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112 propositions destinées aux candidats à l’élection présidentielle 2022

26012022

112 Propositions destinées aux candidats à l'élection présidentielles 2022 - LOUIZI

Par : Mohamed LOUIZI 

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fichier pdf 112 Propositions destinées aux candidats à l’élection présidentielles 2022 – LOUIZI

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Bilan introductif

Depuis la nuit de la mort de Mahomet, l’islam se complait dans le statut d’otage consentant et docile de l’islamisme : son récit éminemment politique et jihadiste. Dans Pourquoi J’ai quitté les Frères musulmans, retour éclairé vers un islam apolitique (Michalon–2016), et dans la continuité de mes écrits publiés sur le blog «Ecrire sans censures !» depuis le 21 mars 2007, j’ai expliqué le sens de mon islam, inspiré du vécu bienveillant de mon grand-père, Sidi, paix à son âme.

Un islam apolitique qui n’est pas consigné dans un livre de propagande ou palabré dans une émission prosélyte ou au-dessus d’un minbar conquis par la tromperie de la masse des fidèles. Un islam qui a fait de Sidi un musulman simple, avec ses qualités et ses défauts mais toujours droit, honnête, sincère et dévoué pour assurer le bonheur de sa famille, l’éducation de ses enfants, le sourire des nécessiteux, le bien-être de son chien, la sérénité de ses vaches, la verdure de son champ, la paix de son voisin, la satiété de ses frères les oiseaux, qui se posaient à côté de lui, comme à côté d’un Saint François d’Assise, pour picorer ses grains de blé, louer le Seigneur et repartir le jabot plein.

Islam apolitique ? L’adjectif avait, à juste titre, surpris et semé le doute dans de nombreux esprits, pourtant éclairés, quant à la capacité de l’islam de se séparer et se défaire de sa dimension califale politique, violente et jihadiste, qui semble être inhérente à son ADN. Le judaïsme est né en Mésopotamie. En Europe, des citoyens juifs l’ont réformé. Le christianisme est né à Nazareth. En Europe, des citoyens chrétiens l’ont réformé. L’islam est né à la Mecque. En Europe et en France des citoyens musulmans tentent de le moderniser face à des islamistes qui s’activent pour islamiser la modernité. Si judaïsme et christianisme ont pu faire leur aggiornamento, pourquoi pas l’islam ?

 Mon Plaidoyer pour un islam apolitique, immersion dans l’histoire des guerres des islams (Michalon–2017) avait pour premier objectif de clarifier ce que j’entendais par «islam apolitique». Je parlais d’un islam qui n’est ni un «islam de France», ni un «euro-islam», mais un autre islam réformé et libéré de l’islamisme. Quelques semaines après sa parution, la Fondapol m’a fait l’honneur de publier la note Libérer l’islam de l’islamisme, en janvier 2018, qui ne s’est pas arrêtée au stade du constat mais a proposé dix recommandations pour converger vers une vision commune du rapport salutaire de la République et l’islam : La République chez elle, l’islam chez lui.

Repris mot pour mot comme titre de mon dernier essai, sous forme de recueil de mes chroniques publiées sur mon blog «Ecrire sans censures !», entre 2017 et 2019, La République chez elle, l’islam chez lui est paru chez Fauves éditions le 9 décembre 2019 : date anniversaire de la Loi de séparation des Eglises et de l’Etat, à mi-mandat de la présidence d’Emmanuel Macron.

En avant-propos, j’ai suivi la chronologie des hésitations du président de la République. En effet, le 7 mai 2017, le suffrage universel a désigné Emmanuel Macron au poste de président de la République. Il avait bénéficié du soutien explicite et du vote des Lire la suite… »




Emmanuel Macron contaminé par le variant lyonnais de l’islamisme ?

3012022

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Par : Mohamed LOUIZI

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 fichier pdf Emmanuel Macron contaminé par le variant lyonnais de l’islamisme-illustré-M_LOUIZI

Le jour de Noël, le «bien renseigné» Mohamed Sifaoui a publié dans le JDD un article intitulé «Le gouvernement réorganise le culte musulman». On y apprend que l’Etat a acté officiellement la mort du CFCM (Conseil français du culte musulman), créé par Nicolas Sarkozy en 2003. Son poulain, Gérald Darmanin, s’apprête désormais à l’enterrer, faute de places en réanimation paraît-il, après l’avoir transformé en «coquille vide». L’Etat songerait désormais à créer le FORIF (Forum de l’Islam de France), articulé autour de quatre axes : la gestion des aumôniers musulmans (des hôpitaux, des armées et des prisons), la formation des imams et autres cadres associatifs musulmans, l’application des règles du droit canonique islamique dans le respect de la loi du 24 août 2021 confortant «le respect des principes de la République» et le recensement des actes antimusulmans, comme s’il fallait ressusciter le CCIF…

Si l’Etat a raison de reprocher au CFCM son immobilisme et de ne pas avoir joué pleinement son rôle depuis sa création – encore fallait-il que ce rôle eût été bien défini – l’Etat a tort d’imputer toute la faute à ce pauvre conseil. En effet, la responsabilité de l’Etat est pleinement engagée depuis sa naissance. N’est-ce pas l’Etat qui a décidé d’intégrer les intégristes, notamment les Frères musulmans, en son sein ? Ne les avait-il pas favorisés par l’instauration, entre autres mesures opaques, d’une règle de représentativité du culte musulman indexée sur la surface métrique des mosquées ? N’est-ce pas l’Etat qui a donné un pouvoir prépondérant aux islams consulaires algérien, turc et marocain ?

Cela étant dit, dans ce même article du JDD, et au sujet de la formation des imams, pour ainsi préparer l’échéance de 2024 et la fin du statut des «imams détachés»[1] (Algériens, Turcs et Marocains), on apprend que «le ministère de l’Intérieur pense s’appuyer sur l’expérience lyonnaise, jugée « satisfaisante »». Et Mohamed Sifaoui d’ajouter : «La mosquée de Lyon, soutenue par des mécènes, a lancé, en partenariat avec une université lyonnaise, un diplôme universitaire garantissant aux imams une formation profane en plus de la formation théologique.»[2] Mais de quelle «expérience lyonnaise» parle-t-il ? Qui dirige «la mosquée de Lyon» ? Quels «mécènes» soutiennent-ils, financièrement et Lire la suite… »




Tareq Oubrou, une colombe qui couve des vautours ?

3122020

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Par Mohamed LOUIZI

Des médias affirment que l’islamiste Tareq Oubrou n’est plus Frère musulman. Pour valider cette thèse, ils mettent en avant la «menace de mort» qui le vise, émise en 2016 par l’organisation terroriste Etat Islamique (Daesh). En 2016, faut-il le rappeler, Tareq Oubrou était toujours membre de l’UOIF, l’une des branches en France des Frères musulmans, rebaptisée «Musulmans de France». L’annonce de son présumé départ est survenue le 14 mai 2018 : deux ans après la menace de Daesh. Cette chronologie signifie qu’il n’a pas été menacé parce qu’il aurait cessé d’être islamiste. La raison est à chercher ailleurs. J’y reviendrai. Ces deux assertions médiatiques largement relayées, sans vérification, agissent ensemble, tel un double argument d’autorité pour faire silence sur les nombreuses ambiguïtés de Tareq Oubrou et pour inhiber tout réflexe de prudence à son égard. Le présent article déconstruit conjointement ces deux assertions et livre des éléments factuels vérifiables qui prouvent que «le loup perd la fourrure mais pas le vice», comme le répétait ma grand-mère.

Si Tareq Oubrou est menacé par Daesh, il va de soi que la France et le Maroc lui doivent protection, au titre de sa double-nationalité. Cela étant dit, je ne partage pas l’interprétation simpliste et binaire que donnent des journalistes et des chroniqueurs bien-pensants de cette menace. En effet, quand on est au fait de la guerre civile sanglante qui a Lire la suite… »




La France face à l’islam politique : connaître et comprendre pour agir (Interview-Le Point)

28112020

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Après la décapitation de Samuel Paty, Le Point* m’a posé des questions au sujet de l’islam politique et des Frères musulmans. C’est en homme libre, et non en « repenti », que j’ai accepté de lui livrer, sans contrepartie, mon décryptage factuel et désintéressé. J’y ai mis toute mon énergie pour offrir à tout lecteur, qu’il soit néophyte ou expert, qu’il soit d’ici ou d’ailleurs, la synthèse de mes travaux à ce sujet depuis l’année 2006. J’y formule sans détour des propositions et des recommandations claires pour faire face à l’hydre islamiste. Je tiens à remercier la rédaction du site Le Point et le journaliste Clément Pétrault qui ont rendu possible cette publication. Aujourd’hui, conscient que ce décryptage est d’intérêt public, au moment où la France est à l’heure d’un choix décisif, je me permets de le mettre intégralement en accès libre, augmenté de nombreuses illustrations, pour qu’il soit lu par tout le monde et sans restriction. La connaissance est la clé de l’action. Bonne lecture !   

Le Point : Vous avez quitté les frères musulmans en 2006. À quoi ressemble votre vie depuis ?

Mohamed Louizi : Depuis que j’ai quitté les Frères musulmans, ma vie s’est enrichie, pas d’un point de vue pécuniaire, entendons-nous ! Mon approche apolitique de l’islam m’ouvre des perspectives intellectuelles et spirituelles inattendues et me permet de faire sur moi-même tout un travail difficile, parfois très douloureux, d’introspection et d’autocritique sans limites. Tout passe, depuis maintenant quatorze ans, par le tamis de la raison, par le sas du doute qui sauve. Ce travail se poursuit toujours sur les strates de sédiments superposés depuis l’époque islamiste de mon existence. Je ne sais pas où tout cela va m’emmener. Je l’ignore. Je n’ai plus de vérités absolues à défendre. Ce que je sais, c’est que ce travail salutaire sur ma petite personne est plus que nécessaire. Il est indispensable et je ne le fais ni pour plaire, ni pour déplaire, ni pour vendre des essais, ni pour me venger, ni pour négocier une place médiatique, ni pour atteindre un statut politique. Je le fais à mes dépens et j’en paie un coût financier très élevé.

Pourquoi avoir choisi de renier votre engagement… au risque de vous retrouver seul ?

Quand j’ai décidé de rompre avec l’idéologie et l’activisme des Frères musulmans, j’ignorais que j’allais me retrouver presque seul, ma petite famille ostracisée. Je pensais naïvement que leur islam était tolérant. Je pensais que les méthodes punitives qu’ils utilisent ailleurs, contre leurs « ex », ne pouvaient entrer en action ici en Lire la suite… »




Les municipales à l’heure de l’islam politique à Roubaistan …

10032020

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Par : Mohamed Louizi

Selon le ministère de l’Intérieur, 10 listes présentées pour les prochaines élections municipales, sur tout le territoire national, seraient «communautaires»[1]. Entendons-nous, il s’agit d’un vocable novlangue pour éviter de dire : listes islamistes. Sur un total de 20.765 listes, ce chiffre pourrait paraître insignifiant mais à tort car une seule liste islamiste est déjà une liste de trop. Toutefois, le recensement ministériel n’avance aucun chiffre s’agissant des autres listes, de gauche comme de droite, et parfois ni de gauche ni de droite, qui laissent volontairement la place à des activistes au service commandé de l’islam politique.

Combien de listes sont noyautées par ces ennemis de la démocratie qui la réduisent à un outil électoral pour en finir, à terme, avec son essence et sa philosophie ? Qui sont ces candidats, femmes et hommes, sur les 902.465 candidats recensés, qui font, consciemment ou inconsciemment, la courte échelle à l’islamisme et qui composent avec lui ? Combien de têtes de liste qui n’imaginent leur élection (ou leur réélection) que grâce à un «vote musulman», supposé être bonificateur, alors qu’il est presque inexistant ?

Force est de constater que ces candidats sans scrupule multiplient les gestes dans des mosquées frérosalafistes, comme l’a fait un certain Lire la suite… »




Tareq Oubrou, l’escobar de l’islamisme

14072019

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Par Mohamed Louizi

Il faut être deux pour mentir, dirait Homer Simpson, un pour mentir, l’autre pour écouter. Dans «larchipel français»[1], cette vieille démocratie usée, abusée et défigurée, il semblerait qu’il faille être trois. Certains médias se prêtent hélas à ce jeu d’intermédiaire. Acteurs ultra-puissants, censés honorer ce quatrième pouvoir démocratique indépendant au service du seul intérêt général et du droit à l’information, ils amplifient occasionnellement bien des escobarderies islamistes,  à tel point que l’on ne sait pas s’ils assurent, dans la complicité, un rôle actif de «chiens de garde»[2] de quelques intérêts privés, ou s’ils se plaisent dans un rôle passif, par paresse intellectuelle doublée d’une fascination sinistre pour les «marchands du temple» frérosalafiste. On ne sait s’ils s’arrangent avec la vérité par négligence volontaire, et à l’insu de leur plein gré, ou s’ils relayent par imprudence les mensonges de l’islamisme rompu, à dessein, à la désinformation délibérée.

Tel un sermon funèbre précédant l’inhumation de ce qui reste encore de notre République, tel l’ultime acte politique d’une islamisation en marche depuis plus de quarante ans[3], la vigoureuse promotion multiforme accordée à l’essai signé par  l’islamiste Tareq Oubrou (طارق أوبرو), Appel à la réconciliation, foi musulmane et valeurs de la République française (Plan – 2019), en est témoin. Elle  résonne comme un triste chant du cygne dans l’esprit de tout citoyen rongé par ce sentiment d’impuissance face à un État peu enclin à entendre les alertes au sujet de l’islamisme, et qui ne les entend pas du tout de cette oreille. Les «dix-huit ans de terreur»[4] que l’islamisme a imposés à la terre entière depuis le 11 septembre 2001, et les 146.000 victimes recensées, parmi desquelles des Françaises et des Français, n’y changent presque rien.

Médias de droite. Médias de gauche. Peu importe en vérité la ligne éditoriale. Tareq Oubrou, presque comme hier lors de l’ascension médiatique de son Lire la suite… »




L’islamiste Naïma Ben Yaïch, sœur de jihadistes, est invitée à Lille.

3022019

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Mohamed Louizi

Décidément, Amar Lasfar et ses Frères musulmans persistent et signent. Après leur doigt d’honneur[1]-[2] de 2016, pour ne citer que cette année-là, arboré ostensiblement face à une République tourmentée, à une paix civile fragilisée, à une laïcité plus que jamais menacée, voici désormais leur bras d’honneur. Ils comptent inviter l’influente islamiste marocaine Naïma Ben Yaïch[3] (نعيمة بن يعيش), sœur de jihadistes internationaux impliqués dans les attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington,  du 16 mai 2003 à Casablanca et du 11 mars 2004 à Madrid. C’est peut-être la façon qu’ont Amar Lasfar et ses Frères musulmans de célébrer, dans une semaine,  le 70ème anniversaire de la disparition d’Hassan al-Banna[4], le fondateur de cette mouvance tentaculaire, tué le 12 février 1949. «Tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée», disait Jésus. Hassan al-Banna en prenait deux !

«Musulmans de France : un destin à construire, enjeux et défis»[5] est le thème qui résonnera le dimanche 10 février 2019 dans un amphithéâtre du majestueux Lille Grand Palais[6]. Ce dernier est géré par la société anonyme d’économie mixte SAEM LGP[7] dont le Conseil d’administration est présidé par Lire la suite… »




Gilets jaunes et Alexandre Benalla: l’ours islamiste est sorti de ses banlieues (les preuves)

29122018

1-Alexandre-Benalla-GJ.pngPar Mohamed Louizi

Abdurrahman Ezz, frérosalafiste, devait atterrir à l’aéroport Charles de Gaulle le jeudi 13 décembre 2018 à 16h20. Il fut empêché, in extremis, par la police des frontières britanniques, sur le tarmac de l’aéroport d’Édimbourg, la capitale de l’Écosse, alors qu’il s’apprêtait à prendre le vol numéro U2 6955 à bord d’un Airbus A319 de la compagnie lowcost Easy Jet. A son arrivée, un «journaliste», dit-on, de la chaîne qatarie Al-Jazeera[1], devait le prendre en charge pour le conduire à destination. Heureusement pour la France, Ezz n’a pas pu rejoindre Paris. Décryptage d’un scandale à tiroirs.

(I)

Selon un article du Middle East Monitor[2], cette arrestation est motivée par l’application de l’annexe 7 de la loi britannique antiterroriste datant de 2000. Amélia Smith, dont la plume sent l’odeur nauséabonde d’une certaine complaisance envers les réseaux islamistes en Europe et en France[3], reprend imprudemment presque mot pour mot, avec une dose perceptible de victimisation à dessein, ce que la «sœur musulmane» égyptienne Sawsan Ali[4] a partagé sur son compte Facebook après l’arrestation éclair  de son mari[5]. Éclair, car elle n’a duré que quelques heures, soldée par la Lire la suite… »




Hakim El-Karoui et les Frères musulmans : ICI et maintenant ?

9122018

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Par : Mohamed LOUIZI

ICI, l’Institut des Cultures d’Islam situé rue Stephenson dans le XVIIIème arrondissement de Paris, a été inauguré par Bertrand Delanoë en 2013. A cette époque, la gestion de ce lieu de culte et de prédication a été confiée par l’ancien maire socialiste de Paris à une association culturelle loi 1901 – et pas à une association cultuelle loi 1905 – dans le cadre d’un généreux bail emphytéotique de 99 ans. Une situation jugée illégale par diverses juridictions compétentes, y compris par le Conseil d’État[1]. Mais qui a parlé de clientélisme électoraliste ? Qui a parlé de Laïcité ?

ICI est aussi cette Association loi 1901 présidée par la macroniste franco-algérienne Bariza Khiari[2]-[3] qui, après une longue expérience au sein du groupe socialiste au Sénat et  un poste de délégué national d’En Marche!, a rejoint en 2017 le groupe sénatorial de LaREM. Ses liens avec le réseau islamiste en France et à l’étranger sont désormais connus et incontestables[4].  Au site frériste SaphirNews, elle avait déclaré entre les deux tours de la Présidentielle : « Macron Président, mon dernier Lire la suite… »




Procès Abou al-Qassam : plume contre quenelle.

25112018

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Par Mohamed Louizi.

Dans la grande Histoire du droit français, le 15 novembre correspond au jour anniversaire de la promulgation, en 1887, de la loi sur la liberté des funérailles[1]. Dans ma petite histoire personnelle, cette date correspond désormais à ce jour de l’année 2018 où une Chambre civile (et non correctionnelle) au Tribunal de Grande Instance de Lille a décidé de condamner la liberté de ma plume au nom du peuple français, donnant ainsi raison à la requête de Soufiane Iquioussen qui, encore faut-il le rappeler, avait exécuté impunément une quenelle dans les salons du Sénat pour un Trophée que la représentation nationale venait de lui décerner. J’ose écrire : au commencement était la quenelle, et la quenelle était islamiste.

Certes, entre les deux dates, je ne vois aucune coïncidence même si les signes qu’elles évoquent, dans une sorte de dissonance caractérisée, peuvent chatouiller ma conscience tranquille presque acquise à la philosophie du Langage du Monde comme le développe Paulo Coelho dans l’Alchimiste. En effet, la liberté des funérailles a trait à la mort. La liberté d’expression célèbre la vie. Quand l’une organise la fermeture définitive de l’intervalle temporel d’une existence matérielle, l’autre ouvre un horizon sempiternel, prolongeant la vie par la force des mots au-delà même de toute matérialité physique. Quand l’une réduit l’animal en nous à sa composition organique basique, à sa finitude, l’autre élève l’humain en nous vers son émancipation, vers sa plénitude. Chez les islamistes, habitués à célébrer la mort sur les Lire la suite… »







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