrite, datant du 10 mars 2012, envoyée par un commissaire général des SMF (Scouts Musulmans de France) à Soufiane Iquioussen mais aussi aux responsables de la mosquée d’Escaudain, dont le président à cette époque s’appelait : Hassan Iquioussen. Selon la correspondance, « le fils d’Hassan » a utilisé le logo des SMF et a démarché au nom des scouts pour organiser une « Omra » (petit-pèlerinage), au prix de 1.140 €, mais sans avoir pris l’autorisation des instances nationales. Cette « Omra » devait être organisée en partenariat avec l’agence Bakka Tours dont le gérant, pour le rappel, est le beau-frère de l’imam Othmane Iquioussen, l’autre « fils d’Hassan », et dont l’un des « guides » se nomme : Hassan Iquioussen.

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La correspondance dit, avec un ton ferme, je cite : « Cher Soufiane Iquioussen, nous avons appris avec certitude que tu organises une OMRA au nom des Scouts Musulmans de France !  Quel étonnement pour une « section » qui est sous tutelle du national ! Le bureau politique, le conseil cultuel, le centre de ressources Bourgogne, le pôle national formation développement, le pôle international  n’ont pas été informé de cette démarche qui doit être d’abord validée par le pôle formation développement et le district Bourgogne dans le cadre de l’accompagnement de la région Nord Pas de Calais et ensuite être validée par le pôle national spirituel et le pôle internationale. Nous sommes extrêmement surpris de prendre acte de ce fait. Comment pouvez-vous utiliser le logo S.M.F. et démarcher au nom des S.M.F. pour cette action non validée !? Nous t’invitons immédiatement à enlever le logo et tout intitulé concernant Les Scouts Musulmans de France sur cette opération. Dés aujourd’hui aucune action ne doit être entrepris au nom des Scouts Musulmans de France jusqu’à nouvel ordre. Une cellule d’urgence est en cours concernant cette situation. Nous te demandons un courrier officiel signé de ta part et envoyé par mail sous  les 24 heures confirmant : 1. L’arrêt de l’opération Omra au nom des SM.F,  2. L’arrêt de toutes les activités SMF Denaisis. Dans le cas contraire nous nous réservons le droit d’avoir recours à toutes les voies légales qui nous sont offertes ! ». C’est vrai : « Difficile de faire plus œcuméniques » dixit le Monde.

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Frédecric Potet est allé encore très loin en faisant, purement et simplement, la promotion d’une association politique, roulant ouvertement pour l’islamisme de l’UOIF et un certain socialisme de la députée-maire de Denain. Il dit : « Il l’aime tellement, son territoire, qu’avant de lancer ce projet de garage solidaire, il s’est appliqué pendant deux ans, avec quelques copains, à titiller la démocratie locale à travers Actions citoyennes ». Dans cet article, à aucun moment le nom de l’association « Convergences Plurielles » n’a été cité sachant que c’est elle qui porte le projet « garage solidaire ». Le Monde a préféré plutôt parler de l’association Actions Citoyennes en ces termes : « L’association se veut  « non partisane » et accueille dans ses rangs des jeunes de toutes sensibilités politiques ». En osant confirmer qu’elle contient des adhérents couvrant tout le spectre politique : « de l’extrême gauche au Front national » !

D’autres approximations peuvent être relevées comme lorsque le journaliste du Monde explique le retour du « fils d’Hassan » pour s’occuper politiquement et socialement de sa ville natale, après une virée supposée être réussie en région parisienne. Il dit : « Il revend alors les parts de sa société [Qantara, ndlr] ». Ce qui n’est hélas, pas très exact. Car il ne s’agit pas de vente de parts d’associés mais d’une liquidation pure et simple, au sens juridique du terme. La société « SARL Qantara », immatriculée au RCS de Paris le 21 juin 2010, sous le numéro : 523 035 514 RCS Paris a été radiée définitivement du registre le 3 septembre 2012[78], suite à la décision des trois associés, dont Soufiane Iquioussen, réunis en assemblée générale extraordinaire, datant du 30 juin 2012. Les trois associés ont décidé à l’unanimité de : « la dissolution rétroactive de la SARL QANTARA au 31 décembre 2011 » et « de nommer Monsieur DL […] en qualité de liquidateur et de fixer l’adresse de liquidation au […] à Paris »[79].

Alors que le Monde dresse le portrait d’un  « entrepreneur dans l’âme » qui avait créé Qantara pour commercialiser « L’agenda le plus laïc de France » qui « va faire un carton dans les rayons papeterie des grandes surfaces », les chiffres d’affaires déclarés au titre des « Comptes de clôture de liquidation »[80] délivrent des informations à l’encontre du portrait dressé par Le Monde. Ces chiffres expliquent les raisons réelles de cette liquidation. En effet, du 21/06/2010 au 31/12/2010, Qantara a réalisé un chiffre d’affaires de 45.703 € sachant que les charges d’exploitation, elles, s’élevaient à 48.206 € : Donc, première année d’exercice déficitaire. Ensuite, du 1/01/2011 au 31/12/2011, le chiffre d’affaires s’élevait uniquement à 10.753 € et les charges étaient de 15.624 € : Donc, deuxième année d’exercice déficitaire. Les associés ont donc décidé, logiquement, de mettre la clé sous le tapis. Comment peut-on revendre les parts d’une société alors que l’on a décidé de sa liquidation ? Comment le quotidien Le Monde a pu publier un tel portrait flatteur, mais truffés d’approximations, en faveur de Soufiane Iquioussen ?

Toutefois, cela ne concerne pas uniquement les supports papier. L’audiovisuel assure lui aussi une part de la promotion du clan Iquioussen. Comme c’est le cas de la télévision publique France 2.  En effet, le 17 novembre 2015, quatre jours seulement après les attentats du vendredi 13 novembre à Paris, au journal de 20h, la chaîne a consacré presque quatre minutes pour dresser le portrait d’un imam qui « milite pour une meilleur compréhension de la religion musulmane »[81]. Cet imam s’appelle Othman Iquioussen et paraissait à plusieurs reprises en compagnie de son frère : Soufiane Iquioussen.

Des séquences ont été tournées principalement à la mairie et à la mosquée de Raismes en plus d’une séquence dans une chambre. La voix off le présente ainsi : « Othmane Iquioussen est un enfant du pays, né dans le Nord-Pas-de-Calais comme ses parents ». Ce qui n’est pas très exacte car sa maman est née à Casablanca au Maroc en 1966. A aucun moment, le nom de son père n’est prononcé. Son lien avec l’UOIF est passé aussi sous silence !

Dans la suite du portrait, la voix off dit : « Après des études littéraires brillantes, il suit sa vocation. Neuf ans de théologie et le voilà imam de la mosquée de Raismes ». Aussi, à aucun moment, il n’est précisé que ses études religieuses les a suivi à l’institut universitaire sunnite Al-Azhar, au Caire en Egypte, au plus près de la guidance-suprême des Frères musulmans. Cet institut connait une infiltration frérosalafiste inquiétant le pouvoir égyptien depuis plusieurs décennies. L’on parle même de présence d’environ cinquante professeurs issus de la confrérie[82] qu’ils l’ont infiltrés. Des milices fréristes paramilitaires, dont la présence a été mise en évidence déjà en 2006 et qui s’est confirmée quelques années plus tard, rodent en son sein[83].

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Par ailleurs, la journaliste présente Othman Iquioussen comme un « imam ultra connecté ». Et comme pour démontrer la justesse de son descriptif, elle montre l’image de l’écran de son ordinateur portable, affichant sa page Facebook officielle. Mais elle ne prête aucune attention à la photo du profil choisie par cet imam : la « Main de Rabia », le signe de ralliement international aux Frères musulmans depuis la répression des membres de la confrérie, suite à la chute de Mohamed Morsi. Silence coupable ou méconnaissance des symboles des Frères musulmans de la part de France 2 ? Difficile à savoir. Au début du reportage, le réalisateur montre une scène où le jeune imam échange quelques mots avec la députée-maire Anne-Lise Dufour-Tonini et son directeur de cabinet Yoann Senez. Que doit-on décrypter ?

L’équipe de France 2 l’a suivi même le soir lorsqu’il a rencontré, dans une chambre, des personnes présentées par la journaliste comme étant, je cite : « des imams et membres d’associations » mais sans plus de détails. Mais lorsque l’on regarde bien ces images, l’on se rend-compte qu’il ne s’agit aucunement d’ « imams » mais tous, ou presque, sont des élèves et disciples d’Hassan Iquioussen. La personne que salua en premier Othmane Iquioussen dans cette pièce est son grand frère : Soufiane Iquioussen. L’on aperçoit un certain Ali Rahni, président de l’association « Rencontres et Dialogue », membre du CMF (Collectif des musulmans de France présidé par Nabil Ennasri) et d’EMN-France (European Muslim Network que préside Tariq Ramadan depuis l’axe Bruxelles-Doha). Ce même Ali Rahni[84] – que certain qualifient d’ « écolo-islamiste » et qui n’est pas imam par ailleurs – était candidat à plusieurs reprises sur des listes EELV à Roubaix[85]-[86]-[87].

Un autre jeune frériste était aussi présent. Il s’agit d’Hamza El-Kostiti, très proche de l’UOIF Nord[88], qui fut conseiller municipal à Halluin entre 2008 et 2014[89]. Le même était candidat EELV aux dernières élections régionales[90] et qui, entre les deux tours, a tracté en âme et conscience pour le compte de Xavier Bertrand[91] (Les Républicains). Hamza El-Kostiti avait dit lors de ce reportage : « […] et on doit assurer le service après-vente d’un événement qu’on regrette, qu’on condamne ». Par événement, il faut comprendre les attentats de Paris du 13 novembre. Quant à l’usage de l’expression « service après-vente », il est le seul, certainement, à pouvoir le justifier.

Que savait France 2 de l’identité réelle de ces jeunes fréristes qui ne sont pas des « imams » mais des islamistes guettant les occasions électorales sous l’impulsion idéologique d’Hassan Iquioussen et de Tariq Ramadan ? Entre plus de 2.500 salles de prières et de mosquées, de France et de Navarre, n’y avait-il que la mosquée frériste de Raismes, la tribune attitrée des frérosalafistes[92] comme Hani Ramadan, Abdallah ben Mansour, Hassan Iquioussen, Ahmed Miktar, Ismaïl Mounir, … ? N’y avait-t-il que le fief socialiste d’Anne-Lise Dufour-Tonini soutenue par les Iquioussen, père et fils ? Qui sert la soupe à qui ? Est-ce le rôle de France 2 de servir de canal de transmission de la propagande islamiste ?

Islamisme, ce mélange explosif au-dessus des mines de charbon !

Tout a commencé par une quenelle au Sénat. Mais celle-ci est loin de livrer tous ses secrets. Car derrière l’arbre, se cache la forêt. Derrière la quenelle, se cachent ses complices indéfinis et insoupçonnables. Ainsi, de nombreuses zones d’ombres demeurent. De nombreuses interrogations citoyennes légitimes méritent enquêtes, investigations et, s’il le faut, sanctions électorales et pénales sans accommodement aucun.

Si depuis au moins les attentats du 11 septembre, l’islamisme est montré du doigt et critiqué, ses soutiens, ses complices, ses « idiots utiles » et les charognards  qui profitent du climat délétère qu’il installe volontairement, eux, n’apparaissent que très rarement sur la photo. Certainement, l’islamisme est une monstruosité même lorsqu’il porte les masques et les habits de la modernité. Cependant, ce monstre islamiste ne peut se nourrir que sur les terrains désertés. Il ne vit que sur le compte des renoncements individuels et collectifs. « L’hydre des Frères musulmans » – pour reprendre une expression d’Antoine Peillon dans Résistance ![93] – développe l’idée qu’il serait immortel et invincible. Une fatalité ? L’est-il réellement sans ses engraisseurs et protecteurs de l’ombre ? Il se joue des institutions pour les miner de l’intérieur, tel un VIH (Virus Islamiste Habile), s’attaquant aux « systèmes immunitaires » de la République pour s’y multiplier, à l’infini, et les détruire le moment venu après neutralisation de toute résistance. Mais ces « systèmes immunitaires » en ont-ils, au moins, conscience ? Soufiane Meziani, professeur de l’éthique musulmane au Lycée Averroès, propose lui d’ « En finir avec la démocratie française »[94] !

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La quenelle au Sénat démontre le contraire. Les « systèmes immunitaires » de la République, depuis la mairie de commune jusqu’à l’Hémicycle sont de moins en moins vigilant face à la prolifération du VIH islamiste. Cette quenelle a eu le mérite, ose-t-on dire, de le prouver par le fait, par le geste. Que découvre-t-on quelques années après son exécution ?

Eléments de réponse : Implantation de l’islamisme sur un large territoire nordiste marginalisé ; Infiltration depuis une dizaine d’année, d’un « lion du Tamkine et de ses lionceaux » dans différentes formations politiques, notamment de gauche ; Entrisme politique dans au moins trois municipalités du Denaisis ; Tentations électoralistes affichées de certains élus pour bénéficier d’un hypothétique « vote musulman » voilé et barbu ; Accommodements politiciennes et clientélistes pour assouvir des revendications communautaristes contraires à l’esprit de la République et de la Laïcité ; Opacité totale couvrant les affaires financières et immobilières d’un frère musulman radical jouissant étrangement de protections incroyables ; Conflits d’intérêts flagrants entre une députée qui se veut « républicaine » et un islamiste pur sang ; bienveillance médiatique à l’égard du « lion » barbu et de ses « lionceaux » presque imberbes, orientant les objectifs vers la seule direction de réalisations décrites comme sociales mais sans oser la question de savoir comment le social a toujours été instrumentalisé et mis au service du frérosalafisme pour élargir son assiette, ses influences et étendre son voile, etc.

Ce n’est pas un fantasme d’extrême-droite de dire que des politiques, à des fins électoralistes, font hélas le jeu de l’islamisme. Ceux-là mêmes qui donnent des leçons de Citoyenneté et de Laïcité à leurs concitoyens. Ceux-là mêmes qui s’affichent le matin à côté de Marianne et mangent le soir, lorsque la nuit tombe, sur les tables de ceux qui veulent la voiler. Ceux-là mêmes qui affichent la photo de Jean Jaurès dans leurs bureaux et « mangent dans la main » et chez des héritiers d’Hassan Al-Banna !

Par ailleurs, cette enquête a eu le mérite aussi de dévoiler certains secrets bien gardés d’un autre marchand du temple frériste, dans le Nord, mélangeant pêle-mêle les registres et multipliant les conflits d’intérêts, pourvu que le projet islamiste avance et gagne en capacité financière, en protection de toutes sortes, en soutien politique et en couverture médiatique. Hassan Iquioussen, à une différence près de son pendant lillois Amar Lasfar[95], n’aimerait pas apparaître trop sur la photo, même s’il a une chaîne de prédication sur Youtube[96], il préfère agir en sous-main pour le compte de l’UOIF, depuis les sous-sols obscurs du bassin minier, en téléguidant sa progéniture et ses acolytes, qui sont souvent des personnes fragiles, dans le besoin !

UOIF, membre de la constituante de 1789 ?

Pendant ce temps-là, le journal Libération, présent lors d’un « Dîner de presse » organisé le 28 avril dernier[97] par l’UOIF à Paris, titre ce 29 avril 2016, je cite : « L’UOIF peaufine son combat contre la radicalisation »[98]. Ou comment l’on présente comme « pompier » un néfaste « pyromane » récidiviste. Mais de qui se moque-t-on ? Le journal La Croix, plus mesuré, reprend lui cette déclaration d’Amar Lasfar, faite lors de ce dîner, je cite : « Nous ne comptons pas faire la révolution pour obtenir le pouvoir ! Notre Révolution, nous l’avons faite en 1789. Notre charia, c’est la loi de la République »[99]. Le journal Libération, étrangement bienveillant à l’égard de l’UOIF, ne semble pas avoir saisi la portée mensongère de cette déclaration : « Notre charia, c’est la loi de la République » et préfère présenter les Frères musulmans de l’UOIF comme de pauvres vulnérables ennemis menacés de Daesh. Un non-sens regrettable. Il devra relire ce que lui-même avait publié le 24 septembre 2009, en marge de l’affaire d’Amar Bergham[100]. Ce nordiste ayant souhaité être incinéré avant que l’UOIF n’émette son véto : Une fatwa interdisant l’incinération.

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A l’époque le ton journalistique de Libération était relativement courageux vis-à-vis des islamistes de l’UOIF. En témoigne un passage, en particulier, qui garde toujours un air de … maintenant. Je cite :

« […] Le fait est que les municipalités de Roubaix et Lille font preuve, pour des raisons électoralistes ou dans l’espoir d’acheter la paix sociale, d’une certaine complaisance à l’égard des musulmans fondamentalistes. Martine Aubry est au mieux avec Amar Lasfar, recteur de la mosquée de Lille Sud, président de la Ligue islamique du Nord, une branche de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF). Or, dans l’affaire Bergham, Amar Lasfar s’est permis d’envoyer à la justice une fatwa selon laquelle «seule une autorité judiciaire musulmane dans un pays musulman doit définir et vérifier les causes de l’apostasie d’une personne» […] »[101]. En 2005, et non pas avant 1789, la charia d’Amar Lasfar n’était pas, totalement, la loi de la République. D’ailleurs, les fatwas du frère musulman Amar Lasfar sont-elles un héritage de 1789 ou l’expression de sa lecture idéologique du Coran et de la Sunna ? Les plaintes de l’UOIF contre ses contradicteurs et contre les caricaturistes de Charlie Hebdo sont-elles l’expression de la révolution de l’esprit de 1789 ou l’expression de sa lecture de la loi religieuse, telle qu’il la veut ?

Pour y réponde, il faudrait écouter plutôt le discours du frère musulman Hassan Iquioussen, l’un des générateurs habilités de la radicalisation frérosalafiste, dans une conférence donné à seulement deux ou trois mois des élections municipales de 2014. Vous savez ces élections qui ont connues l’infiltration de ses enfants et acolytes sur des listes de gauche dans le Denaisis. Elle portait le titre de « L’islam et la politique ». Son objet non avoué était d’instrumentaliser l’enceinte de la prière pour prêcher une vision politicienne de l’islam. Hassan Iquioussen, qui ne jouit pas du droit de vote de part, son statut d’étranger, car n’ayant pas la nationalité française[102], a tenté de mobiliser les fidèles musulmans pour aller voter. En qualifiant le frère musulman égyptien Mohamed Morsi de « the best »[103], il n’a eu de cesse de culpabiliser les fidèles présents en disant, par exemple : « Votre approche laïque de l’islam est criminelle » et « Si on a retiré le voile de ta fille, c’est parce que tu as laissé des députés voter une loi … La seule solution que tu as, c’est de faire pression sur eux pour qu’ils abolissent cette loi … Ce sont les citoyens musulmans qui n’ont pas fait leur devoir de citoyenneté , qui sont à l’origine de cette loi infâme »[104] !

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Amar Lasfar, conseillé par ses communicants, peut toujours répéter ses éléments de langage, à l’adresse de qui voudrait encore les entendre et les relayer médiatiquement. Toutefois, son pendant denaisien, Hassan Iquioussen, exprime les choses fidèlement à l’idéologie frérosalafiste : « Islam et politique sont indissociables »[105] dit-il et rappelle cette vérité frériste immuable : « L’objectif de la religion [musulmane] est de nous permettre de vivre à l’ombre du Coran et de la Sunna »[106]. Sayyid Qotb, celui qui a laissé une grande partie de son testament idéologique écrite en arabe dans : « A l’ombre du Coran » (في ظلال القرآن), peut en être fier de ses héritiers actifs dans la « demeure de la mécréance et de la guerre » !

« Liberté, démocratie, laïcité vont permettre à l’islam de vivre une expérience inédite [en France] »[107] avait déclaré Amar Lasfar, lors de ce fameux « dîner » à l’honneur des journalistes. En disant cela, l’UOIF tente-t-elle d’adresser une nouvelle « quenelle » à la face de la République, toutes institutions confondues ? L’on est maintenant prévenu. Le territoire denaisien offre un spécimen de cette « expérience inédite » d’un Tamkine local s’organisant en réseau. L’on peut élargir davantage cette enquête pour y intégrer d’autres données troublantes. Des « adeptes » d’Hassan Iquioussen se trouvent disséminés partout, faisant la courte échelle à d’autres « adeptes ». A l’image d’un converti très actif, « le bras droit d’Hassan Iquioussen » à la mosquée frériste de Raismes, membre de Convergences Plurielles, occupant un post clé au sein du syndicat « Sud Transports Nord-Pas-de-Calais », salarié de Transvilles (ex SEMURVAL) et proche de la députée-maire Anne-Lise Dufour-Tonini qui occupe, elle, le poste de présidente élue du SITURV (Syndicats des Transports Urbains de la Région de Valenciennes)[108].

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Additionner l’expérience islamiste denaisienne à d’autres expériences locale, non moins significatives, dans d’autres villes des Haut de France (comme Liévin et Maubeuge, entre autres) et de l’hexagone (Ile-de-France, Mulhouse, Bordeaux, Marseille, etc.). Cela devrait encourager les décideurs à prendre conscience de l’avancée des Frères musulmans dans la stratégie douce et silencieuse du Tamkine global. L’Union fait la force. La tradition bouddhiste livre cette sagesse : « C’est réunis que les charbons brûlent. C’est en se séparant que les charbons s’éteignent ». Qui osera s’en approcher ?

Pas d’amalgames : La minorité islamiste est connue de tous, mais …

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, de nombreuses voix musulmanes s’élèvent, de plus en plus, contre l’instrumentalisation de la foi musulmane, à des fins idéologiques et politiques, par les Frères musulmans. Sur presque 2.500 salles de prières et de mosquées que compte l’hexagone, seulement 3 % sont estampillées, gérées, et influencées par l’UOIF. La majorité des mosquées de France, à l’image de la plupart des mosquées et salles de prière du Denaisis, ne se reconnaissent pas dans le projet islamiste tamkiniste et sont gérés, Dieu merci, par des responsables intègres qui ne font pas de politique là où l’on célèbre la prière.

Mais, force est de constater que certains élus et candidats, en manque de projet et de vision, encouragent, consciemment ou inconsciemment, le communautarisme et font le jeu de l’UOIF, en se mettant volontairement au service de son idéologie expansionniste, mais toujours avec l’espoir que cette communautarisation entretenue par une volonté politique, par un clientélisme coupable et par des subventions publiques, puissent faire bénéficier ces élus d’un hypothétique « vote musulman ». Comme si les citoyens musulmans votaient tous de la même manière et vers la même direction, ce qui est totalement faux.

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La majorité des responsables de mosquées sont conscients qu’il ne faut pas utiliser le minbar, les prêches, les conférences, les manifestations dites culturelles, pour parler politique intérieure ou étrangère, d’une manière ou d’une autre. Un lieu de culte, encore faudrait-il le rappeler avec insistance, est un lieu de recueillement, de prière et de concorde. Il n’est pas l’espace de diffusion des constances idéologiques et politiques d’une quelconque minorité de conquête. L’évocation dans l’espace consacré à la prière de toute question d’ordre politique – élections, projets de lois ou questions étrangères relatives notamment au conflit israélo-palestinien – devrait-être interdite. Que celui, ou celle, qui a des visées politiques aille exercer son droit constitutionnel là où cela devrait se faire et dans le respect des règles et des procédures. Qu’il aille rejoindre une formation politique existante, ou qu’il crée sa propre formation et se confronte aux autres sur le terrain électoral. Mais quelle lâcheté islamiste celle consistant à vouloir faire de la politique entre les rangs de la prière !

Par ailleurs, la République devra interdire à «ses candidats», dans différentes élections locales, régionales et nationales, de se rendre dans les mosquées et aux rassemblements de musulmans pour séduire le supposé «vote communautaire». Les mosquées ne doivent pas se transformer en une manne électoraliste, essentialisée et «moutonnisée» par des islamistes, livrée au plus offrant – à celui ou celle qui facilitera le projet islamiste – parmi les candidats de droite ou de gauche. Que vient faire un républicain avec son comité de soutien, dans une mosquée colonisée par des «frères» de l’UOIF, par exemple ? La République devra mettre un terme aux habitudes de certains candidats et élus lorsqu’ils empruntent, en pèlerins en quête de voix, le chemin des mosquées, prononçant, avec un drôle d’accent, un «salam’alykoum» intéressé. Au début était la « quenelle » et la « quenelle » était l’islamisme. La République est désormais prévenue.

 

Nota :

Dans le cadre de cette enquête, j’ai contacté Soufiane Iquioussen par messagerie. Je lui ai posé une série de questions relatives à l’année de son adhésion à l’association « Convergences Plurielles », ses fonctions au sein de cette structure et ses apports au projet « Garage solidaire ». Une précision est sollicitée quant à la paternité de ce projet : « Convergences Plurielles » ou « Actions Citoyennes ». Une autre question concerne le financement d’ « Actions citoyennes ». Une autre au sujet de « Voix de Femmes ». Et une dernière au sujet de sa participation à un séminaire des Frères musulmans en Turquie. Il a accusé réception, par écrit, de ce questionnaire. Je suis toujours dans l’attente de réponses écrites de sa part. Dès réception, je les intégrerai lors d’une prochaine mise à jour.


[1] Sources : INSEE, données statistiques de 2012.

[2] Selon les statuts mis à jour, datant du 18 mai 2015, déposés auprès de la sous-préfecture de Valenciennes. L’actuel président de Convergences Plurielles est Baptiste Murcia et son trésorier est Anas Rifki.

[3] Selon les statuts de cette association, mis à jour, datant du 09/12/2014 et déposés auprès de la sous-préfecture de Valenciennes. L’actuel président d’Actions Citoyennes est Youssef Feddal. Deux Iquioussen sont membres du bureau exécutif : Soufiane Iquioussen et Nomane Iquioussen. Youssef Feddal et Soufiane Iquioussen sont aussi membres du CA de Convergences Plurielles.

[4] Voir et lire un post sur son profil Facebook, publié le 25/07/2014, alors qu’il est déjà adjoint au maire d’Haveluy, il a écrit, je cite : « Quelle honte ! Nos impôts servent à financer l’armée israélienne, un état terroriste ». Ici : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=912097675485938&set=pb.100000571436280.-2207520000.1462600836.&type=3&theater

[5] Extrait de l’objet de la dernière version des statuts de l’association « Actions citoyennes », datant du 9/12/2014, déposé auprès du Greffe des associations à la sous-préfecture de Valenciennes.

[6] Le 21/06/2013, La Voix du Nord titrait, sous la plume de Pierre Rouanet : « Actions citoyennes récidive : un futur garage solidaire à Denain ? ». Dans cet article, il n’est mentionné nulle part le nom de l’association « Convergences plurielles », ni le nom de son président Ali Janan.

[7] Extrait du plan d’affaires du projet.

[8] Pierre Rouanet, Actions citoyennes récidive : un futur garage solidaire à Denain ?  La Voix du Nord, 21/06/2013.

[9] Pierre Rouanet. Même article.

[10] Cette expression, largement utilisé dans le langage des jeunes des quartiers pour se moquer d’autrui, est issue du dialecte arabe et signifie : « Bien fait pour toi ! ».

[11] Voir les listes ici : http://www.politiquemania.com/candidatures-municipales-2014-t1-ville-059172-denain.html

[12] Lire un article datant de 2004, rappelant quelques propos anti-juifs de ce prêcheur UOIF : (http://www.humanite.fr/node/298462) et aussi l’article du Figaro n°18733 du jeudi 28/10/2004 intitulé : Le prêcheur vedette des banlieues professe un antisémitisme virulent, signé Cécilia Gabizon.

[13] Lire ici : http://www.20minutes.fr/france/84922-20060509-france-boutin-et-dieudonne-guest-stars-du-congres-de-l-uoif-au-bourget

[14]Lire ici : http://bondyblog.liberation.fr/200904140001/congres-de-l-uoif-dieudonne-et-soral-en-vedettes-americaines/#.VyBhy3oTUaQ

[15] Médine est invité au « 33ème RAMF 2016 » de l’UOIF pour animer le Stand « Deen record ». Voir le programme du RAMF ici :  http://tariqramadan.com/events/33e-rencontre-annuelle-des-musulmans-de-france-salon-du-bourget-2/

[16] Voir ici : http://www.booska-p.com/video-medine-freestyle-booska-oracle-v1059.html

[17] Voir ici : https://www.youtube.com/watch?v=h68ofqDB__U#t=04m25s

[18] Lire ici : http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/01/10/quelles-sanctions-pour-une-quenelle_4344749_823448.html

[19] Lire ici : http://www.leparisien.fr/faits-divers/bordeaux-1500-euros-d-amende-pour-une-quenelle-devant-une-synagogue-02-04-2014-3735123.php#xtref=https%3A%2F%2Fwww.google.fr

[20] Lire ici : http://www.csa.fr/Espace-juridique/Decisions-du-CSA/Images-d-un-spectateur-realisant-le-geste-de-la-quenelle-dans-Le-Petit-Journal-Canal-mise-en-garde

[21] Lire ici : http://www.eurosport.fr/football/premier-league/2013-2014/quenelle-pour-nicolas-anelka-l-addition-aurait-pu-etre-bien-plus-salee_sto4154581/story.shtml

[22] Lire ici : http://www.leparisien.fr/actualite-people-medias/anelka-renonce-au-geste-de-la-quenelle-a-la-demande-de-son-club-30-12-2013-3449737.php

[23] Télécharger en PDF le magazine de la ville de Denain ici (numéro spécial) : http://www.ville-denain.fr/sites/default/files/pdf/JVMV-23%20Basse%20Def.pdf

[24] Lire ici : http://www.haveluy.fr/joomla2/index.php?option=com_content&view=article&id=195:le-nouveau-conseil-municipal&catid=45:infos

[25] Lire ici : http://www.haveluy.fr/joomla2/index.php?option=com_content&view=article&id=195:le-nouveau-conseil-municipal&catid=45:infos

[26] La chute de l’imam (سقوط الإمام) est le titre d’un roman de l’intellectuelle et militante égyptienne Nawal Al-Saadawi. Ce roman avait fait grand bruit à sa sortie en 1987 dans une Egypte souffrante et prise en otage du régime corrompu de Moubarak et des discours et influences des frérosalafistes. En filigrane se profile une critique de tout pouvoir instrumentalisant la religion à des fins diverses (politiques, financiers, …). J’emprunte ce titre car il résume bien la situation décrite et quelques traits du personnage aussi.

[27] Lire une brève présentation ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Hassan_Iquioussen

[28] A Ecouter ici : https://www.youtube.com/watch?v=SrEFAbwb-b4

[29] Lire ici : http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20041029.OBS0354/un-precheur-musulman-reconnait-ses-torts.html

[30] Lire ici : http://www.nordeclair.fr/Locales/Roubaix/2011/09/20/le-collectif-tire-un-premier-bilan-posit.shtml

[31] V.B. « En Pleine nuit, un immeuble incendié par vengeance », La Voix du Nord, 9/12/2007.

[32] Ici sa page Facebook : https://www.facebook.com/mehdi.chalah

[33] Voir ici : http://havredesavoir.fr/

[34] Voir ici : http://www.uoif-online.com/equipe-de-direction/

[35] Valérie Aubert. Mehdi Chalah, de Wattrelos à Denain, en passant par l’assemblée nationale. La Voix du Nord (page Denaisis). 31/01/2016.

[36] Lire ici : http://www.assemblee-nationale.fr/budget/reserve_parlementaire.asp

[37] Lire ici : http://dailynord.fr/2014/02/comment-nos-deputes-ont-ils-depense-leur-reserve-parlementaire/

[38] Lire ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dix-neuvi%C3%A8me_circonscription_du_Nord

[39] Voir ici : http://www2.assemblee-nationale.fr/reserve_parlementaire/plf/2013?idDemandeur=607919&typeTri=dest

[40] Mehdi Chalah n’étant pas encore engagé comme attaché parlementaire à cette date. Sa responsabilité n’est pas engagée.

[41] Voir le site ici : http://www.hatvp.fr/

[42] Sa déclaration est à consulter ici : http://www.hatvp.fr/livraison/dossiers/dufour-tonini-anne-lise-dia-depute-59.pdf

[43] Lire ici : http://www.francetvinfo.fr/politique/cinq-questions-sur-l-irfm-l-indemnite-des-deputes-qui-fait-polemique_805195.html

[44] La SCI SMOLIN au capital social de 1000 €, immatriculée le 13/11/2014 sous le numéro de SIREN : 807 747 720 RCS Valenciennes et domiciliée à Lourches.

[45] Voir ici : http://www.hassan-iquioussen.fr/component/hwdmediashare/mediaitem/51-le-sens-des-epreuves-par-othmane-iquioussen

[46] Voir ici : http://www.mosquee-acmr.fr/page/discours-du-vendredi-a-la-mosquee-de-raismes_12

[47] La SCI SAINTE REINE au capital social de 1000 €, immatriculée le 7/04/2015 sous le numéro de SIREN : 810 669 580 RCS Valenciennes et domiciliée à Lourches.

[48] Lire ici un article de la Voix du Nord : http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Lens/actualite/Autour_de_Lens/Lievin_et_Alentours/2011/08/15/article_ellhame-izmaoune-s-est-investie-dans-l-a.shtml

[49] Lire ici : http://www.lavoixdunord.fr/region/lievin-l-association-lievinoise-sos-gazaa-un-projet-ia35b54067n1278060

[50] Lire ici : http://www.lavoixdunord.fr/region/lievin-sos-gaza-devient-sos-peuple-du-monde-pour-aider-ia35b54067n2605871

[51] Lire ici : http://www.lavoixdunord.fr/region/lievin-la-porte-de-la-mosquee-jules-guesde-incendiee-ia35b0n2700433

[52] Voir ici : http://eelv.fr/le-conseil-federal/

[53] Voir ici : http://lerassemblement-npdcp.fr/pdc/

[54] Selon les statuts de création de « Bakka Tours ».

[55] C’est la date de signature des statuts d’origine.

[56] Selon Extrait Kbis : Bakka Tours, capital social : 10.000€, siège social : 49 Bd de Strasbourg, 59000 Lille, SIREN : 497 646 919 RCS Lille Métropole.

[57] Lire en arabe un article du journal Al-Jazirah saoudien : http://www.al-jazirah.com/2012/20121007/fe13.htm

[58] Lire en l’encart en bas ici : http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/islam-un-etat-des-lieux-brestois-09-01-2016-10913331.php#

[59] Lire ici : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10209253531360266&set=a.10205857116892027.1073741826.1381176366&type=3&theater

[60] Lire ici : https://www.facebook.com/mohamed.louizi/posts/10209271354125824

[61] Lire ici : https://www.facebook.com/mohamed.louizi/posts/10209311470528709

[62] Lire ici : http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/05/04/l-imam-de-brest-vise-par-une-enquete-judiciaire_4913920_3224.html

[63] Voir ici : https://www.youtube.com/watch?v=pejIZlBLBeg

[64] Voir sa page ici : http://www.hassanats.com/

[65] A écouter ici une intervention d’Hassan Bounamcha : http://www.mosquee-lyon.org/forum3/index.php?topic=1419.0

[66] Lire ici : http://observers.france24.com/fr/20151118-photos-perquisition-mosquee-aubervilliers-attentats

[67] Lire ici : http://www.lavie.fr/actualite/france/la-france-interdit-des-predicateurs-etrangers-et-met-en-cause-tariq-ramadan-30-03-2012-25933_4.php

[68] Le forfait « Omra Ramadan », tourne autour de 2.000 € selon les opérateurs. Ce prix peut atteindre plus de 4.000 € selon la nature du forfait.

[69] Lire ici : http://ville-denain.fr/node/375

[70] Lire ici : http://www.ikhwan.whoswho/blog/archives/8683

[71] Pour rechercher la parution d’une association au JO, voir ici : http://www.journal-officiel.gouv.fr/association/

[72] Lire ici : http://www.associations.gouv.fr/1080-une-association-peut-exister-sans.html

[73] La rédaction de La Voix du Nord, en métropole lilloise, a publié une page entière le vendredi 26 février 2016 (n° 22693) sous le titre : « Des mosquées de la métropole tentées par l’islamisme ? ». La Voix du Nord dans le valenciennois devrait peut-être se poser cette question. Inutile de reprendre les éléments de langage d’Amar Lasfar qui avait déclaré, je cite : « Nous ne faisons pas de politique ». Car dans le Denaisis, les islamistes de l’UOIF font de la politique, sous l’œil bienveillant de la section locale du parti socialiste.

[74] Lire ici : http://www.lavoixdunord.fr/region/denain-les-femmes-a-l-honneur-grace-a-la-future-ia15b36964n2703907

[75] Lire ici : http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/12/31/soufiane-iquioussen-le-garagiste-solidaire-qui-veut-reparer-denain_4341546_3224.html

[76] Cette information m’a été livrée par Soufiane Iquioussen, en personne, en marge de la conférence de Gilles Kepel à Lille le 16 mars 2016. Dans le cadre de cette enquête, j’ai reposé la question à l’intéressé pour connaître le sujet exact et la date de cette formation, je n’ai toujours pas reçu de réponse écrite de sa part.

[77] Lire une brève présentation ici : https://www.scout.org/fr/node/69

[78] Voir extrait Kbis de la société Qantara sur Infogreffe.

[79] PV d’AG extraordinaire de liquidation, déposée au RCS Paris le 03/09/2012 sous le numéro : 2012R080397.

[80] Comptes de clôture de liquidation, déposée le 3/09/2012 sous le numéro : 2012R080397.

[81] Lire et voir ici : http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/attentats-de-paris-la-communaute-musulmane-preche-contre-le-terrorisme_1180385.html

[82] Lire en arabe ici : http://anntv.tv/new/showsubject.aspx?id=52753#.Vy3rTOQTUaQ

[83] Lire ici en arabe ici : (http://www.alarabiya.net/articles/2006/12/11/29834.html), ici : (http://alwafd.org/أخبار-وتقارير) et voir ici : (https://www.youtube.com/watch?v=VMPpGR-Pc3k).

[84] Son profil Facebook : https://www.facebook.com/ali.rahni.1?ref=br_rs

[85] Lire ici : (http://www.nordeclair.fr/Locales/Roubaix/2009/05/12/ali-rahni-candidat-d-europe-ecologie.shtml)

[86] En 7ème position de la liste écolo conduite par Slimane Tir : http://www.politiquemania.com/candidatures-municipales-2014-t1-ville-059512-roubaix.html

[87] Lire ses résultats aux élections départementales de 2015 : http://election-departementale.linternaute.com/resultats/roubaix/ville-59512

[88] C’est lui qui a animé la conférence avec Ghaleb Benchikh lors du fameux 9ème RAMN de l’UOIF à Lille Grand Palais le 7 février 2016 : https://www.youtube.com/watch?v=wMqcLyApVvM

[89] Lire ici : http://www.lavoixdunord.fr/region/halluin-hamza-el-kostiti-candidat-ecologiste-en-ia26b58805n3205937

[90] Lire ici : http://www.lemonde.fr/elections-regionales-2015/article/2015/12/10/pour-xavier-bertrand-il-y-a-la-grandeur-de-la-gauche-et-les-manipulations-du-fn_4828442_4640869.html

[91] Lire ici : http://www.lavoixdunord.fr/region/marcq-un-militant-eelv-qui-soutient-xavier-bertrand-suivi-ia22b49743n3210795

[92] Voir ici la liste des intervenants dans cette mosquée : http://www.mosquee-acmr.fr/page/conferences-organisees-par-l-acmr_1

[93] Voir ici : http://www.seuil.com/livre-9782021288643.htm

[94] Lire ici : http://www.saphirnews.com/En-finir-avec-la-democratie-francaise_a22213.html

[95] Lire ici « La caverne d’Amar Lasfar » : https://blogs.mediapart.fr/mohamed-louizi/blog/311215/caverne-d-amar-lasfar

[96] Voir ici : https://www.youtube.com/user/ProfHassanIquioussen/featured

[97] Lire ici : http://www.saphirnews.com/RAMF-2016-La-charia-des-musulmans-de-France-ce-sont-les-lois-de-la-Republique_a22319.html

[98] Lire ici : http://www.liberation.fr/france/2016/04/29/l-uoif-peaufine-son-combat-contre-la-radicalisation_1449375

[99] Lire ici : http://www.la-croix.com/Religion/Islam/L-UOIF-cherche-a-redorer-son-image-2016-04-29-1200756836

[100] Lire ici : http://www.liberation.fr/societe/2005/06/16/des-funerailles-qui-ont-mis-le-feu-a-la-famille-bergham_523564

[101] Lire ici : http://www.liberation.fr/societe/2009/09/24/un-voile-partialement-leve_583672

[102] Dans les différents statuts de ses SCI, déposés auprès du Greffe de Commerces, Hassan Iquioussen est déclaré comme ayant né à Denain mais n’ayant pas la nationalité française. Sa seule nationalité marocaine est mise en avant !

[103] A regarder ici : https://www.youtube.com/watch?v=YK5g57hPG-s

[104] Idem.

[105] Idem.

[106] Idem.

[107] Lire ici : http://www.saphirnews.com/RAMF-2016-La-charia-des-musulmans-de-France-ce-sont-les-lois-de-la-Republique_a22319.html

[108] Lire ici : http://www.ville-denain.fr/node/15


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5 réponses à “De quoi la quenelle au Sénat est-elle le nom ?”

  1. 12 05 2016
    LEMOINE (23:50:31) :

    Article surprenant. Un travail d’introspection dans un territoire qui ne va pas très bien et encore moins bien depuis la disparition de Monsieur Roy.
    Quand politique et religion se croisent il n’y a que désespoir et avidité au rendez vous. L’instrumentalisation des populations est une véritable honte, la pauvreté des uns fait la richesse des autres.
    Merci pour cette analyse enrichissante.

  2. 13 05 2016
    jacquemot francis (08:15:09) :

    Un article qui devrait être publié dans les trois communes concernées que la population soit informée des personnes qu’ils ont élus aux différents conseils municipaux.
    Cet article doit être envoyé au préfet au ministre de l’intérieur
    et je me pose la question :Comment peut-on se présenter devant un monument aux Mort ceint d’une écharpe tricolore
    Nous le pays de la laïcité de la tolerance des droits de l’homme

  3. 5 07 2016
    nurchi (21:47:44) :

    Merci encore Mohamed de ce beau partage en vérité qui nous a aidés à progresser dans la connaissance de nos authentiques frères en Abraham .La fin du mois de Ramadan se terminant je te souhaite avec beaucoup de respect et d’amitiés mes meilleurs vœux à l’ occasion de l’Aïd-el-Fitr,
    Que la Paix de Dieu soit sur vous : « Es Salamu alaïkum »
    Que Dieu le Miséricordieux te garde. abbé Joseph curé du denaisis+

  4. 5 07 2016
    nurchi (21:48:15) :

    Merci encore Mohamed de ce beau partage en vérité qui nous a aidés à progresser dans la connaissance de nos authentiques frères en Abraham .La fin du mois de Ramadan se terminant je te souhaite avec beaucoup de respect et d’amitiés mes meilleurs vœux à l’ occasion de l’Aïd-el-Fitr,
    Que la Paix de Dieu soit sur vous : « Es Salamu alaïkum »
    Que Dieu le Miséricordieux te garde. abbé Joseph +

  5. 9 07 2016
    Lavoisy Pierre (00:10:12) :

    Honte aux hypocrites musulmans qui, dans une stratégie vicieuse de conquête, défigurent cette noble religion qu’est l’Islam et que bon nombre d’amis musulmans incarnent dans leur combat pour le droit à exercer leur esprit critique et à intégrer les principes occidentaux de la laïcité dans leurs convictions, principes fondamentaux de séparation institutionnelle du politique et du religieux dont le grand philosophe, l’andalou Averroés, fut un remarquable précurseur au XIIè siècle de l’ère commune.
    Le combat commun contre les obscures dimensions sataniques de nos religions respectives continue.
    Que notre Dieu Miséricordieux nous guide, merci à toi, frère en Abraham, pour ce témoignage implacable et reçois les amitiés fraternelles d’un chrétien

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