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Le masque de la tyrannie

10082021

Tyrannie-Richard-Malka

Par : Mohamed Louizi 

 « Après l’élection des Aztrides, la mesure la plus décriée du nouveau régime fut le port obligatoire du cache-visage. Il s’agissait de la pierre angulaire de leur programme. Une nécessité pour créer un homme nouveau. Cette mesure enseignerait aux adultes en formation la soumission de l’égo et l’oubli de soi au bénéfice du collectif. Le futur citoyen aztride apprendrait ainsi à se fondre dans une société harmonieuse protégée du narcissisme et de l’individualisme, pires ennemis des humains et des peuples. Il s’agissait aussi de promouvoir l’égalité homme/femme, car les masques étaient asexués. »[1]

Ainsi parla le narrateur du premier roman de Richard Malka, Tyrannie, paru chez Grasset en janvier 2018. Ce récit bouleversant, visionnaire mais réaliste raconte le chemin de croix d’un pédiatre, Oscar Rimah, qui s’est opposé, à ses dépens, au port du masque en public, imposé « aux adolescents, entre quatorze et dix-huit ans »[2] par l’aztrisme : ce nouveau régime totalitaire dont la devise est « Transparence – Vertu – Humilité »[3], élu « démocratiquement » dans un pays proche de l’Europe et qui prône la pureté. Le pédiatre, père de deux enfants, avait, dans un premier temps, dénoncé dans un article cette obligation totalitaire qui provoque des « troubles mentaux sur le développement physique des petits. »[4]

Après l’élection du tyran Isidor Aztri, le pédiatre s’est vu attribuer un prix par une société de pédiatres finlandais et il est devenu un symbole de résistance. Le tyran, lui, y voyait plutôt une occasion de donner une « caution scientifique » à son idéologie liberticide. Ses services ont usé de la carotte et du bâton. Ils ont tenté d’acheter sa Lire la suite… »




La France face à l’islam politique : connaître et comprendre pour agir (Interview-Le Point)

28112020

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Après la décapitation de Samuel Paty, Le Point* m’a posé des questions au sujet de l’islam politique et des Frères musulmans. C’est en homme libre, et non en « repenti », que j’ai accepté de lui livrer, sans contrepartie, mon décryptage factuel et désintéressé. J’y ai mis toute mon énergie pour offrir à tout lecteur, qu’il soit néophyte ou expert, qu’il soit d’ici ou d’ailleurs, la synthèse de mes travaux à ce sujet depuis l’année 2006. J’y formule sans détour des propositions et des recommandations claires pour faire face à l’hydre islamiste. Je tiens à remercier la rédaction du site Le Point et le journaliste Clément Pétrault qui ont rendu possible cette publication. Aujourd’hui, conscient que ce décryptage est d’intérêt public, au moment où la France est à l’heure d’un choix décisif, je me permets de le mettre intégralement en accès libre, augmenté de nombreuses illustrations, pour qu’il soit lu par tout le monde et sans restriction. La connaissance est la clé de l’action. Bonne lecture !   

Le Point : Vous avez quitté les frères musulmans en 2006. À quoi ressemble votre vie depuis ?

Mohamed Louizi : Depuis que j’ai quitté les Frères musulmans, ma vie s’est enrichie, pas d’un point de vue pécuniaire, entendons-nous ! Mon approche apolitique de l’islam m’ouvre des perspectives intellectuelles et spirituelles inattendues et me permet de faire sur moi-même tout un travail difficile, parfois très douloureux, d’introspection et d’autocritique sans limites. Tout passe, depuis maintenant quatorze ans, par le tamis de la raison, par le sas du doute qui sauve. Ce travail se poursuit toujours sur les strates de sédiments superposés depuis l’époque islamiste de mon existence. Je ne sais pas où tout cela va m’emmener. Je l’ignore. Je n’ai plus de vérités absolues à défendre. Ce que je sais, c’est que ce travail salutaire sur ma petite personne est plus que nécessaire. Il est indispensable et je ne le fais ni pour plaire, ni pour déplaire, ni pour vendre des essais, ni pour me venger, ni pour négocier une place médiatique, ni pour atteindre un statut politique. Je le fais à mes dépens et j’en paie un coût financier très élevé.

Pourquoi avoir choisi de renier votre engagement… au risque de vous retrouver seul ?

Quand j’ai décidé de rompre avec l’idéologie et l’activisme des Frères musulmans, j’ignorais que j’allais me retrouver presque seul, ma petite famille ostracisée. Je pensais naïvement que leur islam était tolérant. Je pensais que les méthodes punitives qu’ils utilisent ailleurs, contre leurs « ex », ne pouvaient entrer en action ici en Lire la suite… »




Radicalisation islamiste : mon audition devant la commission d’enquête sénatoriale

6022020

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Le mercredi 29 janvier 2020, j’étais auditionné par la « Commission d’enquête du Sénat sur les réponses apportées par les autorités publiques au développement de la radicalisation islamiste et les moyens de la combattre ». Voici le compte-rendu de mon audition[1] :

Mme Nathalie Delattre, présidente. - Nous recevons maintenant M. Mohamed Louizi, que je remercie d’avoir accepté notre invitation. Monsieur, vous avez publié plusieurs ouvrages et chroniques dans lesquels vous témoignez notamment de votre passage chez les Frères musulmans.

Ce groupe représenterait aujourd’hui en France plusieurs milliers de personnes et aurait pour objectif la prise du pouvoir. Certains des experts que nous avons auditionnés ont insisté sur le fait que ce projet n’avait aucune chance de se réaliser. D’autres ont pointé le risque qu’ils font peser sur les Français de confession musulmane en s’immisçant dans l’organisation de la religion, en particulier de ce que l’on appelle l’islam de France.

Votre témoignage sur ce que sont les Frères musulmans, sur leur mode de recrutement et sur Lire la suite… »




A contre-courant de l’islamisme, l’islam de Sidi

13102019

Sidi

Par Mohamed Louizi

Sidi fut agriculteur, meunier, hakem (juge), faqih (juriste) et fin connaisseur de la doctrine de l’imam Mâlik Ben Anas, dont l’école jurisprudentielle, dite l’école mâlikite, est la plus ancienne des quatre écoles de droit musulman sunnite, et celle qu’observe officiellement l’islam marocain …

Quand j’avais 7 ans, à l’aube d’une journée de juin 1985, à côté de Sidi, j’ai pris la direction de Had Al Aounate à Doukkala, à bord d’un bus régulier. C’était la première fois que je voyageais sans mes parents. La compagnie de Sidi avait quelque chose de délicieux et de particulier, d’autant plus que la destination était la campagne, ma destination préférée depuis toujours. À partir de cette année-là, et durant dix ans, passant par l’année 1991, celle du décès de Sidi, toutes mes vacances scolaires, sans exception, je les ai passées à la campagne, seul ou en famille, y compris les vacances intermédiaires et les trois jours de la fête du Trône.

En songe j’avais vu mon grand-père, Sidi, bien habillé et comme s’il était assis seul, à même le sol, sur un tapis traditionnel marocain, au fond d’un salon simple, peint en blanc, éclairé, spacieux et propre. Devant lui, il y avait une table basse, de forme circulaire. Je n’avais pas prêté attention à sa couleur et à ses détails. Au-dessus de la table l’on avait déposé un grand Lire la suite… »




Tareq Oubrou, l’escobar de l’islamisme

14072019

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Par Mohamed Louizi

Il faut être deux pour mentir, dirait Homer Simpson, un pour mentir, l’autre pour écouter. Dans «larchipel français»[1], cette vieille démocratie usée, abusée et défigurée, il semblerait qu’il faille être trois. Certains médias se prêtent hélas à ce jeu d’intermédiaire. Acteurs ultra-puissants, censés honorer ce quatrième pouvoir démocratique indépendant au service du seul intérêt général et du droit à l’information, ils amplifient occasionnellement bien des escobarderies islamistes,  à tel point que l’on ne sait pas s’ils assurent, dans la complicité, un rôle actif de «chiens de garde»[2] de quelques intérêts privés, ou s’ils se plaisent dans un rôle passif, par paresse intellectuelle doublée d’une fascination sinistre pour les «marchands du temple» frérosalafiste. On ne sait s’ils s’arrangent avec la vérité par négligence volontaire, et à l’insu de leur plein gré, ou s’ils relayent par imprudence les mensonges de l’islamisme rompu, à dessein, à la désinformation délibérée.

Tel un sermon funèbre précédant l’inhumation de ce qui reste encore de notre République, tel l’ultime acte politique d’une islamisation en marche depuis plus de quarante ans[3], la vigoureuse promotion multiforme accordée à l’essai signé par  l’islamiste Tareq Oubrou (طارق أوبرو), Appel à la réconciliation, foi musulmane et valeurs de la République française (Plan – 2019), en est témoin. Elle  résonne comme un triste chant du cygne dans l’esprit de tout citoyen rongé par ce sentiment d’impuissance face à un État peu enclin à entendre les alertes au sujet de l’islamisme, et qui ne les entend pas du tout de cette oreille. Les «dix-huit ans de terreur»[4] que l’islamisme a imposés à la terre entière depuis le 11 septembre 2001, et les 146.000 victimes recensées, parmi desquelles des Françaises et des Français, n’y changent presque rien.

Médias de droite. Médias de gauche. Peu importe en vérité la ligne éditoriale. Tareq Oubrou, presque comme hier lors de l’ascension médiatique de son Lire la suite… »




Procès Abou al-Qassam : plume contre quenelle.

25112018

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Par Mohamed Louizi.

Dans la grande Histoire du droit français, le 15 novembre correspond au jour anniversaire de la promulgation, en 1887, de la loi sur la liberté des funérailles[1]. Dans ma petite histoire personnelle, cette date correspond désormais à ce jour de l’année 2018 où une Chambre civile (et non correctionnelle) au Tribunal de Grande Instance de Lille a décidé de condamner la liberté de ma plume au nom du peuple français, donnant ainsi raison à la requête de Soufiane Iquioussen qui, encore faut-il le rappeler, avait exécuté impunément une quenelle dans les salons du Sénat pour un Trophée que la représentation nationale venait de lui décerner. J’ose écrire : au commencement était la quenelle, et la quenelle était islamiste.

Certes, entre les deux dates, je ne vois aucune coïncidence même si les signes qu’elles évoquent, dans une sorte de dissonance caractérisée, peuvent chatouiller ma conscience tranquille presque acquise à la philosophie du Langage du Monde comme le développe Paulo Coelho dans l’Alchimiste. En effet, la liberté des funérailles a trait à la mort. La liberté d’expression célèbre la vie. Quand l’une organise la fermeture définitive de l’intervalle temporel d’une existence matérielle, l’autre ouvre un horizon sempiternel, prolongeant la vie par la force des mots au-delà même de toute matérialité physique. Quand l’une réduit l’animal en nous à sa composition organique basique, à sa finitude, l’autre élève l’humain en nous vers son émancipation, vers sa plénitude. Chez les islamistes, habitués à célébrer la mort sur les Lire la suite… »




L’entente jihadiste qataro-turque en Syrie, pendant qu’une «meute» occidentale lèche «l’os» Khashoggi.

28102018

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Par Mohamed Louizi

Télécharger cet article illustré en PDF:

fichier pdf Entente jihadiste qataro-turque en Syrie – Mohamed Louizi

Ont-ils déjà commencé à déplacer les jihadistes du groupe Al-Nosra de la Syrie vers la région du Sahel, en Afrique, là où plus de 20 soldats français, engagés dans l’opération Barkhane, ont déjà perdu la vie[1]-[2]? Le site très informé (et payant), Intelligence Online[3] a publié ce mercredi 24 octobre 2018 un court article de moins de 200 mots, mais ô combien éclairant, intitulé: «Le MIT turc et le renseignement qatari négocient la fin d’Al-Nosra»[4] en Syrie. Cet article livre quelques détails, pour le moins inquiétants, sur des négociations secrètes en cours entre le service qatari des renseignements, l’ESSB (External State Security Bureau) et le service secret turc, le MIT[5] (Milli Istihbarat Teskilati) qui parraine, par ailleurs, sur le territoire syrien, l’alliance «rebelle»[6] – et jihadiste – connue sous le nom de «Jabhat al-Tahrir al-Watani»[7] (الجبهة الوطنية لتحرير سوريا) [Le Front national de libération de la Syrie, ndlr].

Faut-il sauver les jihadistes d’al-Nosra ?

En effet, Intelligence Online révèle que, par le truchement de ses services secrets (MIT et EESB), la Turquie d’Erdogan cherche à convaincre le Qatar de Tamîm Ben Hamad (également propriétaire du PSG) de couper les aides qu’il apporte au groupe Lire la suite… »




Les jalons de François Burgat sur la route des Frères.

31122017

02.pngPar : Mohamed Louizi.

 Le fichier PDF illustré de cette enquête est à télécharger ici :

fichier pdf Les_jalons_de_Francois_Burgat_sur_la_route_des_Fre`res_V2018

François Burgat est aux Frères musulmans, ce que le champion est à la stratégie Starfish[1]. Ce qu’une clef de voûte est à l’arc-croissant. Ce que la quatrième roue est à la voiture. Ce que la courgette est à la ratatouille: (presque) indispensable. Je ne connais pas un «frère» qui ait autant fait pour les Frères musulmans, à l’échelle nationale, comme à l’échelle internationale, que François Burgat. Il ne m’appartient pas d’expliquer le pourquoi du comment de son activisme pro-Frères : il peut s’en expliquer s’il le souhaite. Je me limite donc à relater des faits, à les interroger, à les interpréter de façon subjectivement objective. Cela suffirait, à mon sens, pour mesurer l’étendu de l’impact d’un «universitaire» sur le processus d’«islamisation»[2], en cours dans l’Hexagone, avec son lot de ruptures et de terreurs. Telle une caution «académique» consentante, François Burgat se plaît ostensiblement au service assurément conscient de Lire la suite… »




Caverne d’Amar Lasfar

31122015

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Par Mohamed LOUIZI

Avant-propos 

La présente enquête se base, essentiellement, sur les contenus de documents officiels : statuts, procès verbaux d’assemblées générales, actes de gérance, extraits Kbis, bilans et comptes annuels comptables qu’Amar Lasfar et ses associés ont transféré, au titre de déclarations sur l’honneur, aux différentes administrations françaises, fiscales, sociales et bancaires de 1998 à 2014. Ces documents sont accessibles et téléchargeables sur le site Infogreffe.fr (ici). Les statuts et autres documents officiels, relatifs aux associations Ligue Islamique du Nord (LIN), Grande Mosquée de Lille (GML) et l’Association Averroès, sont totalement accessibles par simple demande, formulée par tout citoyen, auprès du Greffe des Associations à la Préfecture du Nord (ici). L’accès à certaines informations comptables est gratuit. L’autre est payant. De part mes expériences professionnelles passées en tant que gérant d’une SARL, puis projeteur, puis chef de projets, puis ingénieur, responsables d’études, je ne prétends pas être spécialiste de l’analyse comptable et financière. Mais, je m’estime capable de déchiffrer correctement quelques lignes, des documents précités, et de lire entre les lignes aussi. La liste des 53 documents exploités est consultable en annexes.

Télécharger l’article sous format PDF (version mise à jour) : fichier pdf Caverne d’Amar Lasfar – Par Mohamed LOUIZI – 31 décembre 2015 (version mise à jour)

 1- Mise en contexte 

Le mardi 22 décembre 2015, j’ai reçu une « Assignation en référé » pour me présenter le mardi 26 janvier 2016 à 9h00, devant le Tribunal de Grande Instance de Paris (J’habite à Roubaix !). Ainsi, pour la deuxième fois, en moins de six mois, le « frère musulman » Amar Lasfar, président national de l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF), a choisi le terrain judiciaire pour attaquer, une nouvelle fois, mes publications.

En effet, le 27 septembre 2015, j’avais publié un billet intitulé : « Parrain et mafieux : Action SAP » (ici). Celui-ci s’inscrivait dans une continuité et faisait écho aux pressions communautaires et familiales que moi et ma petite famille subissons, en raison de mes engagements intellectuels anti-islamisme, totalement revendiqués et publiquement assumés, depuis que j’ai quitté les Frères Musulmans en octobre 2006. L’article du 27 septembre dévoile aussi, et très partiellement, une face de ces pressions incessantes, faites de rumeurs, d’agissements détestables, de mise à l’index et d’ « exécutions » sociale et économique. Lorsque le lecteur saura que dans mon propre entourage familial Lire la suite… »




Mon 11 septembre, par Mohamed LOUIZI

14092015
Mon 11 septembre, par Mohamed LOUIZI dans Actualites 18-LASFAR-QATAR

 

J’étais informé ce vendredi 11 septembre, par courriel, par les instances judiciaires de Nanterre (92) – j’habite dans le 59 – que les « Frères Musulmans » ont porté plainte contre moi pour, je cite : « Diffamation publique contre un particulier ». Le courriel, très officiel, précise que « six articles » que j’ai publiés entre le 11 février et le 5 avril, ici sur mon blog « Écrire sans censures ! » et aussi sur mon autre blog Mediapart (voir ici) sont visés par cette plainte.

J’ai pris contact avec la PJ de Nanterre, par téléphone, pour en savoir plus. Il s’avère qu’une plainte contre « X » a été déposée le Lire la suite… »







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