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La France face à l’islam politique : connaître et comprendre pour agir (Interview-Le Point)

28112020

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Après la décapitation de Samuel Paty, Le Point* m’a posé des questions au sujet de l’islam politique et des Frères musulmans. C’est en homme libre, et non en « repenti », que j’ai accepté de lui livrer, sans contrepartie, mon décryptage factuel et désintéressé. J’y ai mis toute mon énergie pour offrir à tout lecteur, qu’il soit néophyte ou expert, qu’il soit d’ici ou d’ailleurs, la synthèse de mes travaux à ce sujet depuis l’année 2006. J’y formule sans détour des propositions et des recommandations claires pour faire face à l’hydre islamiste. Je tiens à remercier la rédaction du site Le Point et le journaliste Clément Pétrault qui ont rendu possible cette publication. Aujourd’hui, conscient que ce décryptage est d’intérêt public, au moment où la France est à l’heure d’un choix décisif, je me permets de le mettre intégralement en accès libre, augmenté de nombreuses illustrations, pour qu’il soit lu par tout le monde et sans restriction. La connaissance est la clé de l’action. Bonne lecture !   

Le Point : Vous avez quitté les frères musulmans en 2006. À quoi ressemble votre vie depuis ?

Mohamed Louizi : Depuis que j’ai quitté les Frères musulmans, ma vie s’est enrichie, pas d’un point de vue pécuniaire, entendons-nous ! Mon approche apolitique de l’islam m’ouvre des perspectives intellectuelles et spirituelles inattendues et me permet de faire sur moi-même tout un travail difficile, parfois très douloureux, d’introspection et d’autocritique sans limites. Tout passe, depuis maintenant quatorze ans, par le tamis de la raison, par le sas du doute qui sauve. Ce travail se poursuit toujours sur les strates de sédiments superposés depuis l’époque islamiste de mon existence. Je ne sais pas où tout cela va m’emmener. Je l’ignore. Je n’ai plus de vérités absolues à défendre. Ce que je sais, c’est que ce travail salutaire sur ma petite personne est plus que nécessaire. Il est indispensable et je ne le fais ni pour plaire, ni pour déplaire, ni pour vendre des essais, ni pour me venger, ni pour négocier une place médiatique, ni pour atteindre un statut politique. Je le fais à mes dépens et j’en paie un coût financier très élevé.

Pourquoi avoir choisi de renier votre engagement… au risque de vous retrouver seul ?

Quand j’ai décidé de rompre avec l’idéologie et l’activisme des Frères musulmans, j’ignorais que j’allais me retrouver presque seul, ma petite famille ostracisée. Je pensais naïvement que leur islam était tolérant. Je pensais que les méthodes punitives qu’ils utilisent ailleurs, contre leurs « ex », ne pouvaient entrer en action ici en Lire la suite… »




Gilets jaunes et Alexandre Benalla: l’ours islamiste est sorti de ses banlieues (les preuves)

29122018

1-Alexandre-Benalla-GJ.pngPar Mohamed Louizi

Abdurrahman Ezz, frérosalafiste, devait atterrir à l’aéroport Charles de Gaulle le jeudi 13 décembre 2018 à 16h20. Il fut empêché, in extremis, par la police des frontières britanniques, sur le tarmac de l’aéroport d’Édimbourg, la capitale de l’Écosse, alors qu’il s’apprêtait à prendre le vol numéro U2 6955 à bord d’un Airbus A319 de la compagnie lowcost Easy Jet. A son arrivée, un «journaliste», dit-on, de la chaîne qatarie Al-Jazeera[1], devait le prendre en charge pour le conduire à destination. Heureusement pour la France, Ezz n’a pas pu rejoindre Paris. Décryptage d’un scandale à tiroirs.

(I)

Selon un article du Middle East Monitor[2], cette arrestation est motivée par l’application de l’annexe 7 de la loi britannique antiterroriste datant de 2000. Amélia Smith, dont la plume sent l’odeur nauséabonde d’une certaine complaisance envers les réseaux islamistes en Europe et en France[3], reprend imprudemment presque mot pour mot, avec une dose perceptible de victimisation à dessein, ce que la «sœur musulmane» égyptienne Sawsan Ali[4] a partagé sur son compte Facebook après l’arrestation éclair  de son mari[5]. Éclair, car elle n’a duré que quelques heures, soldée par la Lire la suite… »




Procès Abou al-Qassam : plume contre quenelle.

25112018

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Par Mohamed Louizi.

Dans la grande Histoire du droit français, le 15 novembre correspond au jour anniversaire de la promulgation, en 1887, de la loi sur la liberté des funérailles[1]. Dans ma petite histoire personnelle, cette date correspond désormais à ce jour de l’année 2018 où une Chambre civile (et non correctionnelle) au Tribunal de Grande Instance de Lille a décidé de condamner la liberté de ma plume au nom du peuple français, donnant ainsi raison à la requête de Soufiane Iquioussen qui, encore faut-il le rappeler, avait exécuté impunément une quenelle dans les salons du Sénat pour un Trophée que la représentation nationale venait de lui décerner. J’ose écrire : au commencement était la quenelle, et la quenelle était islamiste.

Certes, entre les deux dates, je ne vois aucune coïncidence même si les signes qu’elles évoquent, dans une sorte de dissonance caractérisée, peuvent chatouiller ma conscience tranquille presque acquise à la philosophie du Langage du Monde comme le développe Paulo Coelho dans l’Alchimiste. En effet, la liberté des funérailles a trait à la mort. La liberté d’expression célèbre la vie. Quand l’une organise la fermeture définitive de l’intervalle temporel d’une existence matérielle, l’autre ouvre un horizon sempiternel, prolongeant la vie par la force des mots au-delà même de toute matérialité physique. Quand l’une réduit l’animal en nous à sa composition organique basique, à sa finitude, l’autre élève l’humain en nous vers son émancipation, vers sa plénitude. Chez les islamistes, habitués à célébrer la mort sur les Lire la suite… »




Justice pour Jibrîl (2016-2017).

14042018
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Par : Mohamed Louizi.
Son passage sur Terre n’a duré que deux-cent-quatre jours. Né en hiver, il est parti en été. Le jour de sa naissance, le 28 décembre 2016, à la Maternité Jeanne de Flandres à Lille, je l’ai pris dans mes bras et me suis abandonné, durant un temps universel, comme par effet mystique, dans son regard si beau, si gracieux, si perçant. Ses yeux, rivés en direction de notre Monde, étaient assurément ouverts alors qu’il n’était là, parmi nous, que depuis quelques heures. Ce désir existentiel, fruit de l’amour, traversant tout un chacun, célébrant la vie par elle-même, dans une fausse répétition d’authentiques singularités infinies, au milieu de tant de fatalités froides, lui, le transportait dans un cœur fragile d’où s’alimente un regard enchanteur, tel un témoignage sans mots.
Il portait en lui, comme tout nouveau-né, l’Histoire de l’Humanité, le patrimoine insaisissable du vivant, la mémoire d’une lutte interminable pour être et exister dans un Univers glacial. Pour qu’il soit, il a vaincu, miraculeusement, toutes les lois cosmiques, rendant impossible toute vie en dehors de notre Terre nourricière. Il a vaincu les aléas et risques de neuf mois d’existence embryonnaire et fœtale dans une matrice somme toute très fragile. Un exploit. Pour qu’il ne soit plus, foudroyé par la loi de l’arbitraire faite marché juteux, emporté par un déluge de négligences, il lui a suffit de croiser, comme par destinée malheureuse, le chemin de l’inconscience professionnelle, incarnée par une équipe de la société … Hertz Maroc. Un drame.
Il était parti pour la première fois, pour se nourrir de la proximité de ses grands-parents et marcher à quatre-pattes joyeusement sur Lire la suite… »



L’islamiste Fatima En-Nehary lance une fatwa contre moi (communiqué)

25092017

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L’islamiste franco-marocaine Fatima En-Nehary, à qui j’ai déjà consacré le 13 septembre dernier mon article intitulé : «PJD Paris : Fatima, un profil radical protégé sous le voile ?»[1]-[2] et qui semble être curieusement soutenue, depuis, par la majorité des islamistes de son parti, à Rabat comme à Paris, m’a excommunié publiquement, sans aucune gêne, ce vendredi 22 septembre 2017, sur sa page Facebook en arabe, en me qualifiant textuellement d’ «hérétique» : Zindîq (زنديق).

En effet, cette excommunication — à conséquences criminelles certaines, si rien n’est fait ! — se base visiblement sur un article en arabe, publié depuis Rabat sur le site marocain «www.rue20.com» qui avait résumé (à sa manière), sans me contacter et sans lire mon essai, l’article du site Le Point, datant du 19 septembre, en y choisissant un titre dangereusement tendancieux. Alors que le site Le Point titrait Lire la suite… »




Jihadisme frériste : Si vous avez aimé le HAMAS, vous allez adorer le HASAM !

14122016

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Par Mohamed Louizi

Le drame copte :

LÉgypte est en deuil. Sa communauté copte pleure les 25 victimes de l’attentat – survenu au Caire le jour anniversaire de la naissance de Mohammed (Mahomet) – le 11 décembre 2016. Cet attentat a visé une église à proximité immédiate de la cathédrale Saint Marc, où se trouve le siège du pape Théodore II d’Alexandrie. Selon l’AFP, le pouvoir du président al-Sissi accuse les « Frères musulmans, établis au Qatar, d’avoir entraîné et financé les auteurs de l’attentat » [1]. Pour cause, le kamikaze qui a activé sa ceinture d’explosifs au milieu de fidèles lors de la messe de dimanche, serait un jeune issu de la confrérie islamiste. Il s’agirait d’un jeune de 22 ans, Mahmoud Chafiq de son nom (محمود شفيق).

Depuis hier, l’enquête égyptienne avance d’autres éléments, d’autres noms de personnes impliquées, que confirment partiellement les autorités qatariennes. Dans un communiqué officiel du Ministère qatari des affaires étrangères, publié par l’agence QNA (Qatar News Agency) [2], l’émirat reconnait que Lire la suite… »




La démocratie tunisienne et le défi islamiste

1072016

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Entretien avec Zyed Krichen [1]

Directeur de la Rédaction du journal tunisien Le Maghreb [2]

Mohamed Louizi : Le 17 décembre 2010 à Sidi Bouzid, le jeune vendeur ambulant, Mohamed Bouazizi, s’est immolé par le feu en contestation des autorités sous Ben Ali qui avaient confisquées sa marchandise. Un événement qui a enclenché la « Révolution du Jasmin » et, par ricochet, ce que l’on appelle désormais le « Printemps arabe » sur fond de revendications de justice sociale, de libertés et de démocratie. Presque six ans plus tard, l’on constate que partout dans le monde arabe, la force qui est sortie renforcée de cet épisode est l’islamisme, toute variante confondue. En Tunisie, la force politique qui s’est imposée est le mouvement islamiste Ennahda, la branche tunisienne des Frères musulmans. Quelques jours avant la tenue du dixième congrès de ce mouvement, qui s’est réuni du 20 au 22 mai, Rached Ghannouchi, son président, avait déclaré que son mouvement sépare « le religieux du politique » …

Zyed Krichen : En fait, il ne sépare pas tout à fait le « religieux » du « politique ». Il dit qu’il sépare la « politique » de la « prédication ». Ce qui n’est pas tout à fait la même chose. Pendant les dernières semaines avant la tenue du congrès, on ne parle plus de cela. On parle de la « spécialisation ». Donc le mouvement Ennahda va se Lire la suite… »




« Finesse » contre « connerie » : Le combat éternel !

15012015

Par : Mohamed LOUIZI

« Finesse » contre « connerie » : Le combat éternel ! dans Religion Marcher_sur_la_tete

 

Ce lundi soir, après le collège, ma fille de douze ans m’a posé une étrange question : « Papa ! Que répondrais-tu à un enfant qui refuserait de dessiner. Et qui te dirait que, désormais, dessiner : tue » ?

Quelle étrange question, me diriez-vous, n’est-ce pas ?! Surtout lorsqu’elle s’ajoute à cette plainte embarrassée, exprimée par une maîtresse, dénonçant l’attitude d’un « papa » qui l’avait enjoint, de ne donner, à son enfant, plus aucun travail comportant du « dessin » ou du « coloriage ». Car selon ce parent : « dessiner  et  colorier seraient contraires aux percepts de la religion musulmane ! ». Rien que ça ! La maîtresse n’a pas cédé. Elle n’a pas l’intention de céder. Elle ne cédera pas. Et tant mieux comme ça !

Quant à l’étrange question de ma fille, j’ai tenté d’expliquer que la meilleure façon d’y répondre serait, peut-être, que nous nous mettions tous ensemble, grands et petits, à « dessiner » autour de la même table. Quoi de plus crédible que de servir d’exemple en dessinant, encore et toujours, tout et n’importe quoi, au lieu d’essayer de convaincre, les uns et les autres, par les mots ! Laissons parler « nos » crayons ! Quoi de plus beau que de se retrouver, en famille, ou entre amis, autour d’une même table de dessin ou de coloriage, crayons à la main !

Mais au-delà, j’ai senti que sa question n’était pas innocente, pour autant, et qu’elle cachait une vraie inquiétude ; une vraie souffrance ! Elle, qui est passionnée, par ailleurs, de BD, de mangas et de reproduction, tantôt adroite, tantôt maladroite, de ces héros préférés ! Depuis, sa question, je l’avoue, occupe presque tout l’espace de mon esprit et ne me quitte plus. Il me semble que dans sa tête « dessiner » et «se faire tuer » sont, hélas, devenus synonymes ! Je crains que le « massacre » de « Charlie Hebdo » ne soit pas aussi le « massacre » de ses rêves, de ses questions, de ses inquiétudes et de sa manière, à elle, d’intégrer « notre » monde et tenter de le comprendre ! 

Hier, à la lecture de « Charlie HEBDO », en page 12, LUZ – ce rescapé ! – s’est mis à rappeler l’évidence même ! Comme quoi, après des dizaines de milliers d’années, depuis le paléolithique supérieur, depuis l’Aurignacien et ses représentations figuratives, il y a environ 39.000 ans de notre époque – soi-disant moderne ! – « nous » nous retrouvons, désormais, obligés et forcés de « nous » justifier inlassablement et d’expliquer les motivations qui animent ce besoin « existentiel » – j’ose dire – qui est celui de continuer de « dessiner » … tout simplement ! Serions-nous devenus plus reculés que l’homme préhistorique ? En voilà une première question qui en vaut la peine d’être posée ! Lire la suite… »




Appel : « Sauvons nos garçons ! »

21032014

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Par : Mohamed LOUIZI

Le Monde, dans lequel nous vivons, est trouble, perturbé, pollué, souffrant, ensanglanté … Pas un jour ne passe sans que l’on prenne connaissance des atrocités par-ci et des menaces par-là. Pas un jour ne passe sans que l’on apprenne ce que des humains font endurer à d’autres humains, pour protéger des intérêts divers : financiers, économiques, politiques, stratégiques, religieux et autres.

Les injustices de tout genre « fleurissent » sur un vaste champ de ruines … Les libertés sont menacées plus que jamais et à grand échelle … Des faibles écrasés … Des puissants malfrats, de toutes obédiences et sensibilités, se targuent plus que jamais d’être intouchables pour la postérité … Des guerres continuent de « moissonner » des vies, des innocents … D’autres guerres se préparent dans le « secret défense » pour défendre de « secrets intérêts » … Le « marché de la mort » ne connaît pas la crise … Le « marché de la guerre » s’active pour résorber, avec les mêmes recettes meurtrières du passé et par les armes et le sang, la « crise du marché » … Des médias demeurent hélas assujettis, sauf quelques rares exceptions, aux puissants militaro-industriels et banquiers, en défendant leurs intérêts au lieu de se soucier d’accomplir leur métier citoyen d’enquête et d’information, qui se doit, en principe, d’être désintéressé, indépendant, libre et authentique … Il suffit d’ailleurs d’ouvrir les yeux et les oreilles pour s’en rendre compte … Le déclinisme gagne du terrain dopé par toutes sortes de constats sociétaux, environnementaux et économiques pour le moins alarmants.   

Cependant, des contrepoids existent heureusement et tentent, tant bien que mal, de résister à cette hystérie généralisée et à cette folie qui songe à nous embarquer collectivement et intentionnellement vers les abîmes. Ces contrepoids actifs et ces forces génératrices de résistances et d’espoirs, s’occupent chacune, ou conjointement avec d’autres, d’éclairer le chemin, d’apporter la contradiction, d’assurer un minimum de pluralisme, de permettre le doute, de dénoncer les infamies, de soutenir les causes justes, de défendre les droits et libertés, de réveiller les consciences, de permettre aux fleurs  « des printemps » fébriles et fragiles de ne pas faner si rapidement.

Chaque conflit, chaque cause juste, trouve d’honnêtes femmes et hommes engagés, qui telles des bougies, se consument à petit feu pour éclairer les autres, pour baliser des chemins possibles, pour permettre cette lueur de lumière, qui, même lorsqu’elle semble être insignifiante, donne lieu à d’immenses espoirs et engendrent de nombreuses promesses.

Ainsi, ces femmes et hommes témoignent, de part leurs engagements respectifs, de cette humanité vivante et habitée par une soif insatiable, visant à faire cesser ces atrocités quotidiennes et sauver des vies. Presque chaque cause a ses défenseurs, y compris les causes auxquelles on ne pense que rarement, ou pas du tout, soit par désintérêt ou par manque d’information ou par pure négligence.

Mais il y a une cause, en plus des autres, qui me semble très juste, très importante et hautement prioritaire … Cependant, celle-ci, ne trouve hélas pas assez de monde pour la défendre, pas assez d’énergies pour la faire valoir, pas assez de cries pour la faire entendre … Et pourtant ! Elle « nous » concerne directement ou indirectement, que l’on soit parent ou futur parent  … Elle implique « nos » enfants … « nos » garçons en particulier !

Il s’agit d’une pratique qui s’attaque à l’intimité des garçons, qui modifie irréversiblement et à jamais leurs corps … Elle secoue, qu’on le veuille ou pas, les consciences et tourmente les esprits … Elle peut entraîner l’irréparable et parfois séparer celles et ceux que l’on croyait inséparables … Elle « nous » renvoie à « nos » ignorances et révèle « nos » faiblesses ainsi que « nos » assujettissements aux « ordres » religieux établis par « nos » défunts aïeux et demeurent activement relayés par tous ces gardiens de toutes ces traditions et de tous ces temples sacrés.

Vous l’avez, peut-être, compris : Il s’agit de la CIRCONCISION … Cet acte de mutilation génitale non thérapeutique, que l’on fait subir aux garçons, juifs et musulmans, dès leur petit jeune âge !

Bien que je sois moi-même circoncis, en 1982, à l’âge de quatre ans, ma position concernant cette pratique est connue et a été rendue publique depuis 03/07/2009, lorsque j’ai publié ma modeste recherche intitulée : « Le juste prix de la terre promise ! Réflexion autour de la circoncision » sur mon blog « Ecrire sans censures ! ». Depuis, ce texte a été lu et téléchargé un peu plus de 47 500 fois.

Cinq ans plus tard, cette position entièrement assumée, s’est confortée et consolidée par de nouvelles recherches, de nouvelles données, de nouveaux fait-divers et de nouvelles rencontres … Elle demeure nourrie par la même détermination et le même engagement de départ !

Par ailleurs, force est de constater que de nombreux lecteurs anonymes, de nombreuses connaissances, bien qu’ils trouvent les arguments mis en avant dans ce texte – pour comprendre la genèse d’une telle pratique – plutôt pertinents, induisant la réflexion sur le sens et offrant un éclairage sur d’autres sujets et aspects, une partie de ces mêmes lecteurs se heurtent aux violences d’une réalité sociale et religieuse effrayante, prohibant toute tentative d’émancipation – qui se veut rester toujours croyante et spirituelle – mais s’exerçant en dehors des périmètres des institutions religieuses, et libérée de l’emprise des jougs de la coutume et des interprétations sacralisées de tous ces « geôliers de la foi» et de tous ces « agents » de maintien de l’ordre religieux établit.

Ici, un couple mixte, longtemps heureux et amoureux, se déchire définitivement à cause du « prépuce » de leur petit garçon ! La maman refuse de porter atteinte au corps de son fils de trois ans, lorsque le papa qui ne croit pas, d’ailleurs, au bien fondé de cette pratique, exige paradoxalement, sous la pression, de circoncire son fils par peur de la famille … par peur des regards de l’entourage familial et social … ou pour se montrer « loyal » envers le grand-père en risquant, par cette attitude, la santé et la vie de son propre fils !

Quelque part là bas, un couple anéanti, qui après avoir accompli la veille – et dans la joie (!) dit-on –  l’acte « sacré » de la circoncision, se réveille le lendemain matin face à la catastrophe : le décès de son fils chéri, suite à une hémorragie survenue pendant la nuit … L’enfant s’est vidé de son sang, doucement, goûte après goûte et s’est éteint pour toujours, les larmes de la souffrance aux yeux … les yeux rivés au ciel !

Quelque part, ici dans le Nord de la France, un bébé de sept jours seulement (!), sauvé in extrémis, par des médecins urgentistes, après avoir subi une circoncision à domicile, opérée par un pieux « médecin », spécialisé dans le « prêt-à-couper » Low Cost, sur la table de la cuisine et peu soucieux de la déontologie médicale … Ce « médecin », maitrisant parfaitement l’art de tenir les bébés par la « queue »,  a eu affaire à la Justice de la République, qui pour des raisons incompréhensibles – accrochez-vous ! – a considéré que la République n’a pas à se prononcer sur un acte « rituel », en faisant fi des droits des enfants : Coupez vos garçons au nom d’Allah ! Mutilez vos bébés au nom de Yahvé ! La République se doit d’être neutre !

De malheureuses histoires, comme celles-ci, sont hélas multiples et fréquentes … Des enfants en bas-âges, des bébés de quelques semaines voire de quelques jours, sont chaque jour coupés, mutilés, dénaturés, sacrifiés … Des parents déboussolés, des couples déchirés, des mamans chagrinées, des papas tiraillés, des enfants angoissés, des couples explosés et des vies brisées … Tout cela, découle d’une pratique effrayante que l’on perpétue pour, dit-on, plaire à Allah pour les uns … et pour honorer la promesse envers Yahvé et continuer à payer le prix de la « terre promise » pour les autres !

Comme si le chemin vers Dieu ne pouvait qu’être revêtu de millions de prépuces de garçons innocents !

Comme si la plénitude spirituelle choisie était incompatible avec l’intégrité corporelle !

Comme si « être croyant » monothéiste, juif ou musulman, nécessitait impérativement « être coupé » !

Comme si la soumission aux travers religieux hérités du passé, était plus importante que de préserver la bonne santé de « nos » enfants et le sourire sur leurs lèvres et leurs visages !    

Cette cause centrale ne trouve hélas que quelques défenseurs, qui malgré vents et marées, tentent de sensibiliser, d’informer et de mener un travail difficile au milieu d’un climat religieux, médiatique et politique indifférent, voire très hostile.

Le silence coupable et déplorable de certains « intellectuels » musulmans, qui se présentent à la messe comme novateurs et avant-gardistes, demeure assourdissant à ce sujet. Ces « intellectuels » – souvent des prédicateurs et bons orateurs « mutés » avec des titres universitaires utilisés comme gages de spécialisations et outils de subordination de la masse  - préfèrent traiter de questions, dont l’apparence est révolutionnaire, avec des titres choc tel « la réforme radicale », mais qui ressasse en vérité d’anciennes idées – développées par de courageux réformateurs du début du XXème siècle dans le monde arabe – avec un habillage philosophique et sociologique très habile et en se servant de styles linguistiques séduisants.

Ces « intellectuels » disent des choses, expriment quelques idées mais finissent par tromper le lectorat, en se muselant volontairement là où il faudrait exprimer des vérités dérangeantes de l’histoire d’une construction religieuse tourmentée et ô combien problématique à bien des égards … Ils se taisent, là où il faut questionner la conscience collective et déranger la caste barbue et enturbanné   … Ainsi l’autocensure prend le dessus sur le courage intellectuel et le devoir de vérité. En mode « off », ces mêmes maîtres « intellectuels » livrent un fond respectable de leur pensée qu’ils n’osent pas affirmer par ailleurs en mode « on ». Ils expliquent aussi la difficulté de tenir des discours tranchant avec le traditionalisme ambiant … car, selon eux, la communauté n’est pas prête à entendre cela et serait choquée et perturbée !         

Ces « intellectuels » passent leurs temps à vouloir expliquer l’évidence de l’évidence … La compatibilité entre choses compatibles depuis la nuit du temps … A force d’éviter les sujets vitaux, les sujets qui risquent de fâcher, de bouleverser, ils tombent volontairement dans le ridicule et dans le déni … A force de refuser d’assumer le rôle que doit assumer naturellement un quelconque intellectuel qui se respecte, ils finissent par se trahir en pactisant avec toutes ces forces obscurantistes primaires et en profitant de l’aise d’un statut socioprofessionnel et de l’abondance de l’argent qui coule à flot : La « réforme radicale » de l’Islam attendra l’édition prochaine … la parution prochaine … Le siècle prochain !     

Au fond, ces « intellectuels » sont hélas habités d’une peur terrible de s’attirer la foudre communautaire, de risquer l’isolement et de perdre des « parts » dans cet « hypermarché religieux » trop juteux. Ils ne peuvent bousculer les certitudes, ni questionner le bien fondé de telles pratiques tabous. Ils préfèrent parler du « halal », du « voile », d’une certaine « éthique », d’une certaine forme de « citoyenneté », … La « galerie musulmane » est ainsi amusée toute l’année, en continue et en boucle … Leur silence coupable et complice demeure … Les cris de « nos » enfants, de « nos » bébés … demeurent aussi !

Pour briser cette « loi » du silence … pour interpeller ces «notables» proclamés et autoproclamés et les mettre devant leurs responsabilités morales … pour bousculer cet ordre religieux établit … pour libérer cette parole qui doute … pour interpeller les pouvoirs publiques … pour protéger ces enfants et bébés innocents … pour mener des actions citoyennes de tout genre et sous toutes formes légales, cette cause devra réunir toutes celles et tous ceux qui croient en sa justesse et en son urgence !

C’est pourquoi, je lance aujourd’hui – le jour de mon 36ème anniversaire – cet « APPEL » citoyen, en direction de toute personne, femme et homme, croyante ou non, parent ou pas … qui pense que cette cause mérite que l’on s’y intéresse.

La visée première de cette initiative est de constituer une équipe de travail, basée physiquement et domiciliée légalement en métropole lilloise, pour commencer, organisée dans un cadre associatif à but non lucratif (association loi 1901), qui réfléchira aux contenus, exprimera sous toutes formes et supports des éclairages religieux, médicaux, psychologiques, … et autres. Et mettra en place des plans d’actions plaçant, dans la durée, cette question au cœur du débat sociétal, avec l’organisation périodique de nombreuses rencontres, conférences, tables rondes, échanges d’expériences, ateliers de témoignages …  et pourquoi pas, célébrer une « journée de sensibilisation contre la circoncision » !

Cette initiative se rajoutera aux autres initiatives existantes et consolidera ce courant de forces génératrices coopérants visant le changement profond des mentalités et de conceptions. Seuls l’intérêt de l’enfant et la protection de son intégrité corporelle reste à la tête des préoccupations de cette initiative.

Toute personne intéressée par ce « projet », en phase embryonnaire, peut me contacter, dans un premier temps, par courriel à l’adresse :

mohamedlouizi@hotmail.fr

Une première réunion d’information et de travail sera organisée dès que le nombre de personnes intéressées atteindra un minimum de 5 personnes. La participation à cette réunion par Call Conférence est possible pour toute personne habitant loin de Lille.

Je reste naturellement à votre disposition pour tout autre complément d’information ! 

Mes amitiés !







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