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Le masque de la tyrannie

10082021

Tyrannie-Richard-Malka

Par : Mohamed Louizi 

 « Après l’élection des Aztrides, la mesure la plus décriée du nouveau régime fut le port obligatoire du cache-visage. Il s’agissait de la pierre angulaire de leur programme. Une nécessité pour créer un homme nouveau. Cette mesure enseignerait aux adultes en formation la soumission de l’égo et l’oubli de soi au bénéfice du collectif. Le futur citoyen aztride apprendrait ainsi à se fondre dans une société harmonieuse protégée du narcissisme et de l’individualisme, pires ennemis des humains et des peuples. Il s’agissait aussi de promouvoir l’égalité homme/femme, car les masques étaient asexués. »[1]

Ainsi parla le narrateur du premier roman de Richard Malka, Tyrannie, paru chez Grasset en janvier 2018. Ce récit bouleversant, visionnaire mais réaliste raconte le chemin de croix d’un pédiatre, Oscar Rimah, qui s’est opposé, à ses dépens, au port du masque en public, imposé « aux adolescents, entre quatorze et dix-huit ans »[2] par l’aztrisme : ce nouveau régime totalitaire dont la devise est « Transparence – Vertu – Humilité »[3], élu « démocratiquement » dans un pays proche de l’Europe et qui prône la pureté. Le pédiatre, père de deux enfants, avait, dans un premier temps, dénoncé dans un article cette obligation totalitaire qui provoque des « troubles mentaux sur le développement physique des petits. »[4]

Après l’élection du tyran Isidor Aztri, le pédiatre s’est vu attribuer un prix par une société de pédiatres finlandais et il est devenu un symbole de résistance. Le tyran, lui, y voyait plutôt une occasion de donner une « caution scientifique » à son idéologie liberticide. Ses services ont usé de la carotte et du bâton. Ils ont tenté d’acheter sa Lire la suite… »




Tareq Oubrou, une colombe qui couve des vautours ?

3122020

tariq oubrou

Par Mohamed LOUIZI

Des médias affirment que l’islamiste Tareq Oubrou n’est plus Frère musulman. Pour valider cette thèse, ils mettent en avant la «menace de mort» qui le vise, émise en 2016 par l’organisation terroriste Etat Islamique (Daesh). En 2016, faut-il le rappeler, Tareq Oubrou était toujours membre de l’UOIF, l’une des branches en France des Frères musulmans, rebaptisée «Musulmans de France». L’annonce de son présumé départ est survenue le 14 mai 2018 : deux ans après la menace de Daesh. Cette chronologie signifie qu’il n’a pas été menacé parce qu’il aurait cessé d’être islamiste. La raison est à chercher ailleurs. J’y reviendrai. Ces deux assertions médiatiques largement relayées, sans vérification, agissent ensemble, tel un double argument d’autorité pour faire silence sur les nombreuses ambiguïtés de Tareq Oubrou et pour inhiber tout réflexe de prudence à son égard. Le présent article déconstruit conjointement ces deux assertions et livre des éléments factuels vérifiables qui prouvent que «le loup perd la fourrure mais pas le vice», comme le répétait ma grand-mère.

Si Tareq Oubrou est menacé par Daesh, il va de soi que la France et le Maroc lui doivent protection, au titre de sa double-nationalité. Cela étant dit, je ne partage pas l’interprétation simpliste et binaire que donnent des journalistes et des chroniqueurs bien-pensants de cette menace. En effet, quand on est au fait de la guerre civile sanglante qui a Lire la suite… »




« De grâce, pas d’amalgame ! »

23102020

VOILE-CREIL-1989

Parti pris : Mohamed LOUIZI

Après chaque attentat islamiste, « nous », c’est-à-dire la frange la plus engagée sur le terrain religieux et la plus revendicative parmi les Français de confession musulmane, sommes « victimes » d’amalgames de tout genre. Cela « nous » fait mal, très mal. La menace que nous exagérons à dessein plane au-dessus de nos têtes. Nous craignons pour nos vies. Notre quotidien est un enfer. Nous dormons mal la nuit. Nous digérons mal la nourriture. Nous souffrons le martyre devant nos écrans à chaque fois que l’on parle de l’islam politique et de l’islamisme. Heureusement, la chaîne qatarie Al-Jazeera est là pour nous aider à nous évader, à nous armer contre l’adversité et contre l’islamophobie de l’Etat Français. Heureusement, la chaîne saoudienne Iqraa est là aussi par ses psalmodies pour nous consoler, par ses chants religieux pour nous bercer, par ses exhortations pour nous promettre le paradis éternel. Nous nous sentons dans le viseur de la société et de l’Etat français, on ne sait pour quelle raison. Comprenez bien que vos « attaques » verbales contre les islamistes, quand ceux-là vous attaquent par balles, cela nous fait très mal. De grâce, pas d’amalgame !

S’il est vrai que nous refusons l’étiquette « islamiste », nous sommes conscients que sans nous, sans notre aide depuis les années 70 et 80, les islamistes ne pouvaient exister, du moins, ils ne pouvaient se sédentariser irrévocablement sur le territoire français. Pour la petite histoire, nous nous souvenons du jour où des jeunes étudiants frérosalafistes avaient fui leurs pays d’origine, après avoir déclaré la guerre aux régimes politiques en place. Des régimes jugés « mécréants » par ces jeunes barbus fuyards. Parmi ces étudiants islamistes, il y avait des Syriens qui avaient pris part à de nombreux actes criminels et attentats contre le régime de Hafez el-Assad. Il y avait des Egyptiens Frères musulmans qui avaient fui l’Egypte et sa justice après l’assassinat d’Anouar el-Sadate. Il y avait des Tunisiens takfiristes qui avaient provoqué la riposte du régime laïque de Bourguiba. Il y avait des Marocains qui avaient quitté le royaume après l’assassinat du socialiste Omar Benjelloun par un islamiste. Il y avait des Algériens, des Irakiens, des Libyens, des Jordaniens, des Soudanais. Ils sont venus en France, terre d’asile, sans rien dans la poche, un sac de vieux vêtements à la main. Nous les avons Lire la suite… »




Radicalisation islamiste : mon audition devant la commission d’enquête sénatoriale

6022020

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Le mercredi 29 janvier 2020, j’étais auditionné par la « Commission d’enquête du Sénat sur les réponses apportées par les autorités publiques au développement de la radicalisation islamiste et les moyens de la combattre ». Voici le compte-rendu de mon audition[1] :

Mme Nathalie Delattre, présidente. - Nous recevons maintenant M. Mohamed Louizi, que je remercie d’avoir accepté notre invitation. Monsieur, vous avez publié plusieurs ouvrages et chroniques dans lesquels vous témoignez notamment de votre passage chez les Frères musulmans.

Ce groupe représenterait aujourd’hui en France plusieurs milliers de personnes et aurait pour objectif la prise du pouvoir. Certains des experts que nous avons auditionnés ont insisté sur le fait que ce projet n’avait aucune chance de se réaliser. D’autres ont pointé le risque qu’ils font peser sur les Français de confession musulmane en s’immisçant dans l’organisation de la religion, en particulier de ce que l’on appelle l’islam de France.

Votre témoignage sur ce que sont les Frères musulmans, sur leur mode de recrutement et sur Lire la suite… »




Tareq Oubrou, l’escobar de l’islamisme

14072019

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Par Mohamed Louizi

Il faut être deux pour mentir, dirait Homer Simpson, un pour mentir, l’autre pour écouter. Dans «larchipel français»[1], cette vieille démocratie usée, abusée et défigurée, il semblerait qu’il faille être trois. Certains médias se prêtent hélas à ce jeu d’intermédiaire. Acteurs ultra-puissants, censés honorer ce quatrième pouvoir démocratique indépendant au service du seul intérêt général et du droit à l’information, ils amplifient occasionnellement bien des escobarderies islamistes,  à tel point que l’on ne sait pas s’ils assurent, dans la complicité, un rôle actif de «chiens de garde»[2] de quelques intérêts privés, ou s’ils se plaisent dans un rôle passif, par paresse intellectuelle doublée d’une fascination sinistre pour les «marchands du temple» frérosalafiste. On ne sait s’ils s’arrangent avec la vérité par négligence volontaire, et à l’insu de leur plein gré, ou s’ils relayent par imprudence les mensonges de l’islamisme rompu, à dessein, à la désinformation délibérée.

Tel un sermon funèbre précédant l’inhumation de ce qui reste encore de notre République, tel l’ultime acte politique d’une islamisation en marche depuis plus de quarante ans[3], la vigoureuse promotion multiforme accordée à l’essai signé par  l’islamiste Tareq Oubrou (طارق أوبرو), Appel à la réconciliation, foi musulmane et valeurs de la République française (Plan – 2019), en est témoin. Elle  résonne comme un triste chant du cygne dans l’esprit de tout citoyen rongé par ce sentiment d’impuissance face à un État peu enclin à entendre les alertes au sujet de l’islamisme, et qui ne les entend pas du tout de cette oreille. Les «dix-huit ans de terreur»[4] que l’islamisme a imposés à la terre entière depuis le 11 septembre 2001, et les 146.000 victimes recensées, parmi desquelles des Françaises et des Français, n’y changent presque rien.

Médias de droite. Médias de gauche. Peu importe en vérité la ligne éditoriale. Tareq Oubrou, presque comme hier lors de l’ascension médiatique de son Lire la suite… »




Acte VI : Percer les secrets de fabrication de l’autorité des textes *

11052019

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Par : Mohamed Louizi

Vulgate d’Abou Bakr

La tradition canonique attribue le rassemblement du Livre Saint au troisième calife Othmân. Elle justifie cette décision (politique) par la disparition d’un grand nombre de Qurrâ’a (قرَاء) récitateurs lors de la Bataille d’al-Yamâma, survenue en l’an 1 du califat d’Abou Bakr, correspondant à l’année 633. On raconte que c’est Omar qui a suggéré à Abou Bakr – calife entre 632 et 634 – de retranscrire et rassembler le Livre Saint dans une vulgate pour conserver la Révélation. Ce qui sous-entendrait que le Prophète aurait négligé ce détail. Abou Bakr aurait refusé, au départ, de réaliser ce que le Prophète lui-même n’aurait pas fait de son vivant. Mais, après un temps d’hésitation, il accepta de le faire, en missionnant un jeune compagnon, Zayd ibn Thâbit (611-665), pour accomplir cette tâche.

Ce dernier, natif de Yathrib, n’avait jamais rencontré le Prophète durant les treize années de la période mecquoise, alors que durant cette période, quatre-vingt-six sourates sur cent-quatorze furent révélées. En effet, Zayd ibn Thâbit (زيد بن ثابت) n’avait que onze ans lorsque le Prophète avait immigré à Yathrib. A la mort de Mohammed, Zayd avait vingt-et-un ans. La tradition canonique le considère tout de même comme l’un des principaux scribes de l’époque prophétique. Sa jeunesse, son absence durant toute la période mecquoise, suscitent bien des Lire la suite… »




Gilets jaunes et Alexandre Benalla: l’ours islamiste est sorti de ses banlieues (les preuves)

29122018

1-Alexandre-Benalla-GJ.pngPar Mohamed Louizi

Abdurrahman Ezz, frérosalafiste, devait atterrir à l’aéroport Charles de Gaulle le jeudi 13 décembre 2018 à 16h20. Il fut empêché, in extremis, par la police des frontières britanniques, sur le tarmac de l’aéroport d’Édimbourg, la capitale de l’Écosse, alors qu’il s’apprêtait à prendre le vol numéro U2 6955 à bord d’un Airbus A319 de la compagnie lowcost Easy Jet. A son arrivée, un «journaliste», dit-on, de la chaîne qatarie Al-Jazeera[1], devait le prendre en charge pour le conduire à destination. Heureusement pour la France, Ezz n’a pas pu rejoindre Paris. Décryptage d’un scandale à tiroirs.

(I)

Selon un article du Middle East Monitor[2], cette arrestation est motivée par l’application de l’annexe 7 de la loi britannique antiterroriste datant de 2000. Amélia Smith, dont la plume sent l’odeur nauséabonde d’une certaine complaisance envers les réseaux islamistes en Europe et en France[3], reprend imprudemment presque mot pour mot, avec une dose perceptible de victimisation à dessein, ce que la «sœur musulmane» égyptienne Sawsan Ali[4] a partagé sur son compte Facebook après l’arrestation éclair  de son mari[5]. Éclair, car elle n’a duré que quelques heures, soldée par la Lire la suite… »




Projet islamiste : Tareq Oubrou décalotte Tareq Oubrou.

13112018

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Par Mohamed Louizi

« Moi en tant que théoricien, métaphysicien, je vois le présent mais je vois le temps long. Le temps de la religion, ce n’est pas le temps du politique, ce n’est pas le temps de l’identité. C’est une vision qui s’inscrit à long terme. Si on veut vraiment que l’islam soit une religion de l’Occident, il faut du temps. Celui qui veut courir quarante kilomètres ce n’est pas comme celui qui veut faire cent mètres. Ce n’est pas le même rythme … »[1] Ainsi parla Tareq Oubrou clairement, non sans vanité perceptible en s’autoproclamant « théoricien » et « métaphysicien », dans un centre islamiste à Stains, dans le département de la Seine Saint-Denis, le fameux 9-3, devant des hommes et des femmes, des « frères » et des « sœurs », rassemblés sous un même toit mais séparés tout de même par un couloir qui semble être celui de la pudeur islamiste : les hommes d’un côté et les femmes de l’autre. Mais qui a parlé de mixité ?

Celui qui est désormais plébiscité ouvertement par le banquier Hakim El-Karoui (et par l’Institut Montaigne), et qui, selon certaines indiscrétions, pourrait être nommé prochainement par Emmanuel Macron, le président de la République, au poste usurpatoire et illégitime de « grand imam de France », à la tête d’un prétendu « consistoire islamique de France » ou d’un soi-disant « conseil théologique des imams » n’a pas tenu ce propos, comme on pourrait le supposer à tort ou à raison, il y a bien longtemps. Il ne l’a pas tenu durant ses années de Lire la suite… »




Hakim El-Karoui: to Qatar or not to Qatar?

30092018

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Par Mohamed Louizi

Zéro est le nombre de fois où Hakim El-Karoui cite le Qatar dans la version papier de « son » Essai, paru le 11 janvier 2018 aux éditions Gallimard : L’islam, une religion française. Hakim El-Karoui semble être le conseiller « islam » de l’Institut Montaigne et aussi l’un des proches amis influents (mais non-officiels) d’Emmanuel Macron. Inutile de chercher la trace du Qatar dans le classement qui suit, par ordre alphabétique, de ces quelques trente-huit pays cités, une ou plusieurs fois, dans cet Essai[1]. On y trouve ça et là :  l’Afghanistan, l’Algérie, l’Allemagne, l’Angleterre, l’Arabie Saoudite, la Belgique, la Bosnie [Herzégovine], la Chine, la Croatie, Cuba, Daesh, l’Egypte, les Emirats [-Arabes-Unis], l’Espagne, les Etats-Unis [d’Amérique], la France, la Grande Bretagne, la Hollande, l’Inde, l’Indonésie, l’Irak, l’Iran, Israël (cité aussi sous la désignation : Etat Hébreu), la Jordanie, le Liban, la Libye, le Maroc, le Pakistan, la Palestine, les Philippines, la République Slovaque, la Russie, la Syrie, la Tunisie, la Turquie, le Vatican et le Yémen … mais pas le Qatar !

Dans ce tour du monde en 304 pages, sont cités vingt-et-un pays où l’islam(s) est la religion majoritaire. Parmi lesquels, se trouvent quatorze pays arabo-berbères, incluant la Tunisie dont est originaire le géographe Hakim El-Karoui.  Pas une seule phrase, pas une note de bas de page, ne laissent apparaître expressément le nom du Qatar. Walou ! diraient les Marocains. C’est comme si l’on traitait la question des cartels de la drogue et que l’on mettait en sourdine l’implication de pays comme le Mexique, la Colombie ou l’Afghanistan. Comme si l’on parlait  de la mafia italienne sans évoquer les réseaux de la mythique Camorra napolitaine. Cela manquerait de sérieux. Ainsi, le silence d’Hakim El-Karoui autour du Qatar est Lire la suite… »




Mes livres

6052018

Libérer l’islam de l’islamisme

Janvier 2018 – Éditions Fondapol :

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Depuis la mort du Prophète Mohammed, le récit islamiste a kidnappé la foi musulmane, pour en faire un projet politique dominant des esprits et des territoires. Après quatorze siècles, ce même panislamisme s’emploie à imposer son agenda à l’Orient et à l’Occident. Sa branche armée se charge de l’accélérer via une stratégie sanguinaire du «jihad global», considérant l’Europe comme ce «ventre mou de l’Occident». En France, un tel projet totalitaire, criant systématiquement à l’islamophobie, initie des revendications communautaristes, des radicalisations islamistes et des violences jihadistes. De défi en défi, il met les décideurs politiques et les divers acteurs sociétaux dans une situation embarrassante. Ces derniers se trouvent tiraillés entre le nécessaire sursaut vital pour préserver les acquis démocratiques fondamentaux et la peur de stigmatiser une partie de la communauté nationale, en raison de sa foi religieuse. La décision politique se montre timorée.

Cette note fait le pari de la connaissance comme prérequis fondamental d’une action politique éclairée, visant à réaffirmer l’identité et les valeurs du récit progressiste français et européen, face au péril islamiste voulant ressusciter le Moyen Âge. Elle invite à différencier la foi musulmane du récit islamiste : islam et islamisme ne sont pas synonymes. Cela passe nécessairement par un voyage vers les premiers temps de l’islam politique pour mieux comprendre la genèse et le sens de toutes ses revendications visant à imposer à la République, la visibilité d’une idéologie dans un paysage sécularisé. La France, de par ses valeurs démocratiques universelles et non négociables, issues de la Réforme, des Lumières et de la Révolution française, se trouve en pole position pour impulser cette réforme vitale, mettant en marche ma règle des 3 R : Redéfinir le sacré, Repenser les textes et Réconcilier l’islam avec la modernité et la laïcité. Dix recommandations, à la fin, ouvrent des perspectives.

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Plaidoyer pour un islam apolitique :

immersion dans l’histoire des guerres des islams

Septembre 2017 – Éditions Michalon

Couverture

La jeunesse musulmane, française et européenne, otage de la littérature islamique classique et des traductions orientées de l’arabe, doit pouvoir différencier, avec raison et justesse, la foi musulmane de ses récits pluriels : différencier particulièrement l’islam de l’islamisme ; différencier l’expérience métaphysique des enveloppes historiques et idéologiques qui aspirent depuis toujours à la contrôler. Car tout n’est pas islam. Car l’islam n’est pas tout.

Face aux discours communautaristes imposant progressivement à la République une loi dite religieuse, je propose un voyage dans les abîmes du passé, vers les premiers moments fondateurs de l’islam politique : un plaidoyer de 256 pages articulé autour de huit actes dont le premier est de « s’affranchir de l’islam califal ».

Interrogeant sans tabous, sans concession, les principaux facteurs politiques, culturels, historiques, dogmatiques, juridiques et épistémologiques, qui ont structuré l’islam durant ses trois premiers siècles, déterminants pour la suite, ce plaidoyer – enrichi par de nombreux projets de réforme combattus, hélas, par les islamistes – invite à la réflexion sur le sens présent de la foi musulmane au quotidien et les présumés « fondements », justifiant des revendications islamistes de visibilité dans un espace républicain sécularisé : voile, halal, carrés musulmans, mutilations génitales, mariage non-mixte, et j’en passe.

Le ton pourrait paraître caustique, je l’assume. Car, il n’est pas question de plaire ou déplaire. Il ne s’agit pas, non plus, de caresser dans le sens du poil ou de chanter avec nostalgie les gloires supposées d’un passé lointain. J’interroge l’histoire. Je ne sublime pas la mémoire. Comment oserais-je le faire alors que la situation est gravissime ? Un corps agonisant préfère l’électrochoc à une tisane, à une berceuse. Qu’il en soit servi.

Ce plaidoyer est un cri de conscience pour une réforme structurelle de l’islam, au service d’un idéal humaniste, juste, laïque, fraternel et libre, qui signe, par la seule plume qui sauve, le combat pacifique d’une vie. L’islam ne sera qu’apolitique ou ne sera plus.

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Pourquoi j’ai quitté les Frères musulmans :

retour éclairé vers un islam apolitique.

Janvier 2016 – Éditions Michalon

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À 37 ans, Mohamed Louizi dévoile son passé de « frère » actif parmi les Frères musulmans de 1991 à 2006 : dès l’âge de 13 ans, il a été au service de l’idéologie d’Hassan al-Banna, d’abord au Maroc, puis en France, au sein de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), rebaptisée « Musulmans de France ». Il livre ici le récit détaillé de quinze ans de militantisme dogmatique, avant de revenir sur les découvertes, les doutes et les interrogations qui ont précédé son désengagement ; il décrypte – preuves à l’appui – la stratégie d’islamisation globale non-déclarée des Frères musulmans (appelée aussi le Tamkine) en France et en Europe, avant de conclure, pour ses enfants, pour la République, sur son retour vers un islam éclairé et apolitique. Un témoignage citoyen d’intérêt public.

«J’essaye de cheminer à mon rythme. Peut-être, un jour, atteindrai-je mon but, dans le silence de mon âme et à l’ombre de ma plume. Peut-être n’y arriverai-je pas. Ce qui compte après tout, c’est le sens du courage et l’authenticité du témoignage.» Mohamed Louizi.

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Annexe n°5 à télécharger en PDF et lire ici :

50 ans de Tamkine des Frères musulmans au Qatar

fichier pdf 50-ans-de-Tamkine-des-Freres-Musulmans-au-Qatar-MLOUIZI

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Islam en Europe :

Difficultés d’intégration

et défis du terrorisme

Avril 2016 – Ouvrage collectif en arabe

Ma contribution a été consacrée au réseau frériste en France, à travers le cas de Tariq Ramadan, ses stratégies, ses discours et l’évolution de son influence entre les débuts, les années 90 et aujourd’hui (A l’époque de la parution de cet ouvrage collectif, le « Ramadan Gate » n’avait pas encore éclaté.

Editions Al Mesbar Studies & Research Center

islam en Europe

تقديم

يتحدر المسلمون في أوروبا من أعراق وثقافات وإثنيات وقوميات مختلفة. ليس من السهل إدارة هذا التنوّع الإسلامي إذا أخذنا بالاعتبار الفوارق الثقافية والإثنية والدينية. ومما يُعقد صعوبة هذا المشهد الجديد الشعور بالاغتراب لدى الأجيال الجديدة من المسلمين، وتنامي الظاهرة الإسلاموية لدى شريحة منهم، تنظر إلى العالم برؤية مختلفة عن نظرة الآباء المهاجرين. وقد عزز تصاعد موجة الإسلاموفوبيا (رهاب الإسلام) الشعور بالاغتراب، خصوصاً أنَّ الإرهاب جعل الجاليات المسلمة ضمن دائرة الاتهام الضمني.

يأتي كتاب «الإسلام في أوروبا: إشكاليات الاندماج وتحديات الإرهاب» (الكتاب الثاني عشر بعد المئة، أبريل (نيسان) 2016) في ضوء حدثين إرهابيين شكلا صدمة للرأي العام العالمي: الأول: الأحداث الإرهابية التي تعرضت لها باريس (2015)، والثاني: هجمات بروكسل (2016) عاصمة الاتحاد الأوروبي، وما نتج عنهما من سقوط عدد لا يستهان به من الضحايا.

تطرق الباحثون إلى موضوعات على علاقة بمستويات مختلفة: ثقافية وسياسية واجتماعية. فتناولوا: «أوروبا ومسلموها وقواعد التأسيس»، «الإمامة في أوروبا الغربية»، «التحليل التاريخي المقارن لتقاليد البلدان الأوروبية المعنية بوجود الإسلام»، «الإسلام ومؤسساته في أوروبا»، «تدريس الدين الإسلامي»، «الهجرة إلى الاتحاد الأوروبي»، «السلفيون والإخوان المسلمون في أوروبا»، و«الشخصيات الإسلامية المؤثرة في أوروبا». أفرد الكتاب أربع دراسات للإسلام في فرنسا: «هل يوجد إسلام أوروبي؟ فرنساً أنموذجاً»، «الإسلاموفوبيا في فرنسا»، «مكافحة الإرهاب في فرنسا»، و«الهجرة ما بعد التفجيرات والحروب في الشرق الأوسط». ينبثق هذا الاهتمام بالمسلمين في فرنسا من خصوصية نظام الفصل بين الدين والدولة على الطريقة الفرنسية، علاوة على أنها أهم بلد يتمركز فيه المسلمون، إذ يشكلون حوالي (10%) من مجموع السكان.

أصبح فهم المسلمين في أوروبا أمراً ملحاً من أجل تحقيق اندماجٍ اقتصادي وسياسي وثقافي في المجتمعات الأوروبية، يقترن بتطوير خطاب ديني عقلاني تنويري، يؤسس لتصور مستنير حول الإسلام، وهذا ما دعا إليه عدد من المفكرين الفرنسيين من أصول عربية بينهم المفكر الفرنسي– الجزائري مالك شبل مؤسس فكرة «إسلام الأنوار». ولا يمكن مواجهة هذه العقبات ما لم تُقدِم الحكومات الأوروبية على توفير الآليات الناجعة لبناء المواطنة الكاملة لأبناء المهاجرين، عبر تحسين ظروف حياتهم الاجتماعية، وتأمين سبل الانخراط السياسي بشكل يمكنهم من الانضواء في الأطياف السياسية الأوروبية. ولكنْ ثمة تحدٍّ ماثل أمام الاندماج مرده تزايد أعداد المهاجرين الهاربين من الحروب في الشرق الأوسط في الآونة الأخيرة، وتمسك شريحة واسعة من الأحزاب اليمينية الأوروبية بمواقف سلبية إزاء مسألة الهجرة، فتصاعدت الإسلاموفوبيا ومؤشرات العداء للإسلام في موازاة أزمة اقتصادية تعاني منها الدول الأوروبية، مما يضغط على الوظائف والخدمات العامة.

إن خطاب الكراهية ضد المسلمين أصبح أرضية يعتمد عليها قادة اليمين المتطرف في أوروبا، الذين يستندون في برامجهم الانتخابية إلى تعميم ثقافة الخوف من الإسلام. ينعكس هذا كله سلباً على المسلمين المهاجرين، معززاً شعورهم بالاغتراب والعزلة في حلقة مفرغة وخطرة. والحال، فإنَّ فهم المسلمين في أوروبا لا يمكن فصله عن الإسلاموفوبيا كظاهرة معقدة، متعددة الجوانب وذات جذور اقتصادية وثقافية وسياسية. ومن المهم القول: إن الاهتمام باندماج المسلمين الأوروبيين في مجتمعاتهم، يقترن بتزايد الاهتمام بمختلف أشكال العنف الديني التي تُقترف باسم الإسلام، مما يُعقّد بشكل بالغ محاولات الإدراك كافة، لأنَّ طبيعة مكافحة الإرهاب تُختزل في قضية أمنيّة بحتة، فيحتل المنظور الأمني الأولوية ويتم تجاوز المعطيات الأخرى الأشد تعقيداً. ومع ضرورة الإقرار باندماج أعداد كبيرة من المسلمين في القيم والثقافة الأوروبيتين، من الأهمية بمكان اتخاذ الإجراءات اللازمة تجاه الجيل الثاني، خصوصاً ما يتعلق بالتهميش الاقتصادي والاجتماعي، في سبيل الحد من انخراط بعضهم في صفوف التيارات الراديكالية والتكفيرية. والحال، لا بد من النظر إلى قضية المسلمين في أوروبا نظرة شاملة وليس مجرد اختزالها بالعامل الأمني أو التهديد الديموغرافي.

ثمة عامل آخر يضاعف من تعقيد محاولات الاندماج، ويتمثل بانتشار جماعات الإسلام السياسي في أوروبا، التي عززت شرعيتها على أنقاض معطيات التهميش التي يعاني منها المسلمون المهاجرون. إلى ذلك، فإنَّ هذه الجماعات تجد في الاندماج الطبيعي للمسلمين تهديداً بالغاً لها؛ كونه يُلغي الحاجة إليها ويُقلل من قدرتها على التغلغل والتعبئة لقضاياها.

تاريخياً، تمكنت الحركات الإسلامية التي واجهت حصاراً قاسياً في دولها الأصلية من بناء شبكة قوية في أوروبا، عبر إنشاء المنظمات الإسلامية، والمراكز الثقافية والبحثية، والمنظمات غير الحكومية، إلى جانب شبكة «مستقلّة» من الأفراد، والدعاة، والأكاديميين، والناشطين، والصحافيين.

لا ترتبط التحديات التي تعترض المسلمين الأوروبيين بجماعات الإسلام السياسي فحسب، فثمة بعض الأئمة في أوروبا يتبنى خطاباً متطرفاً تجاه القيم الغربية –لا سيما العلمانية- ولديهم تأثير على شرائح مسلمة واسعة، مما يسهم في إحداث قطيعة نفسية واجتماعية مع المحيط الأوروبي. ينشط عديد من الأئمة في أوروبا في مبادرات الحوار بين الأديان والثقافات، غير أن بعضهم يخشى على نفوذه الديني فيتحاشى سياسات الانفتاح؛ وهذا ينتج معضلة أخرى.

كل ما سبق من قضايا مرتبطة بإشكاليات الاندماج والإرهاب الإسلاموي وتنامي رهاب الإسلام ونفوذ حركات الإسلام السياسي، والهجرة من الشرق الأوسط الرهيب، تُعد من أبرز المعضلات التي تواجه أوروبا اليوم -تحديداً- إثر موجات اللجوء الأكبر منذ الحرب العالمية الثانية تجاه القارة العجوز، والتفجيرات الإرهابية التي طالت أكثر من دولة. لقد عمل الكتّاب المتخصصون في الإسلام الأوروبي على فهم وتحليل التحديات الماثلة أمام المسلمين والمجتمعات الأوروبية بتعدديتها الدينية والثقافية.

في الختام يتوجه مركز المسبار بالشكر لكل الباحثين المشاركين في الكتاب، ويخص بالذكر الزميل محمد الحدّاد والزميلة ريتا فرج، اللذين نسّقا العدد، ونأمل أن ترضيكم ثمرة جهودهما وفريق العمل.

رئيس التحريرأبريل (نيسان)2016







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