Fin du jeûne du corps, poursuite du jeûne de l’esprit …

21 02 2018

Conscience

Quand j’ai décidé d’entamer ce jeûne de protestation volontaire, il y quatre jours, pour les raisons que j’ai expliquées dans mon précédent billet de blog, je n’avais que ce choix pour faire-savoir la réalité inquiétante du « Jihad des tribunaux » que mènent les islamistes, en France, contre les libertés fondamentales, contre la liberté d’expression, contre ma liberté d’expression. Je l’avoue, je ne m’attendais pas à un tel mouvement de solidarité, à un tel élan de soutien et de générosité. Je tiens à remercier tous mes amis, femmes et hommes, de France ou d’ailleurs, de cette énergie qu’ils m’ont envoyée via leurs messages privés, leurs courriels, leurs publications, leurs pétitions et leurs pensées et prières. Je tiens à remercier aussi toutes les associations, tous les organes de presse et toutes les personnalités publiques qui, dès l’annonce de cette action, ont manifesté leur soutien tout en s’appropriant ce combat qui n’est pas le mien, mais le nôtre.

Ce soir mes chers amis, je décide de rompre ce jeûne en considérant que son message est relativement passé sauf auprès de ceux qui ne veulent rien voir, rien entendre. Ceux-là resteront dans le déni, voire le dénigrement mais s’ils peuvent encore entraver, un temps, cette marche salutaire vers nos idéaux, ils ne peuvent l’arrêter d’aucune manière. Qui pourrait entraver le chemin d’une conscience qui se réveille et décide de reprendre ses libertés ? Personne. Ainsi, je reprends le goût du pain (et du café). Plus que ça, je reprends le goût de l’écriture qui dérange bien des projections. Pour cela, il faut bien avoir des calories pour pouvoir résister. La bonne santé d’un écrit, exprimerait la bonne santé de son auteur. L’instrumentalisation des articles de la loi, par les islamistes et leurs soutiens, ne fera pas taire toute voix libre qui décide de s’exprimer sans haine, sans diffamation et, comme d’habitude, sans concession et sans tabous. Peut-on museler l’expression d’une conscience indomptable ? Non.

Je ne suis pas un suicidaire. Je ne suis pas un kamikaze. Je ne suis pas un héros. Il m’a fallu vivre cette expérience fatigante mais inoubliable pour alerter. J’estime que c’est désormais chose faite. Le combat contre les ténèbres continue. Il n’est pas question de baisser les bras et de laisser faire. L’islamisme est archi-incompatible avec la laïcité. Il n’est pas une option d’avenir pour notre République, une et indivisible. Que cela soit entendu. Il va falloir continuer ce combat non-violent vital, pour éviter à la France et à l’Europe des guerres civils et des partitions. Puisse cet élan se transforme en un courant citoyen permanent,totalement désintéressé et présent partout. Les islamistes agissent en réseau hyper structuré (et parfois difficilement identifiable) pour ne pas dire en meute. Il va falloir laisser certaines divisions marginales de côté et s’occuper de ce qui rassemble au lieu d’amplifier ce qui divise. S’il y a un enjeu auquel il faut consacrer la majeure partie de l’action, de notre action, par tout moyen (y compris l’écrit) c’est : l’enjeu de l’enfance et de la jeunesse. Comment sauver la future génération des filets islamistes ? Voilà une bonne question. Voilà un défit.

Je suis de retour mes chers amis parmi vous. Vous pouvez toujours compter sur ma disponibilité, sur mes écrits et sur ma relative connaissance (par expérience) de l’islamisme et ses rouages obscures. J’ai certes rompu ce soir le jeûne du corps mais pas celui de l’esprit. Gandhi écrivait dans son autobiographie : « si le jeûne du corps ne s’accompagne pas de celui de l’esprit, il n’aboutit, nécessairement, qu’à l’hypocrisie et à la défaite ». Il ne conduit qu’à la ruine de tous ces combats que l’on doit mener pour préserver la chose publique, protéger le cadre laïque constitutionnel et les libertés fondamentales que ce cadre garantit et doit toujours garantir, sans concession aucune, aujourd’hui et demain.

Merci pour tout !


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Une réponse à “Fin du jeûne du corps, poursuite du jeûne de l’esprit …”

  1. 11 03 2018
    Nadine Stalker (08:54:53) :

    Cher Mohamed,
    De tout cœur avec vous!
    Vous dîtes être arrivé en france en 1999. Le mal était déjà bien implanté alors…
    J’ai grandi en banlieue HLM. Dans ma jeunesse, fin des années 70 – début 80, nous étions tous ensemble tendus vers un seul but: la liberté. Pas de foulard, la religion des uns et des autres n’était pas une question, encore moins un problème, parce qu’on s’en foutait!!! On voulait juste, quelle que soit notre origine, profiter de la vie et être libre, de corps et d’esprit, et se battre contre les « coutumes » et autres traditions qui voulaient enfermer les femmes, en particulier, dans un rôle passif et en retrait de la société (pas que les musulmans, la chrétienté n’a jamais non plus été l’amie de la libération des femmes).
    Quand je pense à mes amies d’enfance qui voient aujourd’hui leurs enfants se parer de « hijab, nouvel accessoire de mode » et leurs fils prôner le djihad, je ne peux qu’imaginer leur détresse…

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